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jeudi 7 juillet 2016

FAMILLE SALESIENNE


ANGELMONT GARNIER

Salésien de Don Bosco, prêtre

(8 mars 1911-8 avril 2000)

 

Angelmont naît le 8 mars 1913, à St Coulomb, en France, proche de la région bretonne. Son papa décède sur le front de l’Est, au cours de la première guerre mondiale de 1914-1918. Il laisse 4 enfants. Angelmont est le 3e. La maman meurt bientôt, elle aussi, laissant Angelmont, « pupille de la nation », orphelin élevé par son grand-père paternel.

Il fait ses études au petit séminaire de St Ilan, puis en 1932, entre au grand séminaire de Rennes. Il y reste jusqu’en 1938, où, marqué par la lecture de la vie de Don Bosco, écrite par le Père Auffray, il décide de faire son postulat chez les salésiens. Mais c’est de nouveau la guerre, la « deuxième mondiale ». Il est mobilisé en 1939, et fait prisonnier dès 1940. D’abord dans une ferme, il se retrouve bientôt dans un « stalag », jusqu’à la libération en 1945. Comme beaucoup d’autres, il utilisera ce temps pour développer ses dons artistiques, et réconforter ses compagnons. Tour à tour acteur, peintre de décors, metteur en scène, créateur de très beaux textes, il sèmera la joie.

A son retour en France, il fait son noviciat en 1945. Il est ordonné prêtre le 1er  juillet 1950. De 1951 à 1963, il est nommé délégué national du Service Missionnaire des Jeunes à la Propagation de la Foi, d’abord à Paris, puis à Lyon. Brillant communicateur, de 1964 à 1968, il se retrouve responsable du Service Audiovisuel au Centre National de l’Enseignement religieux (CNER)  

En 1969, Mgr ANGUILLE, archevêque  de Libreville au Gabon l’appelle pour lancer les émissions religieuses à Radio-Gabon. Sa participation sera décisive pour établir cet apostolat dans cette région africaine. Il y restera jusqu’en 1977. Rentré à Paris, il lui sera demandé de traduire de l’italien la biographie de Don Bosco, de Teresio Bosco. Imprimée au Cerf, grâce à son style coloré et plein d’entrain, elle aura un vif succès.

C’est alors, que peu à peu, il va connaître les premières atteintes de la maladie d’Alzheimer. Très affaibli, il quittera Paris pour Caen le 23 mai 1989

J’ai eu la chance de le connaître dans la période qui a précédé son départ en Afrique.

J’étais alors à Toulouse, à la paroisse St Aubin, aumônier de la JOC. Je montais régulièrement à Paris pour une rencontre mensuelle avec les aumôniers jocistes des grandes villes. Un jour, trouvant Angelmont, à la table de la Maison

Provinciale, je lui demande de me conseiller pour aller voir un film. Il me répond : «  Ce n’est pas unfilm qu’il faut aller voir quand tu es à Paris. Il faut aller à la Comédie française. Tu verras du beau théâtre ! » Et le Père Le Boulch, qui était le Provincial, me dit : « Ecoute-le ! Il connaît le meilleur de notre culture ! » Ce soir-là, grâce à lui, j’ai « vu jouer» pour la première fois de la bellelittérature française. Quelques mois plus  tard, il me disait : « As-tu un programme ce soir ? Vas voir la pièce sur Pie XII ! » Il s’agissait du spectacle de Hocchut intitulé « Le Vicaire ». Le mensonge sur le « Silence de Pie XII qui laissait massacrer les juifs » allait enflammer les médias.

Mgr Pierre Pican présida ses obsèques en l’église St André à Caen. Dans son homélie, il eut cette très belle phrase : « Nous devons pouvoir reconnaître, nous qui l’avons assez bien connu, que cette créativité ne s’est jamais retournée pour son service, son profit, sa promotion, son faire-valoir. C’était au service de l’autre…Jésus-Christ lui-même. » 

 

Jean Baptiste Beraud, sdb
alias Pierre JARRET

 

vendredi 29 avril 2016

POLITIQUE

AFRIQUE/NIGERIA -

Enlèvement du Vicaire général

du Diocèse d’Otukpo
 
Abuja (Agence Fides) – Le Père John Adeyi,
Vicaire général du Diocèse d’Otukpo, dans
l’Etat de Benue, a été enlevé par des inconnus
le Dimanche 24 avril, après avoir célébré la
Messe dans l’une des Paroisses qui lui étaient
confiées au sein du village d’Okwungaga. La
voiture du prêtre a été bloquée sur la route
reliant Odoba Otukpa à Okwungaga.
Selon la famille, les ravisseurs ont demandé

une rançon de 25 millions de nairas (environ
100.000 €uros) pour libérer le prêtre, rançon
qui a ensuite été ramenée à 10 millions de
nairas (45.000 €uros environ)
La région où a eu lieu l’enlèvement est

caractérisée depuis longtemps par une série
d’enlèvements de personnes ayant pour but
l’extorsion de fonds.


(L.M.) (Agence Fides 29/04/2016)

L'Agence Fides du Vatican existe
depuis 2007.




dimanche 17 avril 2016

FAMILLE SALESIENNE


YAOUNDE ( Cameroun)
Clôture du 6e Chapitre Provincial de l’ATE

Débuté le lundi 11 avril 2016, le Chapitre
Provincial a pris fin ce matin 17 avril 2016 par la
messe de clôture, présidée par le Père Provincial,
P. Nguema Miguel.
Quarante salésiens travaillant dans la Province
de l’ATE ( Afrique Tropicale Equatoriale) ont
participé à ce 6e Chapitre Provincial.
L’ATE comprend actuellement six pays :
Cameroun, Centrafrique, Congo Brazza, Gabon,
Guinée Equatoriale et Tchad.
Durant la messe, l’édition renouvelée des
Constitutions salésiennes ont été remises aux
directeurs des communautés, qui à leur tour les
remettront aux confrères.

A la fin de la messe, dans son allocution de
clôture, le Provincial a déclaré clos les travaux
du Chapitre Provincial.

mardi 12 avril 2016

POLITIQUE

AFRIQUE/KENYA -

Communiqué final

de l’Assemblée plénière

de la Conférence épiscopale

dédié notamment

au grave problème

de la corruption
 
Nairobi (Agence Fides)« Le cancer de la
corruption tue actuellement notre pays.
Nous allons actuellement vers une société
sans Dieu, blessée par le tribalisme, au sein de
laquelle l’argent est devenu la seule idole ».
Tel est le fort cri d’alarme lancé par les
Evêques du Kenya dans le communiqué final
de leur Assemblée plénière.
Après avoir rappelé la visite apostolique du

Pape François au Kenya en novembre dernier
(voir Fides 25/11/2015), le document, envoyé
à l’Agence Fides, décrit une situation
extrêmement préoccupante : « Femmes et
hommes de la rue portent le fardeau de la
corruption. La majorité des kenyans languit
dans la pauvreté et se trouve incapable de
satisfaire leurs besoins de base. Ils n’ont pas
accès à des soins médicaux adéquats, pas plus
qu’à des structures scolaires décentes et à une
éducation de qualité ».
En particulier, ce sont les jeunes qui sont
touchés, remarquent les Evêques, étant
contraints à verser des pots-de-vin pour
trouver un travail ou dans tous les cas de
disposer de connaissances « en haut lieu ».
Les Evêques rappellent le cri du Pape François

s’adressant aux kenyans au cours de son
voyage : « Non à la corruption », une plaie qui
frappe tout un chacun, du monde politique à la
magistrature, de la police à l’école – des
étudiants ayant payé pour passer des examens
de manière malhonnête.
Une autre plaie dénoncée dans le document est

celle du tribalisme, jamais disparu mais qui
reprend actuellement vigueur, au point que les
Evêques affirment : « Nous voyons
actuellement tout au travers du prisme de
l’ethnicité ». La radicalisation des jeunes est
liée à cette situation. Cette dernière a lieu
« dans des groupes dangereux qui créent de
l’insécurité et portent à des comportements
déviants (…). Nous sommes alarmés par la
corruption des jeunes qui se traduit en
pots-de-vin, en drogue et en promotion de
l’immoralité sexuelle ».« Par conséquent – poursuivent les Evêques –
nous nous dirigeons vers une société sans
Dieu, qui transforme l’argent en une idole.
Les personnes tendent à vivre pour l’argent et
leur philosophie consiste à disposer du plus
possible de ressources financières, le plus
rapidement possible et par tous les moyens ».
Les Evêques concluent en invitant les kenyans

à la rescousse et à l’espérance, parce que
« le Christ a obtenu la victoire contre tout
désespoir. Nous devons tous combattre le mal
au-dedans de nous.
Nous devons nous engager, personnellement et
collectivement, à refuser toute forme de
corruption qui détruit actuellement notre tissu
social ».
(L.M.) (Agence Fides 12/04/2016)

vendredi 1 avril 2016

POLITIQUE


SOUDAN DU SUD -

Appel de l’Evêque de
Tombura-Yambio

en faveur de la libération

de l’ancien Gouverneur

de l’Etat d’Equatoria-occidental
 
Juba (Agence Fides) – « Tous les citoyens sont
égaux devant la loi et ont le droit d’être portés
devant un tribunal pour être punis selon la loi
et les articles de la Constitution » a affirmé
S.Exc. Mgr Edward Hiiboro Kussala, Evêque
de Tombura-Yambio, au Soudan du Sud, au
cours d’une rencontre avec la presse durant
laquelle il a demandé la libération de l’ancien
gouverneur de l’Etat d’Equatoria-occidental,
Joseph Bangasi Bakosoro, détenu en l’absence
de procès depuis le 22 décembre dernier après
avoir été arrêté par le service de sécurité
sud-soudanais
(National Security Services-NSS).
Mgr Kussala a souligné que, pour préserver la

paix de la nation et pour le respect des droits
fondamentaux, il doit être concédé à l’ancien
gouverneur la possibilité de se défendre devant
une cour de justice.
L’Evêque a rappelé que le Président, Salva

Kiir, a offert une amnistie à tous ceux qui ont
demandé pardon et la réconciliation dans le
cadre des accords de paix signés avec son rival,
Riek Machar, pour mettre fin à la guerre civile
ayant éclatée en décembre 2013. Les chefs
d’inculpation à l’encontre de Joseph Bangasi
Bakosoro ne sont pas connus et sa famille
affirme que sa santé se détériore actuellement
après des mois de détention.
(L.M.) (Agence Fides 01/04/2016)

mardi 22 mars 2016

POLITIQUE


RD CONGO -

Assassinat d’un prêtre
assomptionniste

dénonçant l’exploitation
du Coltan

au détriment des populations
locales
 
Kinshasa (Agence Fides) – « Pourquoi me
tuez-vous ? » : telles ont été les dernières
paroles prononcées par le Père Vincent
Machozi, prêtre assomptionniste assassiné
dans la nuit de Dimanche 20 mars, dans le
village de Vitungwe-Isale, à 15 Km de
Butembo, dans le territoire de Beni
(Nord Kivu), dans l’est de la République
démocratique du Congo. Selon ce qu’indique
à La Croix, le Père Emmanuel Kahindo,
Vicaire général de la Congrégation des
Assomptionnistes (Augustins de l’Assomption)
lui-même de nationalité congolaise, « des
militaires sont arrivés à bord de véhicules vers
minuit, ils ont abattu la porte et l’ont tué sur
place ».
Les témoignages recueillis par le Père

Kahindo et par le site Internet benilubero.com
concordent sur le fait que les meurtriers sont
des militaires des forces armées congolaises
(FARDC). Le site Internet benilubero.com
indique en particulier que « une dizaine de
militaires en uniformes des Forces armées de
la République démocratique du Congo,
lourdement armés, qui voyageaient à bord
d’une jeep, ont fait irruption dans le périmètre
du centre social Mon Beau Village, où
s’étaient réunis les chefs traditionnels Nandes
pour participer à une réflexion sur la paix
convoquée par Mwami Abdul Kalemire III »,
chef de la communauté de Basho, en mission
dans la zone et hôte du couvent.
« Sans passer par de détours inutiles à leur

mission, ces malfaiteurs ont immédiatement
exprimé leur préoccupation de vouloir
atteindre le chef Kalemire et le Père Vincent.
Les témoins rencontrés sur place ont tenté
vainement de camoufler la présence de ces
deux personnes ciblées. Car, tout à coup, ces
criminels apercevront d’eux-mêmes et sans
effort, le Père Vincent qui naviguait dans son
ordinateur en plein air, dans la fraîcheur
nocturne de la cour du Centre social. Aussitôt
se déchaîna une rafale de crépitement des
balles au milieu desquelles on entendit un seul
mot du Père Vincent : « Pourquoi me
tuez-vous», après quoi il s’allongea par terre et
expira. Quant au chef Kalemire III, il échappa
au pire uniquement du fait qu’il venait de
quitter la compagnie du Père Vincent pour
aller se reposer ».
Le Père Vincent avait déjà été menacé de mort,

tant il est vrai qu’en 2003, il avait été contraint
à l’exil aux Etats-Unis. Cela ne l’avait pas
empêché de devenir le rédacteur en chef du
site Internet benilubero.com. Après son retour
en RDC, il avait échappé à sept attentats.
Le Père Vincent avait dénoncé à plusieurs

reprises les souffrances de la population
Nande causées par la présence sur le territoire
de Beni de différents groupes armés se dédiant
à l’exploitation illégale du Coltan (minéral
utilisé dans la fabrication de composants
électroniques pour les téléphones portables)
souvent avec la connivence de l’armée.
Le religieux est né en 1965. A 17 ans, il était

entré dans la Congrégation des
Assomptionnistes. Après avoir achevé ses
études en France, il fut ordonné à Angers en
1994. Il a enseigné au Séminaire de Kinshasa
et a obtenu un Doctorat en résolution des
conflits à l’Université de Boston.
Toujours le Dimanche 20 mars, un prêtre de

l’Ordre des Clercs réguliers mineurs a été
grièvement blessé dans une embuscade routière
à Katwiguru, à 30 Km de Rutshuru
(Nord Kivu) (voir Fides 21/03/2016).
(L.M.) (Agence Fides 22/03/2016)

lundi 21 mars 2016

POLITIQUE

AFRIQUE/CONGO -

Premier tour
des élections présidentielles

en l’absence de communications,

mesure imposée
par le gouvernement
 
Brazzaville (Agence Fides) – Hier, Dimanche 20
mars, a eu lieu le premier tour des élections
présidentielles en République du Congo (Congo
Brazzaville), en l’absence de télécommunications,
une mesure imposée par les autorités pour raisons
de sécurité.
Les liaisons téléphoniques, par messages de texte

(SMS) et le réseau Internet se trouvent bloqués
pour 48 heures, du Dimanche 20 au lundi 21 mars,
afin « d’empêcher à l’opposition – affirment les
autorités – de publier des résultats illégaux ».
L’opposition s’était en effet organisée afin de
transmettre par téléphone portable les
photographies des procès verbaux des différents
bureaux de vote de manière à lutter contre
d’éventuelles fraudes au niveau du bureau
électoral central.
Le Prédisent sortant, Denis Sassou Nguesso, au

pouvoir depuis 23 ans, s’est présenté en vue d’un
troisième mandat, défiant huit candidats
d’opposition. Afin de pouvoir se représenter aux
élections présidentielles, Denis Sassou Nguesso a
imposé une révision de la Constitution qui
prévoyait un maximum de deux mandats
consécutifs (voir Fides 21/10/2015).
Au cours de la soirée du 20 mars, la police a

dispersé environ 200 partisans de l’un des
candidats d’opposition, Guy-Brice Parfait Kolélas,
lesquels voulaient assister au dépouillement
des bulletins déposés dans un bureau de vote de
la capitale, Brazzaville.
Les Evêques de l’Association des Conférences

épiscopales de la Région d’Afrique centrale
(ACERAC, comprenant le Cameroun, le Congo
Brazzaville, le Gabon, la République
centrafricaine, le Tchad et la Guinée équatoriale)
ont récemment lancé un appel en faveur
« d’élections justes et pacifiques » dans leurs
pays respectifs
(voir Fides 09/03/2016). (L.M.)
(Agence Fides 21/03/2016)
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jeudi 28 janvier 2016

POLITIQUE

REPUBLIQUE
CENTRAFRICAINE

Perplexité de l’Evêque
de Bossangoa

quant à l’existence d’une

véritable volonté politique

de vaincre la LRA
 
Bangui (Agence Fides) – « Les guérilleros de
la LRA (Armée de résistance du Seigneur NDT)
continuent à rendre esclaves les habitants des
villages, les transformant en porteurs et en
esclaves sexuels, les villages étant ensuite rasés
et incendiés » affirme S.Exc. Mgr Nestor
Désiré Nongo-Aziagbia, Evêque de Bossangoa
en République centrafricaine. Selon l’Evêque,
l’armée de résistance du Seigneur (LRA) est
redevenue l’une des plus fortes menaces contre
la paix non seulement en Centrafrique mais
également en République démocratique du
Congo et au Soudan du Sud. La dernière
attaque remonte au 21 janvier, lorsque des
membres de la LRA ont pris d’assaut la Paroisse
Saint André de Bakouma, dans le sud-est de la
République centrafricaine
(voir Fides 25/01/2016). Née voici plus de 30 ans en arrière dans le nord
de l’Ouganda, la formation a depuis longtemps
élargi ses activités à ces pays. Bien qu’aucune
attaque ne soit plus signalée en Ouganda, le
cheikh Musa Khalil, vice-président de la
Acholi Religious Leaders Peace Initiative, une
organisation locale dédiée à la réconciliation
au sein de la communauté Acholi (l’ethnie au
sein de laquelle est né et a grandi le noyau
originaire de la LRA) affirme que « le groupe
détient encore nos enfants enlevés depuis
longtemps. Sa renaissance complique leur
retour ».
L’un des responsables de la LRA, Dominic

Ongwen, est actuellement inculpé devant la
Cour pénale internationale alors que des forces
spéciales ougandaises et américaines sont
déployées en Centrafrique pour donner la
chasse au chef de la LRA, Joseph Kony.
Cependant, selon Mgr Nongo-Aziagbia,
« notre préoccupation est qu’en réalité il
n’existe pas la volonté politique de vaincre les
rebelles ».
(L.M.) (Agence Fides 28/01/2016)
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mercredi 20 janvier 2016

POLITIQUE

BURKINA FASO
 
Réaction
de la Conférence épiscopale

du Burkina Faso et du Niger

après les attaques perpétrées

à Ouagadougou
  
Ouagadougou (Agence Fides) – « Les blessures
subies par des personnes concrètes sont ressenties
par la Nation entière. Entrant dans le deuil
national décrété, nous vous invitons tous à
maintenir vives nos pensées et nos prières pour
les victimes, les personnes blessées, leurs
familles et leurs proches » affirme un
communiqué de la Conférence épiscopale du
Burkina Faso et du Niger, parvenu à Fides, dans
lequel les fidèles sont invités à prier pour les
victimes des attaques perpétrées à Ouagadougou
dans la nuit du 15 au 16 janvier par des membres
de l’AQMI (Al Qaeda au Maghreb islamique).
« Seule la prière est notre arme – soulignent les

Evêques. Puissent tous les croyants redoubler
d’ardeur dans la prière comme nous l’avons déjà
fait en d’autres circonstances. Notre supplication
commune en faveur de l’unité nationale restera
toujours notre force » conclut le communiqué.
Le bilan de l’attaque contre l’hôtel Splendid et

le bar restaurant Le Cappuccino est désormais
de 30 victimes. Trois des assaillants ont été tués
dans le cadre de l’opération visant à libérer les
otages présents dans l’hôtel alors que, selon
certaines sources, trois autres terroristes auraient
réussi à s’enfuir.
Entre temps, s’accroît la mobilisation

internationale visant à demander la libération
d’un couple de médecins australiens – et non
autrichiens comme indiqué dans un premier
temps – enlevé à Baraboulé, dans le nord du
Burkina Faso, à la frontière avec le Niger et le
Mali.
L’annonce de l’enlèvement de ces deux

personnes de 80 ans environ a eu lieu quelques
heures après l’attaque perpétrée dans la capitale.
L’enlèvement a été revendiqué par le groupe
djihadiste malien Ansar al Dine.

(L.M.) (Agence Fides 20/01/2016)

lundi 18 janvier 2016

POLITIQUE


BURKINA FASO

Témoignage du Directeur national

des Œuvres pontificales
missionnaires

après l’attentat d’AQMI
  
Ouagadougou (Agence Fides) – « Dans les
églises du Burkina Faso, les fidèles prient pour
la paix » déclare à l’Agence Fides le Père Oscar
Zoungrana, Directeur national des Œuvres
pontificales missionnaires du Burkina Faso, où,
le 15 janvier, un groupe de terroristes
d’Al Qaeda au Maghreb islamique (AQMI) a
tué au moins 29 personnes de diverses
nationalités dans le cadre d’une attaque contre
l’hôtel Splendid – fréquenté surtout par des
fonctionnaires de l’ONU – et le restaurant voisin,
 « Le Cappuccino » (voir Fides 16/01/2016).
« La population est encore en état de choc. Il est

vrai qu’un épisode semblable avait eu lieu
récemment au Mali, notre voisin, et nombre de
personnes disaient que le Burkina Faso pouvait, l
ui aussi, être pris pour cible par les terroristes.
Mais on ne s’attendait pas à ce qu’un attentat
puisse avoir lieu aussi tôt » déclare le Père
Zoungrana à Fides. « Pour beaucoup, cela a été
une grande surprise notamment parce que, dans
notre pays, un drame de cette ampleur ne s’était
jamais produit. Il y avait bien eu une attaque
contre des gendarmes à la frontière avec le Mali
mais un assaut de ces proportions dans la
capitale nous a pris de surprise ».
Le Burkina Faso vient de conclure une période

de transition après la déposition du Président
Blaise Compaoré, période qui a culminé dans les
élections du 29 novembre qui ont porté à la
désignation de Roch Marc Christian Kaboré
comme nouveau Chef de l’Etat.
« Le gouvernement à peine entré en fonctions a

tenu le 16 janvier un Conseil des Ministres
extraordinaire qui a pris un certain nombre de
mesures, dont la proclamation d’un deuil national
de trois jours » indique le Père Zoungrana.
« A en outre été prolongé le couvre-feu établi
durant l’attaque terroriste alors que l’enquête se
poursuit afin d’établir comment se sont déroulés
les faits. Le lieu de l’attentat est encore encerclé
par les forces de sécurité afin de permettre le
travail des enquêteurs. Le Mali et le Burkina
Faso ont en outre décidé de coordonner les
efforts en matière de lutte contre les terroristes
alors qu’a été renforcée la collaboration avec les
forces françaises et américaines présentes depuis
longtemps dans notre pays, lesquelles ont
conduit l’assaut final pour libérer les otages
présents dans l’hôtel ».
Selon le prêtre, l’objectif des terroristes n’est pas

tant de déstabiliser le pays que de « prendre pour
cible les étrangers afin de bloquer la coopération
entre les pays africains, tels que le Burkina et le
Mali, l’Europe et les institutions internationales ».
(L.M.) (Agence Fides 18/01/2016)

samedi 31 octobre 2015

EGLISE

KENYA

Souhaits du Président

de la Conférence épiscopale
à l’approche de la visite du Pape
  
Nairobi (Agence Fides) – La visite du Pape
François aidera à renforcer la cohésion nationale
menacée par les attaques terroristes, la corruption
et des politiques visant à la division en exploitant
l’élément ethnique. C’est ce dont sont convaincus
les Evêques du Kenya qui multiplient
actuellement les appels et les indications aux
fidèles en vue de la visite du Pape François dans
le pays du 25 au 27 novembre.
S.Exc. Mgr Philip Anyolo, Evêque d’Homa Bay

et Président de la Conférence épiscopale du
Kenya, a invité les kenyans à accueillir la visite
du Pape comme un don de Dieu, afin de recevoir
la Grâce portée par le Vicaire du Christ.
Le Coordinateur du Comité chargé de la

préparation de la visite du Pape, M. Stephen
Okello, a annoncé que le Saint-Père tiendra des
rencontres interreligieuses avec des musulmans,
des hindous, des appartenants aux religions t
raditionnels et rencontrera les responsables des
principales confessions chrétiennes afin de
réduire la radicalisation et d’accroître l’esprit de
tolérance et de respect mutuel.
M. Okello a souligné en particulier que le Pape

rencontrera les victimes du recrutement forcé au
sein de groupes armés tels que les Shabaabs,
« les encourageant à canaliser leurs énergies et
leur enthousiasme dans la juste direction ».
Un autre point important de la visite du Pape

François sera la rencontre avec les habitants des
quartiers pauvres de Nairobi, où il renouvellera
l’appel selon lequel « les pauvres ne peuvent
être abandonnés ou ignorés » et que « des
politiques allant à leur détriment ne peuvent être
appliquées ».

(L.M.) (Agence Fides 26/10/2015)

mardi 20 octobre 2015

FAMILLE SALESIENNE


GUENE CLAUDE

Salésien de Don Bosco, prêtre

(7 janvier 1934 - 4 mars 2011)

Claude est né le 7 janvier 1934 à Mantes-la-Jolie, dans la
banlieue parisienne, deuxième des quatre enfants de Lucien
Guéné et Marguerite Caully.
Il rentre chez les salésiens à Paris, au Foyer de la rue Crillon,
le 1er octobre 1948, puis passe 4 ans au séminaire d’aînés
à Maretz, au nord de la France, de 1952 à 1956.

Le 25 août 1956, il entre au noviciat de Dormans, près de
Reims, et prononce ses premiers vœux de religieux salésien
le 4 septembre 1957.
Le 15 avril 1967, dans l’église du Sacré Cœur de Mantes-la-Ville,
où il a été baptisé, Claude est ordonné prêtre par Mgr Renard,
évêque de Versailles.

Le 30 juin 1969, il débarque à Pointe-Noire au Congo. Il y
travaillera six ans. Il est ensuite deux ans à Brazzaville.
De 1977 à 1978, il passe un an à Paris et repart à Brazzaville
pour un an. De 1979 à 1988, il est à Fougamou, au Gabon, et
de 1988 à 1996, à la Paroisse Ste Barbe de Port-Gentil.

Le 3 juin 1996, il revient en France à la Paroisse St Jean Bosco
de Paris. Le 25 février 1997, il repart en Afrique, cette fois pour
 la Paroisse St Jean de Bangui en République Centrafricaine.

Le 15 octobre 1998, il doit rentrer en France, bien fatigué.
Après un temps à la communauté de l’Ecole d’Agriculture de
Ressins, près de Roanne, dans la Loire, il doit rejoindre la
Résidence de Toulon pour les salésiens âgés. Il y décèdera le 4
mars 2011.  

Recueilli par JB Beraud d’après la notice du P. Jean Laporte, sdb,

PS – Les personnes qui auraient des éléments sur la vie de
Claude peuvent les adresser à JB Beraud, sdb, Archiviste ATE.
Merci.

(« ILS ONT FAIT L’ATE »)

jeudi 8 octobre 2015

POLITIQUE


ARCHIVES ATE N°5

CENTRAFRIQUE :

"SAUVER LE PEUPLE DE L'ASPHYXIE"

Les évêques lancent un appel vibrant pour la paix           (Bangui, 14 Février 2013)

« Brisons les liens de la mort et sauvons le Peuple Centrafricain de l'asphyxie. »

Depuis la dernière crise militaro-politique que vient de connaître notre pays, Nous Evêques de Centrafrique, sommes restés solidaires et près du peuple pour partager les peines et les difficultés endurées par cette population meurtrie dans sa chair. Cependant nous constatons que les accords de Libreville du 11 janvier 2013, tardent à se réaliser pleinement. C’est la raison pour laquelle nous nous engageons à lancer un vibrant appel au Gouvernement d’Union Nationale, à la CEEAC, à la Communauté Internationale, et aux personnes de bonne volonté en vue d’oeuvrer instamment pour mettre fin à la souffrance du peuple Centrafricain.

I. Réalités présentes :

Depuis ces derniers évènements, une grande partie des régions de Centrafrique est occupée par la rébellion armée. Les populations vivent dans la peur. Elles sont dispersées dans la brousse ; elles ne peuvent plus vaquer librement à ses occupations ; les activités champêtres sont abandonnées.

Dans les villes occupées, des malades se retrouvent sans soins ; les hôpitaux sont fermés ou complètement détruits, des bâtiments scolaires ont été saccagés, pillés et par endroit complètement détruits. Inévitablement, la scolarité de milliers et de milliers d’enfants est compromise. Le droit inviolable à l’intégrité physique de la personne humaine, notamment en ce qui concerne les jeunes filles et les femmes, n’est plus respecté. Nombre de jeunes filles et de femmes ne cessent de faire l’objet de viol.

D’autres actes notoirement déplorables sont les infrastructures de l’état et les édifices religieux qui sont saccagés, pillés, profanés et les voitures emportées. Les quelques unités de production existantes ont été vandalisées, les biens et les propriétés des citoyens ne sont plus sécurisés ; des villages incendiés.

II. Plan d’action

Doit-on continuer à soumettre le peuple à de telles conditions de vie si inhumaines et humiliantes qui, pourtant, ont préalablement fait l’objet de plusieurs discussions et dialogues ?

Nous en appelons à votre sens de patriotisme : libérez rapidement et sans délai ce peuple qui ne veut que la paix pour vaquer à ses occupations. Le peuple meurtri qui crie en silence et dont la voix est étouffée n’en peut plus. Il exprime son exaspération face à toutes les exactions qu’on lui impose depuis le mois de décembre de l’année dernière.

A cet effet, nous recommandons :

Au Médiateur de la CEEAC, à la Communauté Internationale, aux ambassadeurs accrédités en Centrafrique, au BINUCA, à la CEEAC d’aider rapidement pour que :*

Les routes soient ouvertes afin de faciliter la libre circulation du peuple centrafricain. Car les gens meurent de faim, ils sont asphyxiés, ils n’ont plus de ravitaillement ni en carburant, ni en denrées alimentaires, ni en médicaments essentiels.

Les réseaux téléphoniques soient rétablis dans les zones occupées, car on ne peut pas priver tout un peuple de son droit de communiquer.

Le Gouvernement assume sa responsabilité et garantisse la sécurité des religieux, religieuses et de tout citoyen centrafricain.

Les responsables des différentes factions rebelles qui sont dans les zones occupées mettent immédiatement fin aux vols et viols, aux actes de vandalisme, aux tueries et aux exactions sur le peuple centrafricain, les religieux et surtout sur les bâtiments et les édifices publics et religieux.

III Conclusion

Nous vous mettons devant votre conscience et votre responsabilité: les populations sont déplacées, elles vivent dans la terreur et l’angoisse. Des innocents centrafricains sont tués, égorgés comme des animaux. TROP C’EST TROP. NOUS SOMMES FATIGUES. LE PEUPLE EST LAS DE TOUTES CES SOUFFRANCES INUTILES, DESTRUCTRICES.

Cette situation doit changer. Le peuple centrafricain a le droit de vivre en paix dans son pays et vaquer sans inquiétude à ses occupations. Nous exigeons le respect de la parole donnée et de la Constitution.

Que ce début de carême soit pour chacun un temps de conversion des coeurs afin de faire sortir ce peuple pris en otage et qui attend de nous une libération totale ; la paix qui vient de Dieu, la paix des cœurs et non celle des armes.

Fait à Bangui, 14 Février 2013
Mgr Edouard MATHOS, président de la CECA, évêque de Bambari
Mgr Albert VANBUEL, vice-président de la CECA, évêque de Kaga Bandoro
Mgr Dieudonné NZAPALAINGA, archevêque de Bangui
Mgr Nestor Désiré NONGO AZAGBIA, évêque de Bossangoa
Mgr GUERRINO PERIN, évêque de Mbaïki
Mgr Peter MARZINKOWSKY, évêque d’Alindao
Mgr Dennis KOFI AGBENYADZI, évêque de Berberati
Mgr Armando GIANNI, évêque de Bouar
Mgr Juan Jose AGUIRRE, évêque de Bangassou
Mgr Cyr Nestor YAPAUPA, évêque coadjuteur d’Alindao

mercredi 30 septembre 2015

POLITIQUE

BURKINA FASO

Pour l’Archevêque de Bobo-Dioulasso,

« le peuple et les militaires

fidèles aux institutions

ont fait échouer le coup d’Etat »
  
Ouagadougou (Agence Fides) - L’armée
régulière du Burkina Faso a pris le contrôle de la
caserne où se sont retirés les putschistes du
Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP),
procédant à leur désarmement. Ceci devrait être
le dernier acte du coup d’Etat manqué ayant
débuté le 16 septembre puis résolu de manière
pacifique grâce à la médiation de Mogho Naaba,
le Roi des Mossis, la principale ethnie du pays,
et de la Communauté économique des Etats
d’Afrique occidentale (CEDEAO).
Le coup d’Etat a échoué parce que « personne

au Burkina n’a accepté ce coup de force, pas
même le reste de l’armée » a affirmé S.Exc.
Mgr Paul Ouédraogo, Archevêque de
Bobo-Dioulasso et Président de la Conférence
épiscopale du Burkina Faso et du Niger, dans un
entretien accordé au quotidien L’Observateur
Paalga.
« Le RSP s’est isolé » explique Mgr Ouédraogo,

rappelant qu’après la révolte populaire des 30 et
31 octobre qui a vu le départ du Président Blaise
Compaoré, le Chef d’Etat-Major a toujours
assuré que l’armée n’entendait plus interférer
dans la vie politique mais seulement garantir la
sécurité de la population et l’intégrité du
territoire national. Le coup d’Etat a ainsi échoué
grâce à la réaction de la population et du reste de
l’armée, demeuré fidèle aux institutions légitimes.
Mgr Ouédraogo est également Président de la

Commission pour la Réconciliation nationale.
Quelques jours seulement avant la prise du
palais présidentiel par les putschistes,
l’Archevêque avait remis au gouvernement son
rapport, lequel recommande entre autre une
réforme de l’armée et l’attribution de la sécurité
présidentielle à une unité mixte composée
d’agents de police et de gendarmes et non plus
à une unité militaire d’élite comme le RSP.
Selon Mgr Ouédraogo, ce n’est cependant pas
cet élément qui a déclenché la tentative de coup
d’Etat qui, selon lui, avait été préparée depuis
longtemps.
L’Archevêque souligne enfin le rôle positif joué,

dans la résolution de la crise, par les
« communautés musulmane, protestantes et
catholique, qui ont l’habitude de se concerter,
agissant comme une force morale avec les chefs
traditionnels réunis autour de Mogho Naaba ».

(L.M.) (Agence Fides 30/09/2015)

jeudi 24 septembre 2015

DANS L'ESPRIT


St AUGUSTIN (354-430)

(Sermon sur les Pasteurs) :

 

« Quel est l’homme qui peut juger l’homme ? On
fait partout des jugements téméraires. Celui dont
nous désespérions se convertit tout à coup, et
devient excellent. Celui dont nous attendions
beaucoup tombe brusquement et devient très
mauvais. Ni notre crainte n’est assurée, ni notre
amour n’est assuré. »

 

mercredi 23 septembre 2015

POLITIQUE

BURKINA FASO -

Communiqué des Evêques

du Burkina Faso

après l’accord trouvé

avec les putschistes

Ouagadougou (Agence Fides) – Les putschistes
retournent dans leur casernes, acceptant de
rétablir dans ses fonctions le Président de
transition, Michel Kafando, alors que les
militaires loyalistes s’engagent à positionner
leurs troupes à 50 Km de la capitale,
Ouagadougou, et à protéger les putschistes et
les membres de leurs familles. Tels sont les
points essentiels de l’accord obtenu pour mettre
fin à la crise au Burkina Faso. A son origine,
se trouve le coup d’Etat du 17 septembre ourdi
par des membres du Régiment Sécurité
Présidentielle (RSP), l’unité d’élite créée en vue
de la protection du Président déposé Blaise
Compaoré.
Les accords ont pu être obtenus grâce à la

médiation de la Communauté économique des
Etats d’Afrique occidentale (CEDEAO) et de
Mogho Naaba, responsable traditionnel des
Mossis, la principale ethnie du pays.
Entre temps, les Evêques du Burkina Faso, dans

un communiqué parvenu à l’Agence Fides, ont
condamné le coup d’Etat qui « a brutalement
mis fin au processus de transition et aux attentes
d’un peuple entier ». Les Evêques se plaignent
« des violences et de leurs conséquences funestes
: pertes en vies humaines, blessés et destructions
de biens », présentant « leurs sincères
condoléances aux familles des victimes ».
Le Message indique en outre que, si le coup

d’Etat avait été couronné de succès, l’Union
africaine aurait imposé des sanctions
économiques au Burkina Faso, avec des
conséquences néfastes sur une population qui vit
déjà dans la précarité. Après avoir rappelé
l’éloignement de Blaise Compaoré à la fin
d’octobre 2014, les Evêques concluent en
invitant à la prière pour la paix dans le pays,
lançant un appel aux parties impliquées afin
qu’elles résolvent la crise au travers d’un
« dialogue vrai, clair, franc et respectueux des
valeurs pour lesquelles le peuple s’est soulevé ».
(L.M.) (Agence Fides 23/09/2015)