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mercredi 26 novembre 2014
REVUE DE PRESSE
CAMEROUN
« Le niveau de protection des Droits de
l’homme au Cameroun est de zéro. »
(Mme
Alice Nkom, Présidente du Conseil d’administration du Réseau des défenseurs des
droits humains en Afrique Centrale (REDHAC)
« Le
Messager » du mercredi 26 novembre
2014
« Le niveau de protection des Droits de
l’homme au Cameroun est de zéro. »
(Mme
Alice Nkom, Présidente du Conseil d’administration du Réseau des défenseurs des
droits humains en Afrique Centrale (REDHAC)
« Le
Messager » du mercredi 26 novembre
2014
mardi 9 octobre 2012
REVUE DE PRESSE
CAMEROUN
QUE CHERCHE LE POUVOIR ?
Du N° 115 - Du Journal
"EMERGENCE"
du lundi 1 10 2012 (Magnus Biaga)
« Le
simple fait, pour une personnalité de s’imaginer
dans un costume de présidentiable est un délit très
préjudiciable pour quiconque s’y aventurerait.
Mais aussi, et c’est lamentable, tous ceux des proches
de Paul Biya qui ont accepté de faire le deuil sur
leurs ambitions présidentielles, bien qu’aucun texte
réglementaire ne le leur interdise, peuvent aussi
saccager les caisses de l’Etat sans jamais être inquiétés.
dans un costume de présidentiable est un délit très
préjudiciable pour quiconque s’y aventurerait.
Mais aussi, et c’est lamentable, tous ceux des proches
de Paul Biya qui ont accepté de faire le deuil sur
leurs ambitions présidentielles, bien qu’aucun texte
réglementaire ne le leur interdise, peuvent aussi
saccager les caisses de l’Etat sans jamais être inquiétés.
C’est
pourquoi, vue sous cet angle, nous disons que
l’opération épervier est une entreprise biaisée et
subjective qui favorise la manifestation d’une justice
à deux vitesses sous le regard complice, amusé et
cynique du véritable procureur de la République
qui n’est autre que Paul Biya en personne. »
l’opération épervier est une entreprise biaisée et
subjective qui favorise la manifestation d’une justice
à deux vitesses sous le regard complice, amusé et
cynique du véritable procureur de la République
qui n’est autre que Paul Biya en personne. »
jeudi 16 août 2012
POLITIQUE
CAMEROUN
ENCORE UNE REUNION INTERDITE
Conférence d’annonce mouvementée
du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun
Par Idriss Linge - 14/08/2012, dans le "Journal du Cameroun Com"
Alors que les membres de ce parti recevaient le public et la presse,
les autorités ont suspendu l’électricité et l’accès à la salle
"Finalement l’incident survenu lundi 13 août à l’occasion de la conférence d’annonce officielle du MRC (Mouvement pour la Renaissance du Cameroun) à l’hôtel Hilton de Yaoundé, n’aura pas empêché l’événement de se tenir. « Je confirme que les forces de l’ordre sont arrivées sur les lieux avec le sous-préfet de Yaoundé III, et ont essayé d’interdire la tenue de la conférence. Seulement, celle-ci avait été accordée légalement et il ne pouvait revenir ainsi sur sa position. Donc ce qu’ils ont fait, ils ont obtenu du Hilton Hôtel qu’on leur coupe l’électricité et que l’entrée soit interdite », a expliqué Aristide Aboudi Ottou, un journaliste qui a couvert l’incident. L’irruption du sous-préfet a suscité la colère des organisateurs de la conférence, qui n’ont pas manqué d’exprimer leur colère. «Vous n’allez rien interdire même si vous venez avec le BIR (forces spéciales d’intervention)…Si nous étions réunis ici pour chanter les louanges de Paul et Chantal Biya vous nous aurez apporté des rafraîchissants…C’est honteux…C’est ça la république exemplaire ?», a demandé Alain Fogue, le président du Mouvement Pour la République (MPR), selon notre source. C’est finalement dans l’obscurité et avec un nombre de participants moins important, que cette conférence publique va se tenir. A l’extérieur de l'hôtel, il y'avait une foule de journalistes et d’autres participants, venus assister à l’événement. Selon des sources concordantes, c’est la présence de Maurice Kamto ancien ministre démissionnaire du gouvernement qui aurait été à l’origine de la pression de l’administration."
jeudi 19 juillet 2012
POLITIQUE
CAMEROUN
COUPABLES DE QUOI ?
On peut lire dans le Journal du Cameroun Com du 18 07 12
Verdict attendu ce 18 juillet pour Titus Edzoa et Michel Atangana
Par Idriss Linge - 18/07/2012
"En conclusion à un 2e procès à leur encontre, les tribunaux diront s’ils sont coupables des faits de détournement et de complicité qui leurs sont reprochés"
"....A cause de cette dénonciation Michel Atangana a été poursuivi avec
Edzoa Titus pour “trafic d’influence”… Pour le dénonciateur sa part du butin
(90 000 000 Fcfa) lui aurait permis d’acquérir une villa à Elig-Edzoa », a fait
savoir l’avocat, démontrant au passage qu’à aucun moment une preuve formelle de
décharge des sommes querellées dans le cadre de l’affaire, n’a été apportée.
L’avocat estime que ses clients ont agi sur la base d’actes signés du Président
de la République lui-même, et que si ces actes sont à l’origine de
détournement, il revient à l’assemblée nationale de trancher d’une telle
affaire. « La personne qui a exercé l’opportunité de poursuite dans cette
affaire s’est trompée. Selon le conseil rien n’a été respecté dans cette
procédure où son client a enduré 52 jours de garde à vue pour cause de grand
banditisme, 4050 jours de détention préventive, 11 années d’instruction, 15 ans
de prison sans cause », fait savoir maitre Tchoungang."
LE REGARD DE "MONDEACONSTRUIRE"
Au moment où nous publions, nous n'avons pas encore de réponse.
Mais chacun de nos lecteurs peut se poser des questions devant de telles affirmations: "L’avocat estime que ses clients ont agi sur la base d’actes signés du Président de la République lui-même, et que si ces actes sont à l’origine de détournement, il revient à l’assemblée nationale de trancher d’une telle affaire." Difficile de voir dans de tels propos des signes de transparence sans équivoque.
Pierre Jarret
Mais chacun de nos lecteurs peut se poser des questions devant de telles affirmations: "L’avocat estime que ses clients ont agi sur la base d’actes signés du Président de la République lui-même, et que si ces actes sont à l’origine de détournement, il revient à l’assemblée nationale de trancher d’une telle affaire." Difficile de voir dans de tels propos des signes de transparence sans équivoque.
Pierre Jarret
vendredi 15 juin 2012
POLITIQUE
CAMEROUN
L’affaire Lydienne Yen Eyoum
Le quotidien français « Libération » parle dans son édition du 18 mai 2012 de l’arbitraire et des conditions inhumaines de détention de l’avocate franco-camerounaise Lydienne Yen Eyoum. Elle a été arrêtée au Cameroun le 10 janvier 2010. De Paris ses deux avocats interpellent Mr Paul Biya, Président de la République qui n’a pas répondu.
Le ministre Directeur du Cabinet civil, Mr Martin Belinga Eboutou écrit dans le journal gouvernemental camerounais « Cameroon Tribune » du 13 juin 2012: « Je préfère passer sur ce grief, exprimé de façon assez discourtoise, par les auteurs de la tribune en question, oublieux pour les besoins de la cause de la séparation des pouvoirs dans les démocraties comme celle du Cameroun. »
On croit rêver ! Le 7 juin, à peine cinq jours auparavant, Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala déclarait (Ndlr- Voir dans notre édition précédente): « C’est la vraie Dictature qui s’installe, et la justice sociale, on n’en parlera plus… »
Pierre Jarret
L’affaire Lydienne Yen Eyoum
Le quotidien français « Libération » parle dans son édition du 18 mai 2012 de l’arbitraire et des conditions inhumaines de détention de l’avocate franco-camerounaise Lydienne Yen Eyoum. Elle a été arrêtée au Cameroun le 10 janvier 2010. De Paris ses deux avocats interpellent Mr Paul Biya, Président de la République qui n’a pas répondu.
Le ministre Directeur du Cabinet civil, Mr Martin Belinga Eboutou écrit dans le journal gouvernemental camerounais « Cameroon Tribune » du 13 juin 2012: « Je préfère passer sur ce grief, exprimé de façon assez discourtoise, par les auteurs de la tribune en question, oublieux pour les besoins de la cause de la séparation des pouvoirs dans les démocraties comme celle du Cameroun. »
On croit rêver ! Le 7 juin, à peine cinq jours auparavant, Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala déclarait (Ndlr- Voir dans notre édition précédente): « C’est la vraie Dictature qui s’installe, et la justice sociale, on n’en parlera plus… »
Pierre Jarret
samedi 5 mai 2012
POLITIQUE
CAMEROUN : LE POUVOIR ET LE CYNISME
De la Lettre ouverte de M. Marafa
à M. le Président de la République
(Voir le texte complet de cette lettre sur notre blog du 3 mai 2012)
« Cette indépendance d’esprit m’avait
permis de vous dire, après l’élection présidentielle de 2004, que ce septennat
devrait être le dernier pour vous et que nous devrions tous nous mobiliser pour
le succès des « grandes ambitions » afin que votre sortie de la scène politique
se fasse avec fanfare, que vous jouissiez d’un repos bien mérité, à l’intérieur
de notre pays.
C’est possible ! Mais j’exprimais sincèrement ce que
je pensais à l’époque
être dans votre intérêt et dans celui de notre pays. Ma
conviction à l’époque
était qu’un mandat supplémentaire serait le mandat de
trop. Comme nous
allons le voir, le harcèlement et la vindicte à mon égard
datent de ce temps-
là ; aujourd’hui, je paye peut-être pour cette lucide franchise. »
LE REGARD DE « MONDEACONSTRUIRE »
Il y a des signes qui ne trompent pas. M.
Biya veut se maintenir au
pouvoir, coûte que coûte. Pas même les conseils d’un
ami ne peuvent
l’émouvoir. Un « repos bien mérité » après ce
« dernier septennat »
sont des mots qui ne peuvent avoir de sens
lorsque l’espace devient
machiavélique à un tel point. L’Histoire ne donne aucune
preuve
qu’un Dictateur puisse un beau jour épanouir son peuple, et encore
moins
s’épanouir lui-même.
"Le mandat de trop" peut entraîner à la catastrophe.
Pierre JARRET
samedi 7 janvier 2012
REVUE DE PRESSE
CAMEROUN : DOUALA
VERS LE CALME OU L'EMBRASEMENT ?
"Ce 4 janvier 2012 en mi-journée, un snack-bar de plus, a été brûlé par des assaillants à Douala. "J’ai reçu un coup de fil autour de 10h du matin, qui m’informait que ma boîte était en train de cramer. Lorsque je me déporte sur les lieux, c’est la désolation, relate Isaac Ngambi, directeur de cet établissement sis à la Rue de la joie à Deïdo. Selon des informations recueillies sur place, quatre individus, sur quatre motos, opèrent une incursion dans le quartier. Ils lancent des bombes artisanales sur deux toits de domiciles. Dans leur action, un débit de boisson s’enflamme et se consume totalement. N’eut été la prompte réaction des sapeurs-pompiers, la seconde concession se serait également embrasée informe "Mutations".
Pour "Le Jour", c’est la Peur sur la ville de Douala lorsque "Cameroon-Tribune" préfère mettre en avant l’apaisement: "Calme après la tempête à Deido" titre-t-il en soulignant que: "Au terme d’une folle journée de mardi, les autorités administratives ont mis fin à la tension entre riverains et motos-taximen: il a fallu que les autorités administratives remontent au créneau."
(Journal du Cameroun, com, du 6 janvier 2012)
VERS LE CALME OU L'EMBRASEMENT ?
![]() |
| Un kiosque à journaux à Yaoundé. Nombre de personnes n'ont pas la possibilité d'acheter un quotidien. Alors, on regarde les "unes" et on commente. (Ph Journal Cameroun com) |
"Ce 4 janvier 2012 en mi-journée, un snack-bar de plus, a été brûlé par des assaillants à Douala. "J’ai reçu un coup de fil autour de 10h du matin, qui m’informait que ma boîte était en train de cramer. Lorsque je me déporte sur les lieux, c’est la désolation, relate Isaac Ngambi, directeur de cet établissement sis à la Rue de la joie à Deïdo. Selon des informations recueillies sur place, quatre individus, sur quatre motos, opèrent une incursion dans le quartier. Ils lancent des bombes artisanales sur deux toits de domiciles. Dans leur action, un débit de boisson s’enflamme et se consume totalement. N’eut été la prompte réaction des sapeurs-pompiers, la seconde concession se serait également embrasée informe "Mutations".
Pour "Le Jour", c’est la Peur sur la ville de Douala lorsque "Cameroon-Tribune" préfère mettre en avant l’apaisement: "Calme après la tempête à Deido" titre-t-il en soulignant que: "Au terme d’une folle journée de mardi, les autorités administratives ont mis fin à la tension entre riverains et motos-taximen: il a fallu que les autorités administratives remontent au créneau."
(Journal du Cameroun, com, du 6 janvier 2012)
jeudi 5 janvier 2012
REVUE DE PRESSE
NIGERIA
NOUVEAUX RISQUES
"C'est maintenant la peur d'une guerre de religions au Nigeria qui s'accentue après l'ultimatum de trois jours aux chrétiens pour quitter le nord du pays, lancé par Boko Haram par l'intermédiaire d'Abou Qaeqa, un de ses porte-parole, qui a également affirmé qu'ils étaient prêts à affronter l'armée. La secte répond ainsi au président Goodluck Jonathan qui, dans son discours, a juré d'écraser Boko Haram après avoir décrété l'état d'urgence dans les zones touchées par les violences. De son côté, l'association des chrétiens du Nigeria (CAN) a promis de répondre de manière appropriée en cas de nouvelle attaque; mais la CAN n'a pas souhaité s'expliquer davantage au sujet du mode de «réponse» en question. Boko Haram n’ayant pas de signes distinctifs, il y a le risque, en voulant répliquer aux attaques de la secte, de frapper des symboles ou des adeptes de la religion musulmane dont certains ne partageraient pas la vision des illuminés de Boko Haram. Ces derniers vont certainement à leur tour y répondre et on risquerait d'assister à une escalade des violences religieuses dans le pays, pire, à une guerre de religions."
(Du Journal du Cameroun com,
Gertrude Mezatio)
NOUVEAUX RISQUES
"C'est maintenant la peur d'une guerre de religions au Nigeria qui s'accentue après l'ultimatum de trois jours aux chrétiens pour quitter le nord du pays, lancé par Boko Haram par l'intermédiaire d'Abou Qaeqa, un de ses porte-parole, qui a également affirmé qu'ils étaient prêts à affronter l'armée. La secte répond ainsi au président Goodluck Jonathan qui, dans son discours, a juré d'écraser Boko Haram après avoir décrété l'état d'urgence dans les zones touchées par les violences. De son côté, l'association des chrétiens du Nigeria (CAN) a promis de répondre de manière appropriée en cas de nouvelle attaque; mais la CAN n'a pas souhaité s'expliquer davantage au sujet du mode de «réponse» en question. Boko Haram n’ayant pas de signes distinctifs, il y a le risque, en voulant répliquer aux attaques de la secte, de frapper des symboles ou des adeptes de la religion musulmane dont certains ne partageraient pas la vision des illuminés de Boko Haram. Ces derniers vont certainement à leur tour y répondre et on risquerait d'assister à une escalade des violences religieuses dans le pays, pire, à une guerre de religions."
(Du Journal du Cameroun com,
Gertrude Mezatio)
vendredi 26 août 2011
REVUE DE PRESSE
« NOUS NE SOMMES PLUS
EN FEVRIER 2008 »
Sur l’hebdomadaire « Emergence » N° 62 du 22 au 28 août 2011,
M. Magnus Biaga écrit dans l’Editorial:
« Dès lors qu’on a la liberté de manifester pacifiquement, il devient inadmissible de casser pour se faire entendre. Cela devient du gangstérisme. Par contre, dans nos dictatures où toute marche (même pacifique) est interdite et réprimée avec barbarie, la violence peut devenir une alternative.
Chaque citoyen qui tombera sous les balles de quelque soldatesque que ce soit sera un coup de canif donné à la légitimité de tout pouvoir.
Avec les technologies de l’information, Paris, Washington, Londres et les autres capitales seront au fait de ce qui se passe […] il faut le rappeler, nous ne sommes plus en février 2008 où l’armée pouvait tuer impunément.
D’ailleurs, la communauté internationale sera d’autant plus prompte à réagir qu’elle aura affaire à un régime qui est au pouvoir depuis 30 ans. »
Nos lecteurs se souviennent de cette tragédie qui avait secoué le Cameroun entre les 23 et 28 février 2008. Selon les ONG, un lourd bilan faisait état de 139 morts. Le gouvernement en reconnaissait une quarantaine, ce qui était déjà bien trop.
Peu de voix s’élevaient pour condamner ce drame national. Cependant, Mgr Samuel Kléda, alors Archevêque Coadjuteur de Douala, présidait le 28 mars 2008, dans la Cathédrale Saints Pierre et Paul, une Messe « pour les victimes des émeutes de février ». Celui qui allait succéder quelques semaines plus tard au Cardinal Christian Tumi, comme Archevêque de Douala, n’hésitait pas à affirmer dans son homélie : « Devant la gravité des tristes événements que nous venons de vivre…, il sied de demander au Christ ressuscité de nous accorder un esprit de sagesse et de discernement, un esprit de service afin que les problèmes socio-politiques qui sont à l’origine de ces manifestations puissent trouver des solutions adéquates et que ces manifestations ne se reproduisent plus jamais… » (Cité par Claude Zeba dans « L’Effort Camerounais » N° 427 du 2 au 15 avril 2008)
Depuis la Lettre de St Jacques et celles de St Paul aux Corinthiens ou à Philémon, l’Eglise de Jésus-Christ ne recule jamais pour affirmer la dignité des personnes face à toutes les situations sociales, économiques et politiques. « L’homme doit être au centre de toute étude économique », a redit Benoît XVI aux journalistes dans l’avion qui le menait de Rome à Madrid pour les JMJ de la semaine dernière. Evénements et textes à réfléchir en temps d’élections.
Jean Baptiste Beraud, sdb
mardi 26 juillet 2011
POLITIQUE
CAMEROUN - M. PAUL BIYA
ET LES ETUDIANTS CAMEROUNAIS
EN CHINE
Durant son voyage récent en Chine, le chef de l’Etat camerounais a rencontré par son délégué, les jeunes de son pays qui sont étudiants là-bas. Le correspondant du « Journal du Cameroun.Com » rédige l’article suivant (extraits)
« En d’autres termes, le chef de l’Etat a voulu dire : « Ne gaspillez pas votre énergie en faisant des grèves, le Cameroun est sur une bonne voie et en 2035 nous serons émergents. Dans la foulée, un paquet a été remis à ces étudiants. L’équivalent selon le quotidien bilingue national, Cameroon-Tribune, de 9 millions de FCFA. Il est difficile de savoir ce que représente cette somme, ou encore de savoir comment sera effectuée la redistribution. Mais cette rencontre intervient alors que des étudiants camerounais en Chine ont révélé au mois de mai 2011 être encore dans l’attente de 24 mois d’arriérés de la contrepartie camerounaise, au titre de bourse d’étude. Une année de solde continue d’être réclamée.
«…La coopération avec la Chine s’est diversifiée et la Chine est aujourd’hui présente dans les secteurs aussi important que ceux de l’énergie, des infrastructures et du développement agricole. Ce partenariat de type nouveau constitue une belle illustration de la coopération Sud-sud, que nous avons toujours appelé de tous nos vœux. Elle est bénéfique parce qu’adaptée à nos besoins, nos attentes, à nos moyens» a fait savoir le président camerounais. Cependant, il rassure ses partenaires occidentaux. «Mais, de notre point de vue, elle n’est qu’un jalon dans l’espace de coopération et de solidarité entre le Nord et le sud, qu’il faut encore développer et consolider, pour remédier aux déséquilibres et à l’iniquité des relations internationales» a ajouté le président Paul Biya.
Dans le contexte actuel, ces paroles peuvent être riches de significations. De façon globale, le président P. Biya semble rappeler aux occidentaux responsables du déséquilibre actuel dans le monde, que l’alternative chinoise est désormais effective. Une vérité au regard de l’implication notamment financière, de la Chine ces dernières années. Mais plusieurs questions demeurent. La Chine a-t-elle les moyens de faire face à sa demande intérieure et aux exigences d’un continent d’un milliard d’habitants dont la moitié est démunie? De nombreux observateurs estiment que l’empire du milieu joue une partie serrée. Le président Biya devrait visiter une ville portuaire pour boucler son voyage officiel. »
Dans le contexte actuel, ces paroles peuvent être riches de significations. De façon globale, le président P. Biya semble rappeler aux occidentaux responsables du déséquilibre actuel dans le monde, que l’alternative chinoise est désormais effective. Une vérité au regard de l’implication notamment financière, de la Chine ces dernières années. Mais plusieurs questions demeurent. La Chine a-t-elle les moyens de faire face à sa demande intérieure et aux exigences d’un continent d’un milliard d’habitants dont la moitié est démunie? De nombreux observateurs estiment que l’empire du milieu joue une partie serrée. Le président Biya devrait visiter une ville portuaire pour boucler son voyage officiel. »
(« Journal du Cameroun. Com » du lundi 25 juillet 2011)
lundi 16 mai 2011
Le Ministre et la liberté de la Presse
CAMEROUN : M. le Ministre de la Communication a une curieuse idée de la Liberté de la Presse
M. Issa Tchiroma, Ministre de la Communication à Yaoundé, trouve les mots qu’il faut pour encourager les journalistes à se sentir libres dans leurs réactions. D’emblée, il leur assène : « Tout ce que nous faisons vise la réélection du Président Biya… ». Les appels se font précis : « Le gouvernement vous écoute… ». Il prie les médias de « ne plus relayer les informations venues de l’extérieur ». Selon son jugement, ces informations sont de nature à créer « du désordre dans notre beau pays le Cameroun. ». Quelques affirmations concluent l’ensemble : « Le temps du journalisme n’est pas celui du politique… L’Etat n’a pas d’autre choix que celui d’être prudent. »
(D’après le Messager du jeudi 5 mai 2011)
mardi 8 février 2011
Dans la Presse camerouniase
REVUE DE PRESSE CAMEROUNAISE
« Pourquoi l’Afrique brûle maintenant ? »
Les peuples ne supportent plus les longs séjours à la tête des Etats, et la manipulation de leurs dirigeants par l’Occident…
L’Egypte continue de brûler. ..Hosni Moubarak…qui a fait une trentaine d’années au pouvoir n’entend pas lâcher prise avant septembre… (En) Tunisie, la révolte populaire a contraint le président Ben Ali à quitter le pouvoir le 14 janvier…
Avenir gris
La Côte d’Ivoire, la Tunisie et l’Egypte ne sont que des symboles. Leur situation actuelle est symptomatique de ce qui pourrait arriver à nombre de pays africains : le Soudan, le Zimbabwe, le Kenya, le Cameroun, le Tchad, etc
Un peu partout en Afrique, la pauvreté, le chômage, les ambitions démesurées, la mainmise d’un groupe ou d’une famille sur les hautes charges de l’Etat… constituent des points de divergence entre les dirigeants actuels et une bonne partie du peuple. De plus en plus, ces derniers entendent revendiquer leurs droits… »
Ibrahim FALL, dans Le Messager N° 3279 du lundi 7 février 2011
« Anniversaire de février 2008 »
« Le pouvoir a rarement pensé au peuple et il le fera difficilement en cette fin de règne. (Ndlr. M. Paul Biya est depuis 29 ans au pouvoir). Probablement paniqué par ce qui s’est passé en Tunisie et qui se passe en Egypte, Paul Biya a choisi, comme d’habitude, de gagner du temps pour sauver son système. La rue a grondé en 2008 au Cameroun parce qu’elle avait faim. Elle a grondé et chassé un chef d’Etat en Tunisie parce qu’elle ne voyait plus de pain, de lait et de sucre…A quelques mois de ce triste anniversaire des émeutes de fin février 2008, le chef de l’Etat choisit de leur donner du poisson et du pain, le temps qu’il achève son mandat et se fasse élire… »
Alain R. BATONGUE , dans Mutations N° 2841 du lundi 7 février 2011
(Ndlr. Fin février 2008, des manifestations de rues importantes se déroulaient à Yaoudé et à Douala. Des jeunes cassaient des kiosques et des vitrines. Le lendemain, le gouvernement lançait sur eux la force publique. L’Etat reconnaissait 40 morts. Les organisations en comptaient 139. Dans l’Eglise, une voix se faisait entendre vigoureusement. L’Atchevêque de Douala condamnait cette tuerie : « La culpabilité des « casses » n’est pas à rechercher dans les jeunes, elle est dans la situation socio-politique dans laquelle ils sont maintenus depuis tant d’années »)
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