mercredi 2 janvier 2013

POLITIQUE


CHILI
 
HOMMAGE
 
AU  PERE  PIERRE  DUBOIS

 

Suite au décès du Père Pierre Dubois, prêtre français, parti au Chili dès 1963, très engagé dans le soutien des travailleurs,

contre les abus de la Dictature du Général Pinochet (1973-1990),

le cardinal André Vingt-Trois a reçu

le message suivant, daté du 16 octobre 2012,

du ministre français des Affaires étrangères

 

« M. le Cardinal,

 
          J’ai appris avec tristesse le décès du père Pierre Dubois à Santiago du Chili, le 28 septembre dernier. Je vous présente ainsi qu’à sa famille et ses amis au sein de l’Église de France mes sincères condoléances. Toute l’action du père Pierre Dubois au Chili constitue un témoignage exemplaire de l’engagement auprès des plus pauvres et pour la défense des droits de l’homme de ce prêtre français qui a illustré l’intensité des liens qui existent entre notre pays et l’Amérique Latine. Ayant risqué plusieurs fois sa vie dans les périodes les plus sombres de la vie politique chilienne, alors qu’il se distinguait par son action non-violente, ce militant de l’Action catholique ouvrière avait été nommé chevalier de la Légion d’Honneur.

Je rends hommage à cet homme d’Église qui a fait de la promotion de la solidarité et du mouvement ouvrier chilien un axe central de sa vie.

Je vous prie d’agréer, M. le Cardinal, l’expression de ma haute considération et de mes meilleurs sentiments. »

                                                  Laurent Fabius
 
LE REGARD DE "MONDEACONSTRUIRE"
 
           Nous recevons le texte ci-dessus par "La Lettre du Pôle Amérique Latine" de la Conférence des Evêques de France.( N°91 de Décembre 2012)
 
          Nous nous souvenons du passage de Mr Laurent Fabius, alors ministre de François Mitterand, dans ce Chili du Général Pinochet. Il avait tenu alors à renvcontrer les prêtres français dans la capitale chilienne. La lecture qu'ils faisaient des événements de ce pays, et en particulier celle que faisait le Cardinal Silva, sdb, archevêque de Santiago, lui paraissait "importante".
                                       
                                                                                     Pierre Jarret
 

 

mardi 1 janvier 2013

DANS L'ESPRIT


A tous nos lecteurs, nos meilleurs vœux de

                BONNE  ANNEE 2013

 
QUE St JEAN BOSCO (1815-1888)

VOUS INSPIRE TOUJOURS

DANS TOUS VOS COMBATS

POUR LA JUSTICE  ET  LA PAIX

POLITIQUE


EN INDE, LA MORT D’UNE ETUDIANTE
 
ALARME
SUR LA CONDITION DES FEMMES

 

Le décès samedi 29 décembre d’une étudiante victime d’un viol collectif plonge l’Inde dans un état de choc. Des milliers de manifestants dénoncent les violences faites aux femmes, un véritable fléau dans le pays.

 

 

 

VANESSA DOUGNAC
Messages d’indignation lors d’un rassemblement à Jantar Mantar, le seul lieu de rassemblement autorisé ce week-end, à Delhi.

 

 

« Je te demande pardon, petite sœur. » Devant les bougies de la veillée qui s’est tenue samedi soir à Delhi, ce message en disait long sur une culpabilité éprouvée par l’Inde entière. Au petit matin, la nouvelle était tombée : l’étudiante en kinésithérapie de 23 ans, victime d’un viol collectif le 16 décembre, avait succombé à ses blessures après treize jours en soins intensifs. La décision des autorités de la transférer jeudi par un vol sanitaire vers un hôpital de Singapour n’a pu enrayer les complications. La jeune femme s’est éteinte samedi à 4 h 45 du matin, puis son corps a été rapatrié en Inde la nuit suivante. À l’aéroport de Delhi, son cercueil doré et ses parents ont été accueillis par le premier ministre Manmohan Singh et la présidente du Parti du Congrès au pouvoir, Sonia Gandhi. La crémation du corps s’est ensuite tenue à l’aube sous haute sécurité…

VANESSA DOUGNAC, pour la Croix, à New Delhi, le  31 décembre  2012

 

 

LE REGARD DE « MONDEACONSTRUIRE »

On peut quand même se poser un certain nombre de questions. Ces choses-là n’arrivent pas toutes seules. L’article parle de « policiers qui ferment les yeux » « Depuis une dizaine jours, l’opinion publique blâme la légèreté du système judiciaire et l’insensibilité des policiers face aux agressions sexuelles. Le sordide fait divers avait déjà donné lieu à de vastes protestations à la Porte de l’Inde, au cœur de la capitale… »

« Les autorités n’ont pas hésité, samedi, à transformer la zone en forteresse, déployant plus de 5 000 policiers et fermant dix stations de métro. Au même moment, l’annonce du décès s’est répandue comme une traînée de poudre. De jeunes présentatrices n’ont pu cacher leurs larmes à l’antenne. Des étudiants se sont rendus à l’arrêt de bus de Munirka pour déposer des fleurs et des messages. « Tu resteras l’inspiration de notre lutte », ont-ils écrit. C’est là que, le 16 décembre à 21 h 30, la jeune femme a embarqué dans un bus avec son ami, après être allée au cinéma, et s’est retrouvée piégée par six hommes à l’intérieur du véhicule aux vitres teintées. Les assaillants ont tabassé le jeune homme puis violé et torturé l’étudiante avec une barre de fer. Ils ont ensuite jeté les deux corps sur un trottoir. Depuis, les six assaillants, à l’exception d’un mineur, ont été inculpés de meurtre. »

Qui sont ces assaillants ? Qui est ce mineur ? Quelle présence dans l’éducation de ces hommes ? Le gouvernement s’interroge-t-il vraiment dans sa responsabilité envers le peuple ? Tous peuvent se poser des questions en Inde aujourd’hui ? La masse de réactions saines de si nombreuses personnes après un tel drame de bestialité montre que le pays est riche en femmes et en hommes qui ont conscience de leur dignité.

S’ils s’interrogent, les gouvernants de l’Inde ne devraient pas être les seuls. Il y a un an maintenant, la jeune Vanessa, camerounaise, donnait naissance à un bébé qui mystérieusement disparaissait immédiatement. Elle ne l’a jamais revu. Les dirigeants du pays, liés par quelle chaîne d’intérêts ou de corruption, se sont révélés incapables de ne pas couvrir un acte aussi criminel. On devait apprendre un peu plus tard que cette opération n’était pas la première.

Il semble que les Dirigeants de l’Inde souhaitent s’interroger sur ce drame qui touche profondément les fibres du pays. Les femmes et les hommes qui sont à la tête du Cameroun accepteront-ils de réviser certaines de leurs pratiques ? Vanessa retrouvera-t-elle son enfant ?

                         Pierre Jarret

lundi 31 décembre 2012

DANS L'ESPRIT


LA « SAINT SYLVESTRE »

Connaissez-vous Sylvestre ?

Sylvestre est un grand Pape.  Elu au lendemain de la paix constantinienne, ii dirige l’Eglise Romaine durant 21 ans. (314-335). La paix que l’empereur Constantin vient d’apporter après les longues années de persécution de Dioclétien et autres empereurs païens contre les jeunes communautés de chrétiens, permet à Sylvestre de vivre un magnifique rayonnement de l’Eglise catholique. Eusèbe de Césarée, un des premiers grands historiens catholiques, qui vit à la même époque, (265-338) décrit avec enthousiasme les renouvèlements joyeux d’une Eglise en plaine expansion : « Fêtes de dédicaces dans chaque ville, consécrations d’églises récemment construites, assemblées d’évêques à cette fin, foules de fidèles venues de loin et de partout, union des membres du corps du Christ en une seule harmonie d’hommes assemblés…»

Sylvestre, comme évêque de Rome, vit construire la première Basilique de St Pierre, celle que fit surgir Constantin au-dessus de la tombe de l’apôtre. Il vit aussi ériger les deux basiliques de St Jean de Latran et celle de St Paul (Hors les murs)

Pierre Jounel note : « Face au protecteur encombrant qu’était devenu l’empereur Constantin, Sylvestre avait à trouver un style de collaboration qui eut peut-être requis une personnalité plus accusée que la sienne …

Dans la crise arienne, son action ne fut pas non plus de premier plan. Du moins fut-il présent au Concile de Nicée, en la personne de ses légats ». C’était là le premier concile œcuménique (325)

                         Recueilli par JB Beraud, sdb

 

EGLISE

CENTRAFRIQUE

FACE AUX COMBATS

UNE EGLISE QUI PARLE


Le texte ci-dessous nous a été transmis directement de Bangui par le jeune salésien Eynem Maguergue. Directeur à Bangui d'une école primaire en milieu populaire, Eynem a utilisé son I-Phone pour cet envoi.

 

Mgr Nzapalainga :  « La solution en Centrafrique ne peut passer que par le dialogue »

 http://www.la-croix.com  28/12/12 - 14 H 51

 
ENTRETIEN. Alors que l’offensive rebelle marque des points dans le nord et désormais le centre du pays, Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, appelle les différentes parties à « se mettre autour d’une même table ».  

 Quelles sont les racines du conflit actuel, opposant les rebelles du Séléka au président François Bozizé ?

Notre pays a connu toute une série de dialogues politiques : « conférence nationale », « grand débat national », « dialogue politique inclusif »… À l’issue de ces processus, des accords ont été signés, des résolutions prises, des promesses faites. Or le plus souvent, elles n’ont pas été respectées. Lorsque les signataires retournent dans leur camp, des gens de la base estiment que ce qui a été signé ne les engage pas. Il s’ensuit même des scissions au sein des partis.

Par exemple, il avait été décidé que ceux qui, dans la brousse, déposaient les armes, pourraient entrer dans l’armée ou se voir proposer une aide pour se réinsérer, voire un travail. Or les choses traînent. Il semble que le gouvernement ait utilisé les crédits à autre chose. Il faudrait une évaluation de ce qui a été fait, de ce qui n’a pas été fait, en déterminer les raisons, et désigner les responsables, de part et d’autre. Mais nous restons actuellement dans le non-dit. Faute de cet état des lieux précis, les deux camps s’accusent mutuellement et en bloc. Le non-respect de la parole donnée engendre des frustrations, la violence, la rébellion, la guerre et la destruction.

 
Quelle est la position de l’Église catholique ?

  
Je suis très souvent interrogé par les médias, mes messages de l’Avent et de Noël ont été diffusés à la radio : j’y ai évoqué les maux de la Centrafrique et redit que la solution ne pouvait passer que par le dialogue. La mission de l’Église consiste à apporter au monde la paix du Christ. Elle est appelée à faire montre de vigilance et faire office de sentinelle pour notre époque.

 

Certains viennent même me voir pour demander à l’Église de jouer le rôle de tierce personne dans les discussions entre gouvernement et rebelles. Mais nous ne pouvons jouer ce rôle à l’heure actuelle, faute de contact avec ces derniers. Peut-être mes frères évêques du nord du pays en ont-ils mais je ne parviens pas à les joindre : toutes les lignes téléphoniques sont coupées.

 
Un dialogue est-il encore possible entre le gouvernement et le Séléka ? 

 
Il n’y a pas d’autre alternative. Une famille, un quartier, une ville ou un pays qui n’envisage pas le dialogue dans la gestion de ses différends ou dans la répartition des biens communs n’est pas loin de sombrer dans une spirale de la violence aux conséquences très destructrices. Le peuple centrafricain est composé de plusieurs couches dont les attentes ne sont pas homogènes mais il n’en demeure pas moins qu’il partage une attente plus fondamentale : celle de la paix, comme cadre d’une économie prospère, du développement, du bien-être, de la santé, de l’éducation…

 

Dans un pays confronté au népotisme, au clanisme, au régionalisme et à la concentration des richesses de tout un peuple entre les mains d’une minorité, une autre aspiration connexe se fait sentir : la justice. Il ne s’agit pas de promouvoir un égalitarisme mais de rendre à chacun son dû et de se préoccuper des plus faibles. Nous attendons que la justice soit rendue selon les dispositions du droit pour mettre un terme au règne des grands qui écrasent les petits.

 
Le conflit est-il aussi religieux, entre rebelles « musulmans » et Centrafricains « chrétiens » ? 

 
Non, il s’agit là d’analyses simplistes et rapides. J’entends dire ici ou là que parmi les rebelles, qui viennent du Nord, certains portent des turbans… Je n’ai aucune preuve de cela. Selon moi, le conflit est bien davantage lié à l’injustice et au non-respect de la parole donnée.

 

RECUEILLI PAR ANNE-BÉNÉDICTE HOFFNER (La Croix)

 

vendredi 28 décembre 2012

EGLISE


CARTHAGE:
LES « SAINTS INNOCENTS »

ET LES CATECHUMENES
DE « QUODVULTDEUS »

Cela se passe au 5e siècle de notre ère. Il s’appelle Quodvultdeus. Entre 437 et la date de son décès, 453, il est évêque de Carthage, en Afrique du Nord. Pour former ses catéchumènes, il leur parle un jour des « saints innocents ». « Pourquoi as-tu peur, Hérode, en apprenant la naissance du Roi ?...Tu ne recules ni devant l‘amour des mères éplorées, ni devant le deuil des pères pleurant leurs fils…Tu  assassines ces faibles corps parce que la peur assassine ton cœur… »

A-t-on calculé aujourd’hui le nombre de tyrans  qui continuent d’assassiner parce que « la peur assassine leur cœur » ?

                  Jean Baptiste Beraud, sdb

 

 

jeudi 27 décembre 2012

DANS L'ESPRIT


NOEL FETE POUR TOUS
“ LEON LE GRAND"
PAPE DE 440 à 461

Homélie de Noël

“Notre Sauveur, mes bien-aimés, est né aujourd’hui: réjouissons-nous ! Il n’est pas permis d’être triste, lorsqu’on célèbre l’anniversaire de la vie. Celui-ci détruit la crainte d’avoir à mourir, il nous donne la joie de l’éternité promise.

Personne n’est tenu à l’écart de cette allégresse, car le même motif de joie est commun à tous...Que le saint exulte, car il approche du triomphe. Que le pécheur se réjouisse, car il est invité au pardon. Que le païen prenne courage, car il est appelé à la vie.”