LES PRISONS DEVIENNENT TROP PETITES
MONDE A CONSTRUIRE
lundi 28 mai 2012
POLITIQUE
AU CAMEROUN
LES PRISONS DEVIENNENT TROP PETITES
La haine et l’acharnement de M. Paul Biya contre ceux qui ont été ses
meilleurs serviteurs à la tête de l’Etat, durant de très longues années, jusqu’à
17 ans pour l’un d’eux, M. Marafa, celui-là même qui l’a accompagné dans la « réussite »
de ses dernières élections, ne laissent que peu de doute sur une « fuite
en avant dictatoriale » des plus dangereuses.
La Fête de la Pentecôte 2012 restera au Cameroun, comme la date où les
goulags sont devenus trop petits pour tous les opposants à arrêter qui sont
encore dans le pays. Une décision spéciale du Ministre de la Justice, garde des Sceaux, est lue le vendredi
25 mai à la Télévision Nationale, CRTV. Elle déclare en substance : « Le
Secrétariat d’Etat à la Défense, SED, est désormais érigé en prison secondaire
des prisons principales de Kondengui à Yaoundé et de New-Bell à Douala. Il peut
être utilisé par le tribunal criminel spécial. »
On se souvient, il y a quelques
années, lors des manifestations « pacifiques » des étudiants de
Yaoundé, pour réclamer des conditions meilleures d’études, cette organisation
militaire du SED était intervenue avec brutalité contre ces jeunes, et en
particulier contre leur organisation, l’ADDEC, Association de Défense des Droits
des Etudiants camerounais. L’affaire avait soulevé beaucoup d’émoi dans les
populations.
Quelques minutes après la déclaration
de ce 25 mai 2012, trois hommes prisonniers à Kondengui étaient transportés
dans leur nouveau lieu de détention. Il s’agissait de M. Marafa, de M.
Polycarpe Abah Abah ( Ndlr Voir un de nos billets antérieurs), et
de M. Yves Michel Fotso, ex-administrateur directeur de la Compagnie d’aviation
Camair.
Pierre JARRET
LES PRISONS DEVIENNENT TROP PETITES
La haine et l’acharnement de M. Paul Biya contre ceux qui ont été ses
meilleurs serviteurs à la tête de l’Etat, durant de très longues années, jusqu’à
17 ans pour l’un d’eux, M. Marafa, celui-là même qui l’a accompagné dans la « réussite »
de ses dernières élections, ne laissent que peu de doute sur une « fuite
en avant dictatoriale » des plus dangereuses.
La Fête de la Pentecôte 2012 restera au Cameroun, comme la date où les
goulags sont devenus trop petits pour tous les opposants à arrêter qui sont
encore dans le pays. Une décision spéciale du Ministre de la Justice, garde des Sceaux, est lue le vendredi
25 mai à la Télévision Nationale, CRTV. Elle déclare en substance : « Le
Secrétariat d’Etat à la Défense, SED, est désormais érigé en prison secondaire
des prisons principales de Kondengui à Yaoundé et de New-Bell à Douala. Il peut
être utilisé par le tribunal criminel spécial. »
On se souvient, il y a quelques
années, lors des manifestations « pacifiques » des étudiants de
Yaoundé, pour réclamer des conditions meilleures d’études, cette organisation
militaire du SED était intervenue avec brutalité contre ces jeunes, et en
particulier contre leur organisation, l’ADDEC, Association de Défense des Droits
des Etudiants camerounais. L’affaire avait soulevé beaucoup d’émoi dans les
populations.
Quelques minutes après la déclaration
de ce 25 mai 2012, trois hommes prisonniers à Kondengui étaient transportés
dans leur nouveau lieu de détention. Il s’agissait de M. Marafa, de M.
Polycarpe Abah Abah ( Ndlr Voir un de nos billets antérieurs), et
de M. Yves Michel Fotso, ex-administrateur directeur de la Compagnie d’aviation
Camair.
Pierre JARRET
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Où va le Cameroun ?
dimanche 27 mai 2012
POLITIQUE
CAMEROUN
déficit de rigueur dans la gestion, trente ans de déficit dans la moralisation des comportements et trente ans de déficit du développement moral du pays, il semble primordial de se demander
ce que l’Opération Epervier, acharnement thérapeutique de dernière
minute sur un projet de société mort-né, apporte au peuple
camerounais et au pays tout entier en matière de développement.
Lorsque, trente ans après, un régime plonge le pays dans une hyper j
udiciarisation de la vie politique et publique alors que l’Etat de droit
recule drastiquement, cela n’est pas la conséquence d’un esprit
des lois ayant contaminé toutes les transactions au sein dudit Etat
au point où le droit dirait et ferait tout. C’est plutôt, comme nous
aimons à le dire, la justice et le pénal qu’on érige en assureurs en
dernier ressort des carences trentenaires de son mode de
gouvernance. En fait, chaque fois que le droit est très bavard comme
c’est le cas en ce moment au Cameroun, il ne stabilise plus la
société. Il devient un symptôme d’une instabilité sociétale et politique
de fond. Le Cameroun est à ce stade-là. Un stade où, au lieu de
manquer de place dans ses coffres forts pour ranger les gains de
trente ans de Renouveau National, le pays cherche plutôt comment
agrandir ses prisons désormais l’habitat préféré de ceux qui,
sélectionnés maintes fois par le Président camerounais comme
proches collaborateurs, ont dirigé le pays aux postes de
responsabilité les plus élevés. Si nous faisons un bref bilan évaluatif
des prisons camerounaises avant et après 1982, il va sans dire que
le stock des hauts cadres et responsables politiques de haut niveau
qui y séjournent pour avoir spolié l’Etat bat un record sous le
Renouveau National. C’est, au bas mot, un bilan catastrophique car
cela signifie que le Renouveau National est une machine hautement
fiable et efficace dans la production de la délinquance d’Etat, la «
feymania d’Etat ».
L’Opération Epervier et le peuple camerounais
Par Thierry Amougou,
président de la Fondation Moumié - 22/05/2012
Du Journal du Cameroun-Com
NDLR -
Mr Thierry Amougou sait, comme président de la Fondation Moumié comment Moumié a été assassiné hier par des forces obscures de tristes liaisons franco-camerounaises
Son regard vaut la peine d'être pris en compte. C'est la grandeur de toute démocratie de chercher à sortir du mensonge.
"Puisque trente ans de Renouveau National ont produit trente ans de
déficit de rigueur dans la gestion, trente ans de déficit dans la moralisation des comportements et trente ans de déficit du développement moral du pays, il semble primordial de se demander
ce que l’Opération Epervier, acharnement thérapeutique de dernière
minute sur un projet de société mort-né, apporte au peuple
camerounais et au pays tout entier en matière de développement.
Lorsque, trente ans après, un régime plonge le pays dans une hyper j
udiciarisation de la vie politique et publique alors que l’Etat de droit
recule drastiquement, cela n’est pas la conséquence d’un esprit
des lois ayant contaminé toutes les transactions au sein dudit Etat
au point où le droit dirait et ferait tout. C’est plutôt, comme nous
aimons à le dire, la justice et le pénal qu’on érige en assureurs en
dernier ressort des carences trentenaires de son mode de
gouvernance. En fait, chaque fois que le droit est très bavard comme
c’est le cas en ce moment au Cameroun, il ne stabilise plus la
société. Il devient un symptôme d’une instabilité sociétale et politique
de fond. Le Cameroun est à ce stade-là. Un stade où, au lieu de
manquer de place dans ses coffres forts pour ranger les gains de
trente ans de Renouveau National, le pays cherche plutôt comment
agrandir ses prisons désormais l’habitat préféré de ceux qui,
sélectionnés maintes fois par le Président camerounais comme
proches collaborateurs, ont dirigé le pays aux postes de
responsabilité les plus élevés. Si nous faisons un bref bilan évaluatif
des prisons camerounaises avant et après 1982, il va sans dire que
le stock des hauts cadres et responsables politiques de haut niveau
qui y séjournent pour avoir spolié l’Etat bat un record sous le
Renouveau National. C’est, au bas mot, un bilan catastrophique car
cela signifie que le Renouveau National est une machine hautement
fiable et efficace dans la production de la délinquance d’Etat, la «
feymania d’Etat ».
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Presse Cameroun
samedi 26 mai 2012
POLITIQUE
CAMEROUN
LES PRISONS SOUS HAUTE
SURVEILLANCELA PEUR DES EVASIONS
Il y a quelques jours, M. Polycarpe Abah Abah, ancien Ministre des Finances du
Cameroun, en prison depuis plusieurs mois, accusé de « détournements de
fonds publics », obtient du Régisseur de la prison une permission pour
aller chez son dentiste. Naturellement, il est accompagné par une escorte de la
gendarmerie qui le surveille.
Après avoir reçu les soins
nécessaires, il propose à ses gardiens de passer retirer chez lui son repas que
lui prépare chaque jour son épouse. Il est proche de sa maison. L’escouade l’accompagne sans problème. Il se
trouve donc bien surveillé. Il n’y a pas de danger.
Mais à peine chez lui, depuis
quelques minutes, voici qu’un autre groupe armé d’une des polices spéciales de
l’Etat, fait irruption dans la maison, et ramène, séance tenante, M. Polycarpe
et son escorte de gendarmes dans la prison de Kondengui. M. le Ministre sera
tout simplement accusé de tentative d’évasion. Il avait déjà suffisamment de
charge sur son compte, à tort ou à raison, pour le maintenir en détention. Mais
l’affaire ne s’arrête pas là. M. le Régisseur qui pensait avoir accompli son
rôle avec toutes les précautions nécessaires, a été immédiatement limogé et
remplacé, suite à un ordre lancé par le Chef de l’Etat lui-même.
Pierre JARRET
Libellés :
Et le Cameroun ?
vendredi 25 mai 2012
POLITIQUE
AU CAMEROUN,
LE POINT DE VUE DES DIRIGEANTS
La réalité dépasse la fiction.
Monsieur Joseph Le, directeur adjoint du Cabinet Civil, chef de la
cellule de communication de la présidence de la République du Cameroun est
passé maître dans l’art de devenir thuriféraire.
Face à tout l’étonnement que suscitent les arrestations massives des différents ministres, dont l’un ou l’autre a été durant 17 ans le plus proche conseiller de Mr Paul Biya, Président de la République depuis bientôt 30 ans, ce Monsieur Le n’a pas assez de mots pour louer la « bonne gouvernance » du Chef de l’Etat actuel.
« De plus en plus ouvertement, le régime Biya s’aligne sur le système nord- coréen, déclare un observateur latino-américain qui a assisté à la dernière parade du 20 mai, fête nationale du Cameroun. » Des portraits géants du Chef de l’Etat ont défilé dans les rues de Yaoundé, accompagnés par des groupes civils ou militaires. Le « guide » de la Nation domine à lui seul le paysage et les populations. Ces mêmes portraits gigantesques fleurissent et se multiplient sur divers squares de Yaoundé. Depuis la dernière élection de novembre 2011, des affiches de ce style ont envahi littéralement tous les grands panneaux de publicité. « Le choix du peuple » affiché partout avec la photo du « Prince » traduit mensongèrement la réalité qui révèle seulement 30 % de votes.
L’archevêque de
Douala, Mgr Kleda avait vigoureusement annoncé en substance:
« Comment voulez-vous que ces gens aillent voter ? Depuis tant
d’années, ils savent que tout est faussé… » Dans l’épiscopat camerounais,
depuis des années, le diocèse de Douala reste presque constamment le seul à
oser parler ouvertement.
Morceau choisi de Mr Le, chef de la cellule de communication de la présidence de la République :
« …L’opération mains propres au Cameroun, dénommée « opération Epervier » par la presse, ne vise nullement à l’élimination de quelque adversaire politique. Bien au contraire, elle ambitionne même de préparer le terrain aux hommes politiques, probables dirigeants du Cameroun de demain, appelés à s’arrimer aux exigences de bonne gouvernance et de modernité, socle de la République exemplaire en cours d’édification sous l’heureuse et décisive impulsion du Président de la République, Son Excellence Paul Biya.
A sa manière, il répond à la question qu’il nous avait posée, à nous tous, ses compatriotes, à Bamenda en 1985 :« Quel Cameroun voulons-nous pour nos enfants ? ».
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Où va le Cameroun ?
mercredi 23 mai 2012
EGLISE
EGLISE:
DES EVEQUES DE TOUS LES CONTINENTS
CONTRE LA CORRUPTION
ET POUR UNE ECONOMIE VERITABLEMENT
AU SERVICE DE L'HOMME
AU SERVICE DE L'HOMME
25 avril 2012
| Des évêques appellent à améliorer la transparence financière des multinationales |
Alors que la crise affecte encore durement nos économies et nos sociétés et
touche particulièrement les plus pauvres d’entre nous, les citoyens demandent
de nouvelles règles du jeu afin de moraliser le système financier.
La cupidité de quelques-uns menace la survie même des populations les plus fragiles. Pour y mettre fin, il est important d’instaurer des règles nouvelles pour garantir que les richesses produites, notamment à partir de l’exploitation des ressources naturelles, ne soient pas accaparées au seul profit d’une minorité. Ces richesses doivent bénéficier à tous de manière équitable et en particulier aux populations locales qui sont directement touchées par les activités de production et/ou d’extraction.
La mise en place de l’ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives) était un premier pas vers une gestion juste et durable des ressources naturelles. Cette initiative multipartite volontaire est conçue pour assurer la transparence dans les paiements des industries extractive aux
gouvernements. Elle a permis de montrer dans un certain nombre de pays, les bénéfices d’une telle transparence en matière de gouvernance démocratique et de lutte contre la corruption. Les Eglises, qui ont participé activement à la mise en place de cette initiative, sont en partie responsables de cette saine évolution.
Après dix ans d’expérimentation, il est désormais temps d’aller plus loin, avec la mise en place de règles ambitieuses et contraignantes pour promouvoir la transparence de l’ensemble des acteurs du secteur extractif dans tous les pays.
L’adoption aux Etats-Unis de la loi Dodd-Frank en juillet 2010 a marqué une nouvelle étape mportante. Toutes les sociétés, cotées sur le marché boursier américain, devront publier leurs paiements aux pays hôtes de leurs activités. Les citoyens congolais ou birmans doivent être en mesure de tenir leurs gouvernements responsables de l'utilisation des fonds issus des activités
extractives.
Il incombe maintenant à l’Union européenne de faire progresser les standards internationaux en matière de transparence. La Commission a proposé une règle de transparence financière, sur une base pays par pays et projet par projet. Si elles sont appliquées efficacement, ces mesures offriront davantage de possibilités aux citoyens de vérifier si les industries extractives font une juste contribution à l'économie nationale. Pour atteindre cet objectif, l'Union européenne doit veiller à ce que le seuil de déclaration des paiements par les sociétés extractives soit fixé à un niveau significatif pour les pays en développement. Les exemptions devraient être interdites car elles risquent de créer des vides juridiques.
« Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage
de tous les hommes et de tous les peuples, en sorte que les
biens de la création doivent équitablement affluer entre les
mains de tous, selon la règle de la justice, inséparable de la
charité » (Concile Vatican II, Gaudium et Spes, 69)
Cette mesure est une première étape vers une plus grande transparence de la comptabilité des entreprises sur une base pays par pays, ce qui fournirait une image complète des filiales du groupe, du nombre d’employés, du chiffre d'affaire annuel et des profits. Ce serait une incitation forte à contrer l’évasion fiscale des multinationales qui prive les pays en développement de près de 125
milliards d'euros chaque année. Cela encouragera également les gouvernements à s’assurer que les accords d’exploitation sont dans l’intérêt des populations.
Soucieux de voir les paiements issus des entreprises contribuer à un développement juste et durable des économies nationales où elles sont actives, nous ne pouvons qu’appeler à l’introduction d’une réglementation forte exigeant la transparence complète des entreprises opérant dans tous les secteurs de l'économie sur une base pays par pays, ce qui constituerait un nouveau pas vers la régulation de l’économie au profit des plus pauvres, en encourageant la lutte contre la corruption, et une plus juste redistribution des richesses.
Signataires
Mgr. Jorge Eduardo Lozano, Évêque de Gualeguaychú, Argentine
Mgr. Fernando María Bargalló, Évêque de Merlo – Moreno, Argentine
Mgr. Ludwig Schwarz, Evêque de Linz, Autriche
Mgr. Alois Jousten, Evêque de Liège, Belgique
Mgr. Sébastien Mongo Behon, Secrétaire Général de la Conférence Episcopale Nationale du
Cameroun (NECC), Cameroon
Mgr. Antoine Ntalou, Archevêque de Garoua, Cameroun
Mgr. Joachim Kouraley Tarounga, Évêque de Moundou, Tchad
Mgr. José Figueroa Gómez, Évêque de Granada, Colombie
Mgr. Louis Portella Mbuyu, Évêque de Kinkala, Congo-Brazzaville
Mgr. Gaspar Quintana, Évêque de Copiapó, Chili
Mgr. Joseph Banga, Évêque de Buta, République Démocratique du Congo
Mgr. Yves Boivineau, Evêque d’Annecy, France
Mgr. Jean-Luc Brunin, Évêque du Havre, France
Mgr. Werner Thissen, Evêque d’Hambourg, Allemagne
Mgr. Pedro Barreto Jimeno, Archevêque de Huancayo, Pérou
Mgr. John Arnold, Évêque auxiliaire de Westminster (Royaume Uni)
Mgr. William Kenney, Évêque auxiliaire de Birmingham (Royaume Uni)
Cet appel est soutenu par la CIDSE, une alliance internationale d’agences de développement catholiques.
Personne de contact: Jean Saldanha, saldanha(at)cidse.org,
www.cidse.org/cbcr
Libellés :
L'homme d'abord
lundi 21 mai 2012
POLITIQUE
FRANCE
La JOC se félicite de la composition
du nouveau gouvernement
Dans un communiqué publié jeudi 17 mai, la Jeunesse ouvrière
chrétienne (JOC) a estimé que l’annonce de la composition du
gouvernement de Jean-Marc Ayrault « est un signe fort à
destination d’une jeunesse de milieux populaires qui se bat au quotidien face
au chômage, aux précarités et aux discriminations ».
« Les espoirs suscités par la campagne de François Hollande sont
maintenant appelés à devenir des actes concrets », souligne toutefois le
mouvement d’action catholique.
La JOC salue notamment la nomination de Valérie Fourneyron à la
jeunesse et à l’éducation populaire comme « un signe encourageant au regard de
son action à Rouen où elle a soutenu des projets locaux au service de l’emploi
des jeunes comme le relais jeunes solidaires “Dynamik emploi” de la JOC ».
« La campagne
de François Hollande a créé des espoirs à ne pas décevoir »
« Si l’accolement de la jeunesse avec les sports est
regrettable, regrette la JOC, la présence de l’éducation populaire dans le
portefeuille ministériel est une bonne nouvelle. »
Stéphane Haar, président de la JOC, estime par ailleurs que «
face au creusement des inégalités, la nomination de Cécile Duflot à l’égalité
des territoires et au logement est une perspective positive car cette ancienne
jociste connaît bien la réalité des cités ».
« La JOC, première association nationale de jeunes de milieux
populaires, souhaite travailler activement avec le nouveau gouvernement pour
construire des politiques publiques qui tiennent compte de leurs réalités de
vie », affirme le mouvement qui revendique un réseau de 30 000 jeunes, dans
toutes les régions de France et dans plus de 300 zones urbaines sensibles.
Selon elle, « la campagne de François Hollande a créé des
espoirs à ne pas décevoir ».
N. S.
LE REGARD DE "MONDEACONSTRUIRE"
Depuis 1927, la JOC fondée en Belgique par l'abbé Cardjin, devenu ensuite cardinal, n'a cessé de former des jeunes travailleurs aux responsabilités sociales et politiques, tout en leur inculquant l'amour profond du Christ. Ces apôtres laÏcs du "monde ouvrier" sont devenus dans le monde entier des ambassadeurs du Christ à travers leurs actions syndicales et politiques pour des sociétés "davantage à 'image de Dieu"
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L'homme d'abord
dimanche 20 mai 2012
POLITIQUE
CAMEROUN:
NOUVELLE VISITE INTERDITE A KONDENGUI
POUR UN EVEQUE
NOUVELLE VISITE INTERDITE A KONDENGUI
POUR UN EVEQUE
Mr Jean Marie Atangana Mebara, ancien Secrétaire Général de la Présidence
de la République (Cameroun) du Président Biya, se trouve incarcéré depuis le 6
août 2008 dans la Prison Centrale de Kondengui (Yaoundé).
Mr Jean Marie Atangana Mebara a été blanchi au début mai des trois accusations très lourdes qui le chargeaient.
Curieusement, au moment où il devait sortir libéré, il a été retenu en prison pour une nouvelle affaire. Face à cette situation et plusieurs autres au sujet de la vingtaine de ministres et grands "commis" de l'Etat camerounais aujourd'hui emprisonnés, il semble difficile de ne pas parler d'acharnement du Chef de l'Etat contre les hommes dont les capacités pourraient lui faire ombrage.
Mr Jean Marie Atangana Mebara est l’auteur
de « Lettres d’ailleurs », publié récemment par l’Harmattan et
préfacé par le Cardinal Christian Tumi.
Dans notre
dernier billet, nous avons relaté l’interdiction qui a été faite à Mgr Athanase
Bala, évêque émérite de Bafia, de célébrer la messe dans la prison de Kondengui
à Yaoundé.
Peu après se déroule un nouvel événement
similaire à celui-ci. Mr Mébara raconte, en page 174 : « …Quelques mois après cet
incident, Mgr Jérôme Owono Mimboe, évêque d’Obala, se pointa un jour à l’entrée
de la prison. Il était en tenue de prélat, avec soutane noire, ceinture
violette, et croix sur la poitrine. Il fut introduit auprès du régisseur de la
Prison. Celui-ci le reçut, nous rapporta-t-on, courtoisement. Il s’enquit de
l’objet de la visite du prélat. Celui-ci lui répondit qu’il voulait saluer
certains de ses enfants détenus dans la prison, et leur apporter son réconfort
spirituel. Il donna ensuite les noms de Abah Abah Polycarpe, Olanguena Awono
Urbain, et Atangana Mébara Jean-Marie. Le régisseur, selon ce que nous en
apprîmes plus tard, répondit à l’homme d’Eglise que cela était impossible, les
personnalités citées n’étant pas autorisées à recevoir des visites… »
LE REGARD DE "MONDEACONSTRUIRE"
Ce jour, 20 mai 2012, c'est la Fête nationale du Cameroun. Dans la matinée, militaires et civils vont défiler devant Mr Paul Biya et son épouse Chantal. Cette année, l'ensemble de l'opposition a décidé de boycotter cette démarche. La principale raison avancée est celle de l'organisme mis en place pour les élections. Nos lecteurs savent que toutes les élections passées ont été faussées. Le Cameroun n'a jamais cessé d'être dans le peloton de tête pour la corruption. Une des manifestations les plus étonnantes de cette perversion pourrait bien se révéler être cette fameuse "Opération Epervier". Lancée par le Chef de l'Etat pour lutter contre les abus de détournements, elle apparaît de plus en plus aujourd'hui comme un outil pour écarter du pouvoir tous les riveaux possibles du Président de la République qui se maintient à sa place coûte que coûte depuis trente ans.
Pierre JARRET
Libellés :
Eglises d'AFRIQUE
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