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lundi 10 octobre 2016

Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque Homélie 1 sur le Cantique des cantiques (trad. Migne 1992, p.40 rev.) « Il y a ici bien plus que Salomon » Le texte du Cantique des cantiques de Salomon présente l'âme comme une fiancée, parée pour une union incorporelle, spirituelle et sans souillure avec Dieu. Celui qui « veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1Tm 2,4) expose là le moyen le plus achevé, le moyen bienheureux d'être sauvé, j'entends celui qui passe par l'amour. Certains peuvent aussi trouver le salut dans la crainte : à considérer les châtiments qui nous menacent dans la géhenne, nous nous gardons du mal. Il en est également qui mènent une vie de droiture et de vertu parce qu'ils espèrent le salaire réservé à ceux dont l'existence a été pieuse : ils agissent ainsi non par amour du bien, mais avec l'espoir d'être récompensés.

dimanche 9 octobre 2016

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 17,11-19. En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » À cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »

vendredi 7 octobre 2016

EGLISE

Histoire de la Bible Les textes les plus anciens ne sont pas ceux du livre de la Genèse. Les savants s’accordent aujourd’hui à reconnaître que ce sont des parties du livre du prophète Amos, vers 750 av. J.-C., le reste du livre ayant été réécrit et complété au cours des siècles (les sociétés antiques n’ont absolument pas notre idée […]

mercredi 5 octobre 2016

FAMILLE SALESIENNE

Mercredi 05 octobre 2016 Bx Alberto Marvelli, laïc, membre de l'A.C. (1918-1946) image Les autres saints du jour... Rechercher un saint image Bx Alberto Marvelli Laïc, membre de l’A.C. (1918- 1946) A lberto Marvelli naît à Ferrare (Italie) le 21 mars 1918, il était le deuxième de six enfants. Il grandit dans une famille profondément chrétienne, où la piété se conjuguait avec l'activité caritative, catéchétique et sociale. Dans sa jeunesse, il fréquenta le Patronage salésien et l'Action catholique, où sa foi se développa à travers un choix décisif : « Mon programme se résume en un mot: la sainteté ». A l'Université, il mûrit sa formation culturelle et spirituelle dans la FUCI, et choisit comme modèle Piergiorgio Frassati. Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, il travailla pendant une brève période dans les usines FIAT de Turin, ayant été exempté de l'armée car trois de ses frères se trouvaient déjà au front. Lors de l'occupation allemande de l'Italie, à partir de 1943, il rentra chez lui, à Rimini, où il décida de remplir son devoir d'ouvrier de la charité. Après les bombardements, il était le premier à venir en aide aux blessés, à encourager les survivants, à assister les mourants, et à dégager les personnes prisonnières sous les décombres. Il distribuait également aux pauvres tout ce qu'il réussissait à réunir : matelas, couvertures, etc.

mardi 4 octobre 2016

POLITIQUE

AFRIQUE/RD CONGO - Risque de débordement de la crise congolaise à toute la zone des Grands Lacs Kinshasa (Agence Fides) – L’instabilité politique que connaît actuellement la République démocratique du Congo au niveau du gouvernement central vient s’ajouter à celle présente dans les zones périphériques, telles que le Kasai central (voir Fides 26/09/2016) et surtout le Nord et le Sud Kivu. De vastes zones du Nord Kivu se trouvent depuis des décennies otages de différents groupes armés, certains d’origine rwandaise et ougandaise (voir Fides 07/12/2015). Le gouvernement de Kampala a informé ces jours derniers celui de Kinshasa de la présence de « terroristes » prêts à attaquer l’Ouganda dans les environs du pont de Semliki.

FAMILLE SALESIENNE

« Ma très chère Maman » Don Callisto Caravario Lettres de Don Callisto publiées par Francesco Motto, sdb Traduction JB Beraud, sdb Lettre N° 5 (suite) Shanghai, 21 novembre 1924 Très chère maman, Mr Lo-pa-hon est le père de plusieurs enfants. Sa famille est très aisée. Il est un des plus grands industriels de Shanghaï. Il donne toute sa fortune pour les pauvres. Il a fondé un hôpital où sont soignés 400 malades. Il a fondé une maison pour les maladies infectieuses, des résidences pour personnes âgées. Maintenant, occupé par notre collège, il pense déjà à d’autres œuvres. Pour le moment, il doit soutenir 1500 personnes. Son argent n’y suffit pas. Mais il pense à la Providence. Maman, il faut venir en Chine pour voir les miracles de la religion chrétienne. Mais ce qui est le plus surprenant, c’est de voir la tranquillité et la foi de cet homme. La première partie de sa matinée est pour sa vie spirituelle. A 7 h 30, dans la belle Eglise qui surgit au milieu de ses œuvres, et qu’il a voulu dédier à St Joseph, il y a la messe de la communauté. Invariablement, Mr Lo-pa-hon assure le service de la Messe tous les matins. Ensuite, il visite les divers chantiers de ses œuvres, et s’occupe de ses affaires.

lundi 26 septembre 2016

FAMILLE SALESIENNE

« Ma très chère Maman » Don Callisto Caravario Lettres de Don Callisto publiées par Francesco Motto, sdb Traduction JB Beraud, sdb Lettre N° 4 (suite et fin) Macao, 11 novembre 1924, Les catholiques en Chine sont peu nombreux. L’œuvre missionnaire est indispensable. Dans notre ville de Macao, sur cent mille habitants, les catholiques sont à peine 3000. Je ne me repens pas d’avoir laissé l’Italie. Je suis heureux. Le sacrifice a été grand, mais le Seigneur aide et aidera. Je sais que mon départ a fait du bien à plusieurs, et continuera d’en faire. En ce moment, nous attendons les ordres définitifs, et nous nous reposons un peu. Continue de m’écrire ici à Macao. Callisto va bien et est joyeux. Hier soir, au théâtre, il s’est mis à chanter lui aussi avec les chinois. N’aie pas peur ! Avec l’aide du Seigneur, tes fils feront des miracles. Ces jours-ci, à peine reposés du voyage qui nous a laissés un peu fatigués, je t’écrirai plus longuement. Le courrier ne tardera pas. Je saisis l’occasion pour te souhaiter à l’avance un joyeux Noël. Sois sûre que je ne t’oublierai pas. Courage ! Tout va bien ! Ecris-moi. Prie et salue bien Papa, Vica, Andrea et toutes mes connaissances. Très affectueusement, je t’embrasse, Ton cher fils, Callisto

dimanche 25 septembre 2016

POLITIQUUE

AMOS ( 750 avt JC) Livre d'Amos 6,1a.4-7. Ainsi parle le Seigneur de l’univers : Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Sion, et à ceux qui se croient en sécurité sur la montagne de Samarie. Couchés sur des lits d’ivoire, vautrés sur leurs divans, ils mangent les agneaux du troupeau, les veaux les plus tendres de l’étable ; ils improvisent au son de la harpe, ils inventent, comme David, des instruments de musique ; ils boivent le vin à même les amphores, ils se frottent avec des parfums de luxe, mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël ! C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés, ils seront les premiers des déportés ; et la bande des vautrés n’existera plus.

jeudi 22 septembre 2016

EGLISE

Livre de l'Ecclésiaste 1,2-11. Vanité des vanités disait Qohèleth. Vanité des vanités, tout est vanité ! Quel profit l’homme retire-t-il de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ? Une génération s’en va, une génération s’en vient, et la terre subsiste toujours. Le soleil se lève, le soleil se couche ; il se hâte de retourner à sa place, et de nouveau il se lèvera. Le vent part vers le sud, il tourne vers le nord ; il tourne et il tourne, et recommence à tournoyer. Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est pas remplie ; dans le sens où vont les fleuves, les fleuves continuent de couler.

mercredi 21 septembre 2016

EGLISE

Commentaire du jour : Fête de St Mattieu Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr Contre les hérésies, III, 11,8 ; 9,1 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p.493) Une des premières attestations historiques des évangélistes Les apôtres s'en allèrent jusqu'aux extrémités de la terre, proclamant la Bonne Nouvelle des bienfaits que Dieu nous envoie et annonçant aux hommes la paix du ciel (Lc 2,14), eux qui possédaient tous également, et chacun en particulier, la Bonne Nouvelle de Dieu. Matthieu précisément, chez les Hébreux, a fait paraître dans leur propre langue une forme écrite d'évangile alors que Pierre et Paul évangélisaient Rome et y fondaient l'Église. (De EAQ)

dimanche 18 septembre 2016

FAMILLE SALESIENNE

« Ma très chère Maman » Don Callisto Caravario Lettres de Don Callisto publiées par Francesco Motto, sdb Traduction JB Beraud, sdb Lettre N° 4 (suite et fin) Macao, 11 novembre 1924, Les catholiques en Chine sont peu nombreux. L’œuvre missionnaire est indispensable. Dans notre ville de Macao, sur cent mille habitants, les catholiques sont à peine 3000. Je ne me repens pas d’avoir laissé l’Italie. Je suis heureux. Le sacrifice a été grand, mais le Seigneur aide et aidera. Je sais que mon départ a fait du bien à plusieurs, et continuera d’en faire. En ce moment, nous attendons les ordres définitifs, et nous nous reposons un peu. Continue de m’écrire ici à Macao. Callisto va bien et est joyeux. Hier soir, au théâtre, il s’est mis à chanter lui aussi avec les chinois. N’aie pas peur ! Avec l’aide du Seigneur, tes fils feront des miracles. Ces jours-ci, à peine reposés du voyage qui nous a laissés un peu fatigués, je t’écrirai plus longuement. Le courrier ne tardera pas. Je saisis l’occasion pour te souhaiter à l’avance un joyeux Noël. Sois sûre que je ne t’oublierai pas. Courage ! Tout va bien ! Ecris-moi. Prie et salue bien Papa, Vica, Andrea et toutes mes connaissances. Très affectueusement, je t’embrasse, Ton cher fils, Callisto

vendredi 16 septembre 2016

FAMILLE SALESIENNE

« Ma très chère Maman » Don Callisto Caravario Lettres de Don Callisto publiées par Francesco Motto, sdb Traduction JB Beraud, sdb Lettre N° 4 Macao, 11 novembre 1924, Très chère maman, Finalement, nous sommes arrivés ! J’espère que tu as bien reçue la lettre que je t’ai envoyée de Singapour, il y a une semaine. Nous allons très bien. Le voyage s’est passé de la meilleure façon possible. Nous sommes arrivés à Hong-Kong le dimanche matin. Deux confrères avaient été envoyés de Macao spécialement pour nous attendre. A notre descente, impossible de partir immédiatement : le bateau qui devait nous y mener n’était pas prêt. Nous avons dû rester tout le dimanche dans la ville. Les Pères de la Mission, des italiens, nous ont très bien accueillis. Leur gentillesse a été splendide. Leur Eglise est très belle. La ville est merveilleuse, avec des rues, des places, des jardins qu’on ne trouve même pas à Turin. La nuit, nous avons essayé de dormir, et, le matin, nous partions pour Macao. Un bateau à vapeur nous a conduits en 4 heures à Macao. A notre arrivée, tous les supérieurs nous attendaient, et spécialement Don Braga. Tu peux imaginer avec quelle joie, il m’a revu après tant d’années. Il n’en finissait pas de me regarder, de me remercier, de me demander des nouvelles de toi, d’Andrea, de Turin. A notre arrivée au Collège, la fanfare nous attendait. « Marche royale » et d’autres morceaux de musique italienne. Tu imagines avec quel plaisir j’ai écouté ces airs italiens et revu tant de confrères. Comment ne pas remercier la Madone de nous avoir conduits sains et saufs jusqu’ici?

jeudi 15 septembre 2016

FAMILLE SALESIENNE

« Ma très chère Maman » Don Callisto Caravario Lettres de Don Callisto publiées par Francesco Motto, sdb Traduction JB Beraud, sdb Lettre N° 4 Macao, 11 novembre 1924, Très chère maman, Finalement, nous sommes arrivés ! J’espère que tu as bien reçue la lettre que je t’ai envoyée de Singapour, il y a une semaine. Nous allons très bien. Le voyage s’est passé de la meilleure façon possible. Nous sommes arrivés à Hong-Kong le dimanche matin. Deux confrères avaient été envoyés de Macao spécialement pour nous attendre. A notre descente, impossible de partir immédiatement : le bateau qui devait nous y mener n’était pas prêt. Nous avons dû rester tout le dimanche dans la ville. Les Pères de la Mission, des italiens, nous ont très bien accueillis. Leur gentillesse a été splendide. Leur Eglise est très belle. La ville est merveilleuse, avec des rues, des places, des jardins qu’on ne trouve même pas à Turin. La nuit, nous avons essayé de dormir, et, le matin, nous partions pour Macao. Un bateau à vapeur nous a conduits en 4 heures à Macao. A notre arrivée, tous les supérieurs nous attendaient, et spécialement Don Braga. Tu peux imaginer avec quelle joie, il m’a revu après tant d’années. Il n’en finissait pas de me regarder, de me remercier, de me demander des nouvelles de toi, d’Andrea, de Turin. Arrivés au Collège, la fanfare nous attendait. Ils ont fait retentir « la marche royale » et d’autres morceaux de musique italienne. Tu imagines avec quel plaisir j’ai écouté ces airs italiens et revu tant de confrères. Comment ne pas remercier la Madone de nous avoir conduits sains et saufs jusqu’ici?

dimanche 11 septembre 2016

EGLISE

Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église Sermon 5 sur le fils prodigue ; PL 52,197 (trad. Année en fête, Migne 2000, p. 243) « Vite, apportez le plus beau vêtement pour l'habiller » Le fils revient chez son père et s'écrie : « Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils, traite-moi comme un de tes salariés »... Mais le père accourut, et accourut de loin. « Alors que nous étions encore pécheurs, le Christ est mort pour nous. » (Rm 5,8) Le père accourut... dans la personne du Fils, quand par lui, il est descendu du ciel et venu sur terre. « Le Père qui m'a envoyé est avec moi » dit-il dans l'Évangile (cf. Jn 16,32). Il se jeta à son cou : il s'est jeté jusqu'à nous quand par le Christ, toute sa divinité est descendue du ciel et s'est installée dans notre chair. Et il l'embrassa. Quand ? Quand « la compassion et la vérité se sont rencontrées ; la justice et la paix se sont embrassées » (Ps 84,11).

mercredi 7 septembre 2016

FAMILLE SALESIENNE

« Ma très chère Maman » Don Callisto Caravario Lettres de Don Callisto publiées par Francesco Motto, sdb Traduction JB Beraud, sdb Lettre N° 3 (suite) Océan Indien, 1er novembre 1924 Chère Maman, le monde est très vaste. On voit constamment la mer, la mer, la terre, la terre. La mer a été toujours calme, et si elle le reste, nous pourrons dire que nous avons fait un merveilleux voyage. Je t’envoie une petite photographie, prise dans l’île de Ceylan devant le temple de Boudha. Comme tu vois, nous avions des petits chapeaux blancs, à cause de la chaleur vraiment très forte. Je dois te dire que je pense souvent à toi. Je crois que tu le comprends bien. Quand nous serons en Chine, nous serons en avance de sept heures sur l’Italie. A sept heures du matin en Chine, il sera à peine minuit en Italie. Le soir, à 19 heures, il sera midi en Italie. Ainsi, à 15 heures, quand tu prieras pour moi, tu penseras que ton fils Callisto termine sa journée, et va dormir. Ce sera 10 heures du soir. Chère maman, courage ! Nous sommes très contents. Ne te tourmente pas pour nous. Nous ne manquons de rien. Nous avons de tout. Ces jours-ci, nous avons acheté des fruits de ces pays. Ils sont excellents. Comme les chocolats de la maman !.. Callistino va bien. A peine arrivé, je devrais t’envoyer de mes nouvelles, et commencer à t’écrire régulièrement. Je te le raconte confidentiellement : je me laisse pousser la barbe ; elle ne vient pas très vite. Je me recommande à tes prières, et je t’assure des miennes. As-tu remis leur lettre à Mme Grosso et à Mme Varalda ? Mes salutations à Bon Papa, à Vica, à Andrea, à Mme Meda, à la Pharmacienne, à la Concierge etc. Je t’embrasse, ton fils affectueux, Callisto.

mardi 6 septembre 2016

FAMILLE SALESIENNE

« Ma très chère Maman » Don Callisto Caravario Lettres de Don Callisto publiées par Francesco Motto, sdb Traduction JB Beraud, sdb Lettre N° 3 (suite) Océan Indien, 1er novembre 1924 Nous sommes entrés dans l’Eglise. Elle est vraiment belle, propre, pleine de lumières et de fleurs. Beaucoup d’Indiens étaient encore dans l’Eglise. Tu aurais vu, chère Maman, quel recueillement, quelle foi sur ces visages sombres ! C’est autre chose qu’en Italie. Nous avons rencontrés beaucoup de chrétiens dans la ville, avec leur médaille au cou. Ils nous saluaient respectueusement. Après avoir vu l’Eglise catholique, nous avons fait un tour. C’est le pays des fleurs. Partout des palmiers, des cocotiers, des bananes et beaucoup de fruits inconnus en Italie. Nous avons visité aussi le temple de Bouddah, un faux dieu de ces pauvres indiens. On a le cœur serré à la pensée que plus de trois cents millions d’hommes adorent cette fausse divinité. Maman, tu peux être heureuse d’avoir donné tes enfants à cette œuvre grande et noble des Missions catholiques ! Sur notre navire voyagent quatre pasteurs protestants. Ils vont en Chine, non pour enseigner la vraie religion, mais l’erreur. Je devrais t’écrire très longuement si je voulais te raconter tout ce que je vois. Mais j’ai dû faire une nombreuse correspondance pour les jeunes de mon groupe du Valdocco, et à ceux du Collège San Giovanni. Ces jours, il fait très chaud. Nous sommes très proches de l’Equateur, mais à partir de demain la chaleur diminuera. Demain, notre navire fera escale à Singapour. Nous y serons accueillis par les Pères de la Mission.

lundi 5 septembre 2016

EGLISE

>Pape François, homélie de la canonisation De Mère TERESA ce 04 09 2016 Mère Teresa, tout au long de son existence, a été une généreuse dispensatrice de la miséricorde divine, en se rendant disponible à travers l’accueil et la défense de la vie humaine, la vie dans le sein maternel comme la vie abandonnée et rejetée. Elle s’est dépensée dans la défense de la vie, en proclamant sans relâche que « celui qui n’est pas encore né est le plus faible, le plus petit, le plus misérable ». Elle s’est penchée sur les personnes abattues qu’on laisse mourir au bord des routes, en reconnaissant la dignité que Dieu leur a donnée ; elle a fait entendre sa voix aux puissants de la terre, afin qu’ils reconnaissent leurs fautes face aux crimes – face aux crimes – de la pauvreté qu’ils ont créée eux-mêmes. Sa mission dans les périphéries des villes et dans les périphéries existentielles perdure de nos jours comme un témoignage éloquent de la proximité de Dieu aux pauvres parmi les pauvres. Aujourd’hui, je remets cette figure emblématique de femme et de consacrée au monde du volontariat : qu’elle soit votre modèle de sainteté ! Je crois qu’il nous sera un peu difficile de l’appeler sainte Teresa ; sa sainteté nous est si proche, si tendre et si féconde que spontanément nous continuerons de lui dire : ‘‘Mère Teresa’’. Mère Teresa aimait dire : « Je ne parle peut-être pas leur langue, mais je peux sourire ». Portons son sourire dans le cœur et offrons-le à ceux que nous rencontrons sur notre chemin, surtout à ceux qui souffrent. Nous ouvrirons ainsi des horizons de joie et d’espérance à tant de personnes découragées, qui ont besoin aussi bien de compréhension que de tendresse.

dimanche 4 septembre 2016


 « Ma très chère Maman »

Don Callisto Caravario

Lettres de Don Callisto publiées par Francesco Motto, sdb

Traduction JB Beraud, sdb

Lettre N° 3

Océan Indien, 1er novembre 1924

Bien chère maman,

Je t’écris aujourd’hui en cette Fête de la Toussaint, Fête que nous passons en pleine mer. Encore neuf jours, et notre voyage sera terminé. Le jour de notre arrivée, je ne manquerai pas de t’écrire. Je crois que tu seras vraiment contente que je te raconte ce voyage, vraiment très beau.

Dimanche passé 26 octobre, notre navire s’est arrêté pour 12 heures dans l’île de Ceylan. Quand il fait escale pour un si long moment, nous descendons à terre pour faire quelques achats et marcher un peu. Notre visite dans l’île a été très intéressante. Pour gagner du temps, et voir le plus possible, nous sommes sortis avec trois automobiles. Après avoir visité la partie de la ville, habitée par les européens, notre voiture nous a conduits dans les quartiers des indigènes. Maman, quelle misère ! C’était vers 8 heures du matin, l’heure de se laver. Ils étaient vêtus très simplement. La plupart avait un linge de toilette autour du corps, et rien de plus. L’un ou l’autre avait une espèce d’habit. Très peu portaient des chaussures. Ils étaient assis sur la rue, ou couchés à même le sol, sans rien faire de la journée.

Tandis que nous découvrions tant de misère, nous sommes arrivés à l’Eglise catholique. La messe se terminait et les chrétiens s’installaient sur les gradins pour se faire photographier.  A peine nous ont-ils vus, qu’ils nous ont salués respectueusement. Tous étaient bien habillés et bien propres. Quel bien a fait dans ce pays le travail des Missionnaires.

mardi 30 août 2016

POLITIQUE


PACEM IN TERRIS

LETTRE ENCYCLIQUE
DU SOUVERAIN PONTIFE JEAN XXIII

Sur la paix entre toutes les nations,
fondée sur la vérité, la justice, la charité, la liberté. 

 

A nos vénérables frères, patriarches, primats, archevêques,
évêques et autres ordinaires, en paix et communion avec le Siège Apostolique,
au clergé et aux fidèles de l'univers ainsi qu'à tous les hommes de bonne volonté.

 

Vénérables frères et chers fils,
Salut et bénédiction apostolique,

 

INTRODUCTION

 

L'ordre dans l’univers

1 - La paix sur la terre, objet du profond désir de l'humanité de tous les temps, ne peut se fonder ni s'affermir que dans le respect absolu de l'ordre établi par Dieu.

2 - Les progrès des sciences et les inventions de la technique nous en convainquent : dans les êtres vivants et dans les forces de l'univers, il règne un ordre admirable, et c'est la grandeur de l'homme de pouvoir découvrir cet ordre et se forger les instruments par lesquels il capte les énergies naturelles et les assujettit à son service.

3 - Mais ce que montrent avant tout les progrès scientifiques et les inventions de la technique, c'est la grandeur infinie de Dieu, Créateur de l'univers et de l'homme lui-même. Il a créé l'univers en y déployant la munificence de sa sagesse et de sa bonté. Comme dit le Psalmiste : « Seigneur, Seigneur, que ton nom est magnifique sur la terre (1), que tes œuvres sont nombreuses, Seigneur ! Tu les as toutes accomplies avec sagesse (2). »

 

Donné à Rome, près Saint-Pierre, le Jeudi saint, 11 avril de l'année 1963, la cinquième de Notre pontificat.

IOANNES PP. XXIII

 

lundi 29 août 2016

POLITIQUE


RERUM NOVARUM

LETTRE ENCYCLIQUE
 DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIII





A tous Nos Vénérables Frères, les Patriarches, Primats, Archevêques et Evêques du monde catholique, en grâce et communion avec le Siège Apostolique.

Vénérables Frères, Salut et Bénédiction apostolique.

La soif d'innovations (1) qui depuis longtemps s'est emparée des sociétés et les tient dans une agitation fiévreuse devait, tôt ou tard, passer des régions de la politique dans la sphère voisine de l'économie sociale. En effet, l'industrie s'est développée et ses méthodes se sont complètement renouvelées. Les rapports entre patrons et ouvriers se sont modifiés. La richesse a afflué entre les mains d'un petit nombre et la multitude a été laissée dans l'indigence. Les ouvriers ont conçu une opinion plus haute d'eux-mêmes et ont contracté entre eux une union plus intime. Tous ces faits, sans parler de la corruption des moeurs, ont eu pour résultat un redoutable conflit.

Partout, les esprits sont en suspens et dans une anxieuse attente, ce qui seul suffit à prouver combien de graves intérêts sont ici engagés. Cette situation préoccupe à la fois le génie des savants, la prudence des sages, les délibérations des réunions populaires, la perspicacité des législateurs et les conseils des gouvernants. En ce moment, il n'est pas de question qui tourmente davantage l'esprit humain.

 

Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 15 mai 1891, l'an XIV de Notre Pontificat.

LÉON XIII