mardi 13 novembre 2012

FAMILLE SALESIENNE

ROME  - DON BOSCO

LA CROIX:



Les salésiens seraient menacés de faillite en Italie


Le « Salesianum », important centre de congrès salésien à l'ouest de Rome, pourrait être saisi.
Le « Salesianum », important centre de congrès salésien à l'ouest de Rome, pourrait être saisi.
SDB
Le « Salesianum », important centre de congrès salésien à l'ouest de Rome, pourrait être saisi.

SDB

Le « Salesianum »,

important centre de congrès salésien à l'ouest de Rome,

pourrait être saisi.



 

Au terme d’une ancienne procédure judiciaire en Italie, la congrégation des salésiens, fondée par Don Bosco et très présente au Vatican, pourrait être déclarée en faillite. Le secrétaire d’État du Saint-Siège, le cardinal Tarcisio Bertone, lui-même salésien, est intervenu personnellement.
L’affaire remonte au 5 juin 1990, lors du décès d’Alessandro Gerini, connu à Rome sous le surnom du « Marquis de Dieu ». Il a légué son héritage, composé d’un immense patrimoine immobilier, foncier et culturel évalué à plus de 650 millions d’euros, à une fondation portant son nom, association de droit ecclésiastique reconnue par Paul VI en 1967 et placée sous la tutelle des salésiens. Ses neveux contestent alors son testament et font intervenir un médiateur, Carlo Moise Silvera.
Le 8 juin 2007, au terme de 17 ans de procédure, une transaction intervient, accordant 16 millions d’euros à la fondation, 5 millions aux neveux d’Alessandro Gerini et 11 millions à Carlo Moise Silvera. Cette dernière part devant faire l’objet d’une réévaluation à l’occasion de l’estimation globale du patrimoine.

Intervention du cardinal Bertone

En 2009, ne voyant rien venir, en 2009, Carlo Moise Silvera réclame et obtient l’année suivante la mise sous séquestre d’une partie des biens à hauteur de 130 millions d’euros, dont notamment le très important complexe immobilier géré par les salésiens, dans la banlieue ouest de Rome. S’ensuit un imbroglio juridique au terme duquel la fondation met en évidence un abus de confiance dont auraient été victimes divers intermédiaires, notamment l’économe des salésiens, don Mazzali et son avocat Renato Zanfagna. Mais le procureur de Rome décide, le 11 juin 2012, un non-lieu.
Si la Cour de cassation italienne confirme cette décision, la mise sous séquestre des biens salésiens devrait devenir exécutoire, mettant ainsi en péril l’équilibre financier de la congrégation. C’est pour conjurer ce péril que le cardinal Tarcisio Bertone, lui-même salésien, a écrit au juge, affirmant que sa congrégation a été abusée pour favoriser Carlo Moise Silvera.
Fondée en 1851 par saint Jean Bosco, dit Don Bosco, la congrégation salésienne compte 15 761 religieux (dont 10 1631 prêtres) et 423 novices. Elle est notamment très engagée dans l’éducation.


F. M., à Rome 

dans la Croix (Urbi et Orbi) de ce jour  
 

 
 

FAMILLE SALESIENNE


ROME
LES SALESIENS ET L'AFFAIRE "GERINI"
 
Une Déclaration de
l'Agence salésienne ANS
 
En référence à l’article de Fiorenza Sarzanini publié aujourd’hui dans le quotidien italien “Corriere della Sera”, la Direction Générale Œuvres Don Bosco précise que les procès pénaux et civils où elle est impliquée concernent directement la “Fondation Ecclésiastique Marchesi Teresa, Gerino et Lippo Gerini”.

En 2007, la Fondation parvint à un accord avec les personnes qui réclamaient leurs droits à l’héritage du Marquis Alessandro Gerini, accord vers la légitimité duquel penche le jugement pénal cité dans l’article signalé ci-dessus.

La Direction Générale Œuvres Don Bosco intervint comme garant pour la Fondation qui était dans l’impossibilité de gérer la somme nécessaire en argent, prévue par l’accord même ; et le procès pénal actuel doit déterminer la légitimité d’un tel recours en garantie.

La Direction Générale Œuvres Don Bosco, souhaitant une issue favorable du procès, exprime son entière confiance en la Magistrature actuellement engagée dans la délicate tâche qui lui est demandée au plan institutionnel.


(ANS – Rome  le 13/11/2012)
 
 
LE REGARD DE "MONDEACONSTRUIRE"
 
L'article du "Corriere della sera" de ce 13 novembre 2012, intitulé "Le trésor des salésiens"cite en particulier deux personnalités religieuses, toutes deux salésiennes, et toutes deux estimées bien au delà de la "Société de St François de Sales". Il s'agit du Père Mazzali, Econome Général durant plusieurs années, et du Cardinal Bertone, actuel Secrétaire d'Etat de Benoit XVI. Une lettre datant déjà de deux ans du Cardinal Tarcisio Bertone signale à la Justice Italienne la fausseté de certaines tractations suite à ses propres démarches pour solutionner  les problèmes d'une généreuse donation.
Il semble à plusieurs connaisseurs de cette "Affaire" que les salésiens ont offert leur meilleure collaboration pour la satisfaction de tous. 
La Déclaration de la "Direction Générale des salésiens" rappelle ce soir avec sérénité "sa confiance en la Magistrature".


 

 

 

 

dimanche 11 novembre 2012

EGLISE


SYRIE

LE CARDINAL SARAH,

PRESIDENT DU CONSEIL PONTIFICAL
 
“COR UNUM”

A SON RETOUR DU LIBAN

“La journée du jeudi 8 novembre 2012 a été dédiée à visiter les réfugiés. Je suis allé à la frontière syrienne. J’y ai vu des souffrances incroyables. Une maman a voulu me confier son enfant de 4 mois. Elle a laissé son mari en Syrie, et ne sait quand elle le reverra...”

     (De l’Osservatore Romano de ce dimanche 11 novembre 2012 - Trad JBB)

 

 




 

 

samedi 10 novembre 2012

FAMILLE SALESIENNE


États-Unis
 
Mgr Savio Hon Tai-fai
reçoit un Doctorat honoris causa


La Faculté de Théologie de la “Seton Hall University” de South Orange, New Jersey, a conféré un doctorat honoris causa en Théologie au salésien archevêque Mgr Savio Hon Tai-fai, Secrétaire de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples. La cérémonie a eu lieu ce 8 novembre 2012, dans la Chapelle de l’Immaculée Conception de l’Université, en présence d’environ 200 séminaristes. Onze salésiens  étaient également venus.

L’on a reconnu à l’archevêque le dévouement à la formation théologique des prêtres, sa traduction du Catéchisme de l’Église catholique en chinois, le service dans la Commission théologique internationale et l’engagement comme Secrétaire de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples.

L’évènement a été présidé par Mgr John J. Myers, archevêque de Newark, et la cérémonie a été coordonnée par Mgr Joseph Reilly, Recteur de la Faculté de Théologie. Les Œuvres pontificales missionnaires aux États-Unis ont participé à cette initiative.

Après avoir reçu le doctorat, Mgr Hon Tai-fai a tenu une lectio intitulée “Amour et Sagesse: l’expérience du cardinal Costantini en Chine”, dans laquelle il a raconté l’expérience du Ier Délégué apostolique en Chine (1922-1933) comme exemple de la sagesse dont un missionnaire doit faire preuve: “L’annonce du Christ doit avancer en même temps que la guérison du peuple”. L’archevêque salésien a ensuite rappelé les “4 F” qui ont marqué le service du cardinal Costantini: Former le clergé local; Favoriser les arts religieux; Faire amitié avec tout le monde et avoir Foi en Dieu. Tous ces principes sont basés sur le respect de la culture et du caractère de la population chinoise, unique chemin pour la conduire au Christ. Mgr Costantini définit le Christ comme le “tao” qui résume toute la sagesse, grande synthèse entre l’Orient et l’Occident.

Mgr Savio Hon Taï-fai a fait partie des 18 salésiens qui ont été appelés par le Père Egidio Vigano en 1993 pour lancer l’ Agence salésienne ANS.

(Avec ANS – South Orange, le 09/11/2012,
JB Beraud, sdb)

 

vendredi 9 novembre 2012

FAMILLE SALESIENNE


ITALIE

A TURIN, UNE  RENCONTRE

POUR LES FORMATEURS

DES FUTURS PRETRES SALESIENS


Ce 7 novembre 2012, s’est ouverte la rencontre des Responsables des Centres Théologiques de la Congrégation salésienne. La rencontre, voulue et animée par le Dicastère pour la Formation, est en cours à Turin Valdocco, et voit la participation de 21 représentants des différents centres salésiens.

“La Congrégation est appelée à surmonter la séparation entre la formation intellectuelle et les autres dimensions de la formation, a affirmé le père Francesco Cereda, Conseiller mondial pour la  Formation. Les études risquent souvent de ne pas être intégrées dans l’ensemble de l’expérience de formation.  Ceci fait que leur contribution à la maturation dans la vocation et dans la mission salésienne reste faible”. La solution indiquée par le Conseiller est de favoriser l’élévation du niveau culturel en motivant l’intérêt et l’engagement pour l’étude et la réflexion. Cet engagement prévoit également un renforcement des centres salésiens d’études théologiques et une programmation pour la préparation des enseignants.

La rencontre entend également aider à comprendre l’apport des études de théologie à la formation intégrale - intellectuelle, spirituelle et pastorale - du salésien prêtre. “La formation du salésien prêtre a une référence dans le contexte culturel et ecclésial d’aujourd’hui, mais tire également son inspiration du modèle du salésien prêtre réalisé par Don Bosco et par la tradition salésienne réinterprétée d’une manière dynamique”, a précisé le Conseiller.

“Notre formation est toujours charismatique et doit savoir proposer son identité salésienne; nous sommes dans l’Église avec notre spécificité”.

                                 Avec l’Agence ANS, JB Beraud, sdb

jeudi 8 novembre 2012

FAMILLE SALESIENNE

SOUDAN

LES DEUX "SOUDANS":

L’EXPÉRIENCE DU PÈRE FERRINGTON
 
Un Salésien parle


En marge de la XIème Conférence des Provinces et Quasi-Provinces de l’Afrique-Madagascar (CIVAM), qui a eu lieu à Rome du 16 au 20 octobre 2012, le Père Poobalarayen Ferrington, Délégué de la Province Afrique- Est pour le Soudan et le Sud Soudan, a raconté à ANS la réalité actuelle dans les deux pays.

En quelle ambiance grandissent aujourd’hui les jeunes du Sud Soudan? Y a-t-il davantage de problèmes ou d’opportunités  qu’avant l’indépendance?

Nous devons considérer deux aspects. Le premier, c’est que du point de vue moral il y a maintenant un milieu favorable à la croissance des jeunes. Il y a de la liberté dans l’air. Auparavant les habitants du Soudan du sud étaient des citoyens exclus. Ils étaient chrétiens africains, sous le gouvernement de Karthoum, arabe-islamiste. Maintenant le Sud Soudan est pays indépendant.

Le deuxième aspect, c’est le peu d’opportunités pour l’avenir. Le gouvernement du nord a emporté avec lui, au moment de la séparation, tous les instruments et organismes qui favorisent  la vie sociale et culturelle. Le pays est comme un enfant qui apprend à marcher. Ecoles, Universités n’ont plus personne pour les faire fonctionner. De plus, tout est concentré dans la capitale, Juba. A l’intérieur du pays, on manque de tout. Pas d’électricité, parfois même pas de maisons, puisque nombreux sont les réfugiés qui arrivent du nord.

La situation de conflit le long de la frontière entre les deux États a-t-elle été résolue?

Au cours des deux derniers mois, il n’y a plus eu d’affrontements pour le contrôle des puits de pétrole dont la zone est riche. Les chefs, aussi bien du Soudan que du Sud Soudan,  cherchent en Éthiopie, des accords  pour trouver une solution avantageuse pour les deux peuples. Il y a toutefois encore des bombardements aériens sur la frontière qui sépare les deux états, dans les régions des Monts Nouba et du Nil Bleu. Les gens de ces territoires voudraient faire partie du Sud Soudan. Il présente davantage d’affinités du point de vue culturel. Les actions de quelques rebelles provoquent  le gouvernement qui répond par les bombes…Et les victimes sont toujours plus nombreuses, surtout parmi les enfants et les femmes.

Quelles œuvres ont les salésiens dans ces deux pays?

Nous avons  sept communautés en tout, quatre au sud et trois au nord. Au Sud Soudan, chaque œuvre a une paroisse. Nous avons également des écoles primaires, deux écoles secondaires, un dispensaire médical et une radio qui nous permet d’atteindre les gens dans les villages les plus éloignés. Nous avons aussi une vingtaine de petites écoles locales. Au Soudan, nous avons une paroisse à Karthoum. Elle suit  particulièrement les chrétiens réfugiés venus ici à cause du conflit. Nous avons un centre de professionnalisation pour les jeunes ayant des précédents pénaux, et des écoles techniques et professionnelles. Environ 95% de nos étudiants sont de religion islamique.

Dans les deux pays travaillent les missionnaires de nombreuses Congrégations religieuses. Existe-t-il des formes de collaboration et de travail en réseau?

Au Sud Soudan, au cours de la guerre, nous  restions originaires de cinq groupes religieux. Maintenant, tout compris, ordres féminins et masculins, nous sommes là une quinzaine. Le souci de mener l’action ensemble est impressionnant! Dans  toutes nos  rencontres,  on se confronte, on échange les expériences, les projets d’apostolat... Il y a une grande unité et solidarité entre nous, aussi bien au Soudan qu’au Sud Soudan.  Une seule raison à cela. Nous faisons partie de ces gens, nous travaillons avec eux et pour eux. Ce qui les unit, la pauvreté, la misère, la souffrance, nous unit aussi. Il y a là une solidarité impressionnante, que je n’ai vu ni en Tanzanie, ni au Kenya. Au Soudan, nous sommes peu nombreux et cela est notre dénominateur commun. Nous partageons les angoisses, mais aussi les aides pratiques devant les difficultés. Nous partageons au point de vue économique. Nous partageons même  pour les visas.

(D’après ANS – Rome, 26/10/2012 - RMG -)

mercredi 7 novembre 2012

DANS L'ESPRIT

ROME - VATICAN

SUR LA TOMBE DU PREMIER PAPE

IL S'APPELAIT PIERRE


IL ETAIT PECHEUR EN PALESTINE
Ce mardi 6 septembre 2012, visite passionnante de la tombe de St Pierre retrouvée en 1950, dans les fouilles  des soubassements de la solide Basilique de St Pierre, et annoncée à ce moment-là par Pie XII. J'étais à la Paroisse St Aubin de Toulouse, depuis mon ordination le 29 juin 1949. Ce soir, par petits groupes de 10, nous sommes descendus dans les souterrains de cette basilique St Pierre. Impressionnant de retrouver ces vestiges de tombes païennes puis de chrétiens. Mais durant environ deux cents ans, la  jeune communauté  chrétienne n’a pas encore de signes ni d’images pour se représenter sur ses tombes. N’en ayant pas encore imaginés, ils prenaient finalement les signes des païens qui pouvaient exprimer la joie. Une très belle Diane, déesse païenne de la chasse, avec un magnifique chien, leur a servi pour rappeler la joie de vivre d'une des premières familles chrétiennes. C'était déjà un beau regard sur la vie. La vie des païens qu'ils connaissaient était déjà riche de la vie du Christ. Les sculptures des "travaux avec chevaux, chiens et chariots" peuvent nous évoquer dans ces cimetières souterrains les premiers balbutiements de ce que nous allions appeler l'Action Catholique entre gens du même quartier.  Pierre, habitué de sa barque de Tibériade, pouvait se retrouver dans son milieu.

Il pouvait se rappeler que le Christ se plaisait à répéter:
 
 
 
 
 
 
"Regardez bien. Le Royaume est déjà parmi vous."
 
                                            Jean Baptiste Beraud, sdb