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vendredi 18 mai 2012

POLITIQUE

CAMEROUN

L’ETRANGE AFFAIRE DE "L’ALBATROS"

Mr Jean Marie Atangana Mebara, ancien Secrétaire Général de la Présidence de la République (Cameroun) du Président Biya, se trouve incarcéré depuis le 6 août 2008 dans la Prison Centrale de Kondengui (Yaoundé).

Dans son livre « Lettres d’ailleurs », publié récemment par l’Harmattan et préfacé par le Cardinal Christian Tumi, Mr Jean Marie Atangana Mebara écrit à M. François Mattei, journaliste français et auteur de l’ouvrage « Le Code Biya » (Balland 2009) :

« (Monsieur Mattei, vous écrivez en page 285) On a vu Paul Biya déclencher les foudres de sa colère plusieurs années après que l’un de ses collaborateurs a fauté…Ainsi en a-t-il été de l’affaire de l’avion présidentiel où le secrétaire général (ndlr JM Antagana Mebara) chargé d’acquérir un nouvel appareil pour remplacer l’ancien a dû attendre quatre ans pour se voir demander des comptes.
L'invention d'un "atterrissage à Douala"

Dès le premier voyage officiel dans le nouvel avion, de très graves incidents techniques survinrent, alors que le Président et sa famille, en route vers l’Europe, étaient à bord et survolaient le Nigeria…Après un atterrissage difficile à Douala… »

Telle est la version de M. Mattei (p 159)

C’est celle qui a été divulguée partout, et particulièrement par les Maîtres de Yaoundé. Malheureusement pour eux, les dépositions de l’équipage de l’avion, présents dans l’appareil au moment du vol, en compagnie de la famille Biya elle-même, sont catégoriques. Si l’appareil a eu un bref instant d’hésitation parce que les «roues ne se repliaient pas tout de suite», incident assez connu par les habitués de l’aéronautique, ce problème a été rapidement réglé. Avec les témoins, il faut donc déjà affirmer :  « Récit faux. Il n’y a jamais eu d’atterrissage à Douala. »
L'invention d'une "tentative d'assassinat"

M. Mébara écrit dans son livre : « Le Colonel Charles Ndongue, un des officiers de l’Etat Major particulier du Président de la République, présent dans le cockpit durant le vol en question (déclarera) : « Il faut exclure d’emblée toute main criminelle…C’était un incident mineur… »

Mr Betham, commandant de bord lors du vol, atteste :  « Je confirme qu’il n’y a pas eu de main criminelle dans cet incident… »

On se trouve très loin des allégations à une "tentative de Mébara de tuer le Président, à travers ce « cercueil volant » afin de s’emparer du pouvoir."

Mais maintenant, comment expliquer que M. Mébara, blanchi de cette accusation et de deux autres très graves, s’est vu, au moment de quitter la prison,  arrêté à nouveau pour une autre affaire, dont personne n’avait parlé auparavant. Qui a intérêt à Yaoundé à maintenir les gens en prison ?
Ces délires d'imagination pour inventer de fausses  nouvelles rappellent terriblement le fameux cas journalistique de Timisoara, dans la Roumanie d'après le mur de Berlin. Ils rappellent encore davantage les méthodes nazies et de l'ancienne URSS pour envoyer les gens dans les goulags et autres camps de concentration,
                                             Pierre Jarret


lundi 14 mai 2012

POLITIQUE


CAMEROUN

"ILS FONT L’HISTOIRE"

Mr Jean Marie Atangana Mebara, ancien Secrétaire Général de la Présidence de la République (Cameroun) du Président Biya, se trouve incarcéré depuis le 6 août 2008 dans la Prison Centrale de Kondengui (Yaoundé).

Blanchi de toute accusation par le tribunal dans une affaire de détournement d’argent au sujet de l’achat d’un avion présidentiel pour Mr. Biya, Mr Atangana Mebara croyait son calvaire terminé ce 4 mai dernier. Deux nouveaux chefs d’accusation sont immédiatement trouvés pour la maintenir derrière les barreaux.

Sortant d’un long silence, Mr Jean Marie Atangana Mebara vient de faire  publier à l’Harmattan un livre sur une curieuse « Opération Epervier » par laquelle le Régime en place à Yaoundé a déjà fait jeter en prison une série de ministres, dont un premier ministre, et plusieurs très Hauts Commis des derniers  Gouvernements.

De sa prison, Mr Atangana Mébara a choisi de raconter ce qu’il vit, sous forme de lettres.

Le Cardinal Tumi a accepté de suite d’assurer la préface à ces 320 pages intitulées « Lettres d’ailleurs ».

Avec une délicatesse de respect pour chaque personne, l’ancien « premier Collaborateur de M. Paul Biya » y révèle aussi très nettement les arcanes plutôt scabreuses d’un pouvoir qui veut se maintenir coûte que coûte.

Lignes « choisies » :

« A la Présidence de la République, il y avait aussi des individus aux rôles obscurs et flous, certains se vantant dans les salons privés d’avoir l’oreille du Chef de l’Etat. Ils enquêtaient sur tout et sur tous, sans mandat, seulement parce que c’était leur « sale boulot »

jeudi 15 décembre 2011

REVUE DE PRESSE


LA CHINE ET LE CAMEROUN

         Il y a trois jours, Monsieur Paul Biya, qui commence son sixième mandat, après une élection largement contestée, vient de nommer un nouveau gouvernement. Tel que la nouvelle avait été annoncée, on pouvait s'attendre à un remaniement sérieux et à une ouverture à l'opposition. C'était mal prévoir une décision pourtant largement significative de ces longues années d'un système "subtilement corrompant". Des gens qui réfléchissent analysent l’évènement. La Chine, présentée comme très liée avec le pouvoir actuel camerounais, ne s'embarrasse pas pour dire ce qu'elle pense. Ci-dessous, révélatrice, une note de la célèbre Agence "Xinhua"



          "Selon l’agence chinoise de presse Xinhua :

       « Très attendu du peuple camerounais, le nouveau gouvernement a finalement créé peu de surprises. Le grand chamboulement escompté pour fixer le cap de la politique des « grandes réalisations » annoncée par le chef de l’Etat réélu après 29 ans de magistrature suprême comme un chantier d’envergure » destiné à inscrire le Cameroun au rang des pays émergents au cours des prochaines années, n’a pas eu lieu. »
                      
                                ( Cité par Edouad Kingue dans le Messager du lundi 12 décembre 2011)

jeudi 2 juin 2011

Solidarité rurale mondiale

Paysans d'Afrique, d'Europe, du monde, tous ensemble

NDLR - Nous avons publié dans  deux de nos éditions récentes les difficultés des paysans camerounais à faire entendre leur voix, dans un pays où facilement les manifestations les plus pacifiques sont empêchées ou même parfois sauvagement réprimées. Des échos internationaux nous sont arrivés rapidement. Les services de la « Commission européenne de l’agriculture et du développement rural » nous ont transmis, suite à la parution de notre texte, la lettre de M. José Bové, député européen, vice-président de la Commission. Nous en publions le texte ci-dessous. Par sa Doctrine Sociale, l'Eglise qui respecte tous les combats pour plus de justice et de fraternité entre les hommes et les peuples, veut aussi reconnaître constamment la dignité de chaque personne humaine.


i.

vendredi 20 mai 2011

Cameroun - Le Cardinal Tumi et les massacres de Douala

« Lorsque le président de la République avait créé le commandement opérationnel, c’était pour lutter contre le grand banditisme…On s’est rendu compte que les dérives du Commandement opérationnel se multipliaient…Il y avait dans cette unité des anciens prisonniers pour pouvoir  livrer leurs amis braqueurs et autres malfaiteurs…Le Commandement opérationnel a recensé certains coins de la ville de Douala et en a fait des lieux d’exécutions extrajudiciaires, des abattoirs humains.  La population de Douala vivait sous la torture et les arrestations arbitraires, des rafles inopinées, des interpellations intempestives…»
 (Ndlr. Les faits remontent  au début des années  2000. La presse camerounaise avait beaucoup évoqué l’affaire de neuf jeunes disparus de Bépanda. J’étais allé à Douala rencontrer le Cardinal Tumi pour avoir plus de précisions. Le Cardinal avait eu cette réponse : « Les journaux parlent de neuf jeunes disparus. Mais l’ACAT pense que Douala compte un millier de disparus ces derniers mois… »)
(D’après Mutations du lundi 16 mai 2011-Eric Roland Kongou )

lundi 28 février 2011

HISTOIRE du CAMEROUN - Un jour comme aujourd'hui


28 Février 1984 : Condamnation à mort par contumace d’Ahmadou Ahidjo. Il est accusé de complot contre la sûreté de l’Etat.