mardi 20 novembre 2012

POLITIQUE



République Démocratique du Congo 

Guerre et choléra. Urgence à Goma 


(Transmis par l'Agence Salésienne ANS,
avec les salésiens sur place)
             


 
Photo de l'article -RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO – GUERRE ET CHOLÉRA. URGENCE À GOMA

 
Hier, le 19 novembre, près de Goma, sont recommencées les hostilités entre l’armée régulière congolaise (FARDC) et plusieurs groupes rebelles, dont le principal est le M23. La population, effrayée, abandonne les endroits les plus exposés et nombre sont ceux qui cherchent un abri dans le centre salésien de Goma, qui accueille tous, mais qui s’il ne sera pas soutenu d’une manière adéquate, risque bientôt la catastrophe. Et parmi les réfugiés, l’on a déjà enregistré deux cas de choléra.
Dans les trois derniers jours seulement, plus de 7.000 personnes se sont réfugiées dans le Centre éducatif Don Bosco Ngangi de Goma, géré par les salésiens avec le soutien du Volontariat international pour le développement (VIS). Selon un recensement réalisé pour l’occasion, parmi les réfugiés il y a 5.000 enfants, 111 desquels sont arrivés sans aucun accompagnateur.
“La trêve prévue dans la journée de hier (18 novembre, ndr) n’a pas duré. Des coups de fusil et même de mortier ou de canon, les réservoirs près de l’aéroport brulent et l’intervention de la MONUSCO, la force Onu présente dans la région, n’est pas efficace. Pourquoi? Je ne sais pas jusqu’où ira la folie des hommes” raconte le père Piero Gavioli, directeur du centre salésien.
“Il semble de revivre les combats de 2008, tout est identique: les mêmes situations, les mêmes visages, le même désespoir des gens. Mais en 2008, il n’y avait pas d’armes lourdes, il n’y a pas eu d’échanges de coups de feu si longtemps. Nous allons vers la guerre”, commentent deux volontaires du VIS. Aujourd’hui, le 20 novembre, la situation s’est aggravée avec l’ouverture d’un autre versant du conflit à la frontière congo-rwandaise.
Les réfugiés se sont installés dans les différentes salles de l’œuvre, dans des abris de fortune sur le terrain de basket et dans tous les espaces disponibles. “Mais si, comme nous le faisons, nous leur donnons à manger, bientôt nous n’aurons plus rien même pour les 3.300 mineurs en difficulté qui fréquentent tous les jours le centre. Nous avons reçu de l’eau de la Croix rouge internationale, avec quelques biscuits et la promesse de nourriture de la part du Programme alimentaire mondial. Nous sommes également soutenus par ‘War Child’ et le ‘Norwegian Refugee Council’. Ma entretemps, il y a eu les deux premiers cas de choléra” continua le père Gavioli.
Le personnel du Centre est au travail, présent et très généreux, et même dans les difficultés l’on peut trouver des raisons pour continuer à espérer dans la vie: “L’autre nuit est né un enfant dans le centre, fils d’une réfugiée. Devant la folie des hommes – conclue le directeur de Goma – nous nous refugions entre les mains du Seigneur qui nous donne le courage de faire tout ce que nous pouvons faire, pour ces frères et sœurs désespérés et résignés, pour les enfants qui ne comprennent pas pourquoi”.
Informé de la situation, le Recteur Majeur, père Pascual Chávez a envoyé un message au père Gavioli, le remerciant pour avoir agi avec prompte générosité aux exigences des réfugiés et des évacués. “Pour eux, vous êtes la manifestation de l’Amour de Dieu qui les accueille et les soigne dans la mesure du possible. Je comprends parfaitement la difficulté que ces soins pastoraux comportent, aussi bien pour la gestion de ces milliers de personnes que pour assurer l’eau et la nourriture, difficultés auxquelles s’ajoute le début du choléra”. Le père Chávez a également assuré le soutien des Procures missionnaires salésiennes à l’œuvre de Goma “pour affronter cette urgence de la meilleure des manières, en espérant que la paix puisse être bientôt rétablie ” et a confié tout le monde à la protection maternelle de Marie Auxiliatrice.

ANS  GOMA - Publié le 20 novembre 2012

LE REGARD DE "MONDEACONSTRUIRE"

Goma, ville martyre, à la frontière entre la RDC et le Rwanda. Depuis longtemps, les Fils de Don Bosco sont à Goma. Ils ont vu passer ces dernières années de longues files de réfugiés, victimes de tous les combats, de tous les marchands d'armes, et de tous les égoïsmes.
Il y a quelques trois ans, au cours d'une retraite prêchée là-bas, Honorato, salésien coadjuteur, missionnaire dans ces parages où il a été témoin de tant de haine, de tant de massacres, me disait chaque soir, sa joie d'avoir vu au milieu de ces enfers, des gestes de délicatesse que personne n'attendrait plus dans de telles situations. Une famille qui n'a plus rien, sauf ses trois enfants qu'elle a gardé en vie jusque là, en prend encore un autre qui n'a plus personne. Des militaires eux-mêmes se proposent pour reconstruire l'école, en grande partie dévastée.
Des femmes et des  hommes qui croient malgré tout à la paix, cela aussi existe. "Nouvelle évangélisation" celle-ci, dont peut-être on n'ose pas assez parler,
                                     Jean Baptiste Beraud, sdb

lundi 19 novembre 2012

DANS L'ESPRIT


VATICAN


BENOIT XVI AUX EVEQUES DE FRANCE
 
« Comme pasteurs, nous sommes, bien sûr, conscients de nos limites, mais, confiants dans la force du Christ, nous savons aussi qu’il nous revient d’être « les hérauts de la foi » (Lumen Gentium, n.50) qui doivent, avec les prêtres et les fidèles, témoigner du message du Christ « de telle façon que toutes les activités terrestres des fidèles puissent être baignées de la lumière du Christ. » (Gaudium et Spes, n.43, § 5)

(Benoît  XVI, aux évêques de France en visite « ad limina » le samedi 17 novembre 2012)

dimanche 18 novembre 2012

EGLISE


VATICAN

BENOIT XVI PREPARE LES JEUNES

AUX JMJ DE RIO

(23-28 JUILLET 2013)

 Deux champs particuliers d'apostolat:
internet et les voyages

Benoît XVI a publié vendredi 16 novembre son message pour les 28èmes Journées mondiales de la jeunesse, qui auront lieu à Rio de Janeiro (Brésil), du 23 au 28 juillet 2013.

« Allez ! De toutes les nations faites des disciples. » (cf. Mt 28, 19)

 
….  « Je voudrais signaler deux domaines dans lesquels votre engagement missionnaire est particulièrement requis. Le premier champ d’apostolat est le monde des communications sociales, en particulier le monde d’internet. Très chers jeunes, comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, « engagez-vous à introduire dans la culture de ce nouvel espace communicatif et informatif les valeurs sur lesquelles s’appuie votre vie ! (…) C’est à vous, jeunes, qui vous trouvez presque spontanément en syntonie avec ces nouveaux moyens de communication, qu’incombe, en particulier, la tâche de l’Évangélisation de ce « continent digital ». » (Benoît XVI, Message pour la XLIIIème Journée Mondiale des communications sociales, 24 mai 2009). Usez donc ce moyen de communication avec sagesse, en évitant les pièges inhérents à internet, en particulier le risque de dépendance, le danger de confondre le monde réel et le monde virtuel, de substituer la rencontre et le dialogue direct avec les personnes par des contacts sur le web.

Le deuxième domaine est celui des voyages. Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes ont l’occasion de voyager, soit pour leurs études, soit pour leur travail, soit pour des loisirs. Je pense aussi à tous les mouvements migratoires, où des millions de personnes se déplacent et changent de régions ou de pays pour des raisons économiques ou sociales. Ces phénomènes peuvent aussi devenir de providentielles occasions pour la diffusion de l’Évangile. Chers jeunes, n’ayez pas peur de témoigner de votre foi dans ces contextes aussi. Communiquer la joie de la rencontre avec le Christ : voilà un cadeau magnifique que vous pourriez faire à ceux qui vous accueillent. »

 

 

samedi 17 novembre 2012

EGLISE

VATICAN

LE PAPE ET LES JEUNES


Benoît XVI a publié vendredi 16 novembre son message pour les 28èmes Journées mondiales de la jeunesse, qui auront lieu à Rio de Janeiro (Brésil), du 23 au 28 juillet 2013.

« Allez ! De toutes les nations faites des disciples. » (cf. Mt 28, 19)

 

Chers jeunes,

J’adresse à chacun de vous mes salutations pleines de joie et d’affection. Je suis sûr que beaucoup d’entre vous sont revenus de la Journée Mondiale de la Jeunesse de Madrid 2011, encore plus « enracinés et fondés dans le Christ, affermis dans la foi » (cf. Col 2, 7). Dans les différents diocèses, nous avons célébré cette année la joie d’être chrétiens, inspirés par le thème : « Soyez toujours dans la joie du Seigneur ! » (Ph 4, 4). A présent, nous nous préparons à la prochaine Journée Mondiale qui sera célébrée à Rio de Janeiro au Brésil en 2013.

vendredi 16 novembre 2012

FAMILLE SALESIENNE

ETHIOPIE

"ENFANTS DE LA RUE"



"À Addis-Abeba, le « Don Bosco Children » accueille aujourd'hui 160 anciens enfants de la rue. Leur parcours de récupération est raconté à partir des premières rencontres faites dans les rues. Deux ou trois fois par semaine, après le dîner, les salésiens partent en voiture et, avec leurs collaborateurs éthiopiens, vont à la recherche des enfants de la rue. « La raison de ce que nous faisons, ils la comprennent ensuite, quand finalement ils arrivent au "Don Bosco Children" », explique le Père Dino Viviani, directeur de l'œuvre. Au centre salésien, les enfants retrouvent leur vie après un parcours long et difficile.
« La première phase consiste en une dizaine de rencontres, en un lieu convenu, semaine après semaine. Nous parlons avec eux. Nous les écoutons. La moitié d'entre eux abandonnent presque immédiatement, l'autre moitié nous demande de les accueillir au centre Don Bosco. Nous disons non. Nous voulons faire en sorte que pendant deux mois, ils viennent aux rencontres du soir dans la rue. En un deuxième temps, nous les invitons, seulement de jour, une fois par semaine. Puis, pour deux journées. Puis pour trois. Beaucoup d'entre eux doivent traverser toute la ville pour rejoindre le centre de jour ». Une méthode dure mais qui fonctionne.

Des jeunes qui entrent au « Don Bosco Children », 4 % seulement retournent à la rue. Les Salésiens sont extrêmement exigeants parce que une expérience de 12 années leur a appris une chose: rééduquer les enfants ayant vécu dans la rue est l'entreprise la plus difficile et seule la réhabilitation des ex enfants-soldats peut lui être comparée.

                                                  (Avec ANS, du 16 11 12)

jeudi 15 novembre 2012

DANS L'ESPRIT


VATICAN

L'ANNEE DE LA FOI


Hier, dans la Salle Paul VI, Benoit XVI a reçu des milliers de pèlerins à l'audiencz habituelle du mercredi. Ses paroles restent toujours une réflexion profonde pour chaque personne de bonne volonté. Nous reproduisons ci-dessous le titre donné à son texte par les médias du Vatican, et les premières phrases.
Une lecture attentive de ces mots peut nous questionner.


L'Année de la foi. Les chemins qui conduisent à la connaissance de Dieu

Chers frères et sœurs,

"Mercredi dernier, nous avons réfléchi sur le désir de Dieu que l’être humain porte au plus profond de lui-même. Aujourd’hui, je voudrais continuer à approfondir cet aspect en méditant brièvement avec vous sur certaines voies pour arriver à la connaissance de Dieu. Je voudrais rappeler, toutefois, que l’initiative de Dieu précède toujours toute initiative de l’homme, et, même en chemin vers Lui, c’est Lui le premier qui nous éclaire, nous oriente et nous guide, en respectant toujours notre liberté. Et c’est toujours Lui qui nous fait entrer dans son intimité, en se révélant et en nous donnant la grâce pour pouvoir accueillir cette révélation dans la foi. N’oublions jamais l’expérience de saint Augustin : ce n’est pas nous qui possédons la Vérité après l’avoir cherchée, mais c’est la Vérité qui nous cherche et nous possède."

mercredi 14 novembre 2012

EGLISE

VATICAN

L'AUDIENCE DU MERCREDI 14 11 2012

Ce mercredi  14 novembre 2012, les Missionnaires salésiens en Session à l'UPS, Université Pontificale Salésienne de Rome, et leurs amis, ont participé à l'Audience Générale de Benoît XVI au Vatican, dans la vaste salle Paul VI.
Foule impressionnante. Espace immense capable de recevoir facilement 10000 personnes.
Notre groupe, qui s'est signalé à l'avance, est conduit au niveau des premiers rangs. Juste devant nous, un groupe de catéchistes venus de Russie !Quelques salésiennes et salésiens de Pologne dialoguent volontiers avec eux. Le Seigneur fait servir à son évangélisation les abus de certains pouvoirs qui hier, imposaient aux enfants d'un peuple vaincu l'apprentissage de sa propre langue. Moment émouvant pour cette bonne cinquantaine de personnes venues de si loin avec leur curé. Benoît XVI sera attentif à les saluer en finale dans leur propre langue: "Je salue cordialement les pélerins venus de Russie, en particulier le groupe des catéchistes du Diocèse de St Joseph à Irkoustk, avec leur évêque Monseigneur Cyril Klimowicz. Que le Seigneur bénisse votre pèlerinage."
 
"L'Année de la foi. Les chemins qui conduisent à la connaissance de Dieu" seront le thème choisi aujourd'hui par le Pape pour sa catéchèse de chaque semaine. 
La salle de Presse distribue volontiers aux journalistes un résumé du texte qui va être prononcé. Voici donc celui de ce matin. 

"Chers frères et sœurs, le siècle des Lumières considérait que Dieu était une simple projection de l’âme humaine, une illusion donc ; et l’homme était perçu comme l’unique mesure du réel. Depuis ce temps et surtout de nos jours, la foi est souvent contestée, refusée et mise à l’épreuve. Il faut comme l’isoler du quotidien. Si Dieu perd sa place centrale, l’homme, lui-aussi, perd sa juste place dans la création et dans ses relations. C’est pourquoi l’Église ne cesse d’affirmer inlassablement la vérité sur l’homme et sur son destin. Avec elle, nous sommes appelés à répondre avec courage à l’athéisme, au scepticisme et à l’indifférence en nous appuyant sur trois réalités : le monde, l’homme et la foi. Le monde est habité par une intelligence créatrice : Dieu, qui peut être connu par la contemplation du créé dont la beauté est comme une hymne de louange. L’homme porte en lui-même une soif de l’infini qui le pousse à chercher quelqu’un : Dieu, qui seul peut combler son vide. La vie de foi conduit pour sa part à la connaissance de Dieu. La foi chrétienne ne peut pas être réduite à un simple système de croyances et de valeurs. Le Christianisme est avant tout l’événement de l’amour : l’accueil de Jésus, vrai homme et vrai Dieu. C’est pourquoi le chrétien et les communautés chrétiennes doivent avant tout regarder le Christ et le faire connaître, lui qui est le vrai chemin qui conduit à Dieu."