samedi 26 mai 2012

POLITIQUE


CAMEROUN

LES PRISONS SOUS HAUTE SURVEILLANCE

LA PEUR DES EVASIONS


Il y a quelques jours, M. Polycarpe Abah Abah, ancien Ministre des Finances du Cameroun, en prison depuis plusieurs mois, accusé de « détournements de fonds publics », obtient du Régisseur de la prison une permission pour aller chez son dentiste. Naturellement, il est accompagné par une escorte de la gendarmerie qui le surveille.


Après avoir reçu les soins nécessaires, il propose à ses gardiens de passer retirer chez lui son repas que lui prépare chaque jour son épouse. Il est proche de sa maison.  L’escouade l’accompagne sans problème. Il se trouve donc bien surveillé. Il n’y a pas de danger.


Mais à peine chez lui, depuis quelques minutes, voici qu’un autre groupe armé d’une des polices spéciales de l’Etat, fait irruption dans la maison, et ramène, séance tenante, M. Polycarpe et son escorte de gendarmes dans la prison de Kondengui. M. le Ministre sera tout simplement accusé de tentative d’évasion. Il avait déjà suffisamment de charge sur son compte, à tort ou à raison, pour le maintenir en détention. Mais l’affaire ne s’arrête pas là. M. le Régisseur qui pensait avoir accompli son rôle avec toutes les précautions nécessaires, a été immédiatement limogé et remplacé, suite à un ordre lancé par le Chef de l’Etat lui-même.


                                Pierre JARRET


 


 







vendredi 25 mai 2012

POLITIQUE


AU CAMEROUN,
LE POINT DE VUE DES DIRIGEANTS

La réalité dépasse la fiction.

Monsieur Joseph Le, directeur adjoint du Cabinet Civil, chef de la cellule de communication de la présidence de la République du Cameroun est passé maître dans l’art de devenir thuriféraire.


Face à tout l’étonnement que suscitent les arrestations massives des différents ministres, dont l’un ou l’autre a été durant 17 ans le plus proche conseiller de Mr Paul Biya, Président de la République depuis bientôt 30 ans, ce Monsieur Le n’a pas assez de mots pour louer la  « bonne gouvernance » du Chef de l’Etat actuel.

« De plus en plus ouvertement, le régime Biya s’aligne sur le système nord- coréen, déclare un observateur latino-américain qui a assisté à la dernière parade du 20 mai, fête nationale du Cameroun. » Des portraits géants du Chef de l’Etat ont défilé dans les rues de Yaoundé, accompagnés par des groupes civils ou militaires. Le « guide » de la Nation domine à lui seul le paysage et les populations. Ces mêmes portraits gigantesques fleurissent et se multiplient sur divers squares de Yaoundé. Depuis la dernière élection de novembre 2011, des affiches de ce style ont envahi littéralement tous les grands panneaux de publicité. « Le choix du peuple » affiché partout avec la photo du « Prince » traduit mensongèrement la réalité qui révèle seulement 30 % de votes.                               

 L’archevêque de Douala, Mgr Kleda avait vigoureusement annoncé en substance: « Comment voulez-vous que ces gens aillent voter ? Depuis tant d’années, ils savent que tout est faussé… » Dans l’épiscopat camerounais, depuis des années, le diocèse de Douala reste presque constamment le seul à oser parler ouvertement.


Morceau choisi de Mr Le, chef de la cellule de communication de la présidence de la République :

« …L’opération mains propres au Cameroun, dénommée « opération Epervier » par la presse, ne vise nullement à l’élimination de quelque adversaire politique. Bien au contraire, elle ambitionne même de préparer le terrain aux hommes politiques, probables dirigeants du Cameroun de demain, appelés à s’arrimer aux exigences de bonne gouvernance et de modernité, socle de la République exemplaire en cours d’édification sous l’heureuse et décisive impulsion du Président de la République, Son Excellence Paul Biya.
A sa manière, il répond à la question qu’il nous avait posée, à nous tous, ses compatriotes, à Bamenda en 1985 :« Quel Cameroun voulons-nous pour nos enfants ? ».
 







mercredi 23 mai 2012

EGLISE

EGLISE:


DES EVEQUES DE TOUS LES CONTINENTS

CONTRE LA CORRUPTION

ET POUR UNE ECONOMIE VERITABLEMENT

AU SERVICE DE L'HOMME



25 avril 2012


Des évêques appellent à améliorer la transparence financière des multinationales  
Les entreprises multinationales privent les pays en développement de près de 125 milliards d'euros chaque année. Nous, dirigeants des églises du monde, demandons à l’UE d’y mettre fin.
Alors que la crise affecte encore durement nos économies et nos sociétés et
 touche particulièrement les plus pauvres d’entre nous, les citoyens demandent
de nouvelles règles du jeu afin de moraliser le système financier.

La cupidité de quelques-uns menace la survie même des populations les plus fragiles. Pour y mettre fin, il est important d’instaurer des règles nouvelles pour garantir que les richesses produites, notamment à partir de l’exploitation des ressources naturelles, ne soient pas accaparées au seul profit d’une minorité. Ces richesses doivent bénéficier à tous de manière équitable et en particulier aux populations locales qui sont directement touchées par les activités de production et/ou d’extraction.

La mise en place de l’ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives) était un premier pas vers une gestion juste et durable des ressources naturelles. Cette initiative multipartite volontaire est conçue pour assurer la transparence dans les paiements des industries extractive aux
gouvernements. Elle a permis de montrer dans un certain nombre de pays, les bénéfices d’une telle transparence en matière de gouvernance démocratique et de lutte contre la corruption. Les Eglises, qui ont participé activement à la mise en place de cette initiative, sont en partie responsables de cette saine évolution.

Après dix ans d’expérimentation, il est désormais temps d’aller plus loin, avec la mise en place de règles ambitieuses et contraignantes pour promouvoir la transparence de l’ensemble des acteurs du secteur extractif dans tous les pays.

L’adoption aux Etats-Unis de la loi Dodd-Frank en juillet 2010 a marqué une nouvelle étape mportante. Toutes les sociétés, cotées sur le marché boursier américain, devront publier leurs paiements aux pays hôtes de leurs activités. Les citoyens congolais ou birmans doivent être en mesure de tenir leurs gouvernements responsables de l'utilisation des fonds issus des activités
extractives.

Il incombe maintenant à l’Union européenne de faire progresser les standards internationaux en matière de transparence. La Commission a proposé une règle de transparence financière, sur une base pays par pays et projet par projet. Si elles sont appliquées efficacement, ces mesures offriront davantage de possibilités aux citoyens de vérifier si les industries extractives font une juste contribution à l'économie nationale. Pour atteindre cet objectif, l'Union européenne doit veiller à ce que le seuil de déclaration des paiements par les sociétés extractives soit fixé à un niveau significatif pour les pays en développement. Les exemptions devraient être interdites car elles risquent de créer des vides juridiques.

« Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage

de tous les hommes et de tous les peuples, en sorte que les

biens de la création doivent équitablement affluer entre les

mains de tous, selon la règle de la justice, inséparable de la

charité » (Concile Vatican II, Gaudium et Spes, 69)

Cette mesure est une première étape vers une plus grande transparence de la comptabilité des entreprises sur une base pays par pays, ce qui fournirait une image complète des filiales du groupe, du nombre d’employés, du chiffre d'affaire annuel et des profits. Ce serait une incitation forte à contrer l’évasion fiscale des multinationales qui prive les pays en développement de près de 125
milliards d'euros chaque année. Cela encouragera également les gouvernements à s’assurer que les accords d’exploitation sont dans l’intérêt des populations.

Soucieux de voir les paiements issus des entreprises contribuer à un développement juste et durable des économies nationales où elles sont actives, nous ne pouvons qu’appeler à l’introduction d’une réglementation forte exigeant la transparence complète des entreprises opérant dans tous les secteurs de l'économie sur une base pays par pays, ce qui constituerait un nouveau pas vers la régulation de l’économie au profit des plus pauvres, en encourageant la lutte contre la corruption, et une plus juste redistribution des richesses.

Signataires
Mgr. Jorge Eduardo Lozano, Évêque de Gualeguaychú, Argentine

Mgr. Fernando María Bargalló, Évêque de Merlo – Moreno, Argentine

Mgr. Ludwig Schwarz, Evêque de Linz, Autriche

Mgr. Alois Jousten, Evêque de Liège, Belgique

Mgr. Sébastien Mongo Behon, Secrétaire Général de la Conférence Episcopale Nationale du

Cameroun (NECC), Cameroon

Mgr. Antoine Ntalou, Archevêque de Garoua, Cameroun

Mgr. Joachim Kouraley Tarounga, Évêque de Moundou, Tchad

Mgr. José Figueroa Gómez, Évêque de Granada, Colombie

Mgr. Louis Portella Mbuyu, Évêque de Kinkala, Congo-Brazzaville

Mgr. Gaspar Quintana, Évêque de Copiapó, Chili

Mgr. Joseph Banga, Évêque de Buta, République Démocratique du Congo

Mgr. Yves Boivineau, Evêque d’Annecy, France

Mgr. Jean-Luc Brunin, Évêque du Havre, France

Mgr. Werner Thissen, Evêque d’Hambourg, Allemagne

Mgr. Pedro Barreto Jimeno, Archevêque de Huancayo, Pérou

Mgr. John Arnold, Évêque auxiliaire de Westminster (Royaume Uni)

Mgr. William Kenney, Évêque auxiliaire de Birmingham (Royaume Uni)

Cet appel est soutenu par la CIDSE, une alliance internationale d’agences de développement catholiques.

Personne de contact: Jean Saldanha, saldanha(at)cidse.org,
www.cidse.org/cbcr

lundi 21 mai 2012

POLITIQUE


FRANCE
La JOC se félicite de la composition
du nouveau gouvernement     

Dans un communiqué publié jeudi 17 mai, la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) a estimé que l’annonce de la composition du gouvernement de Jean-Marc Ayrault « est un signe fort à destination d’une jeunesse de milieux populaires qui se bat au quotidien face au chômage, aux précarités et aux discriminations ».

« Les espoirs suscités par la campagne de François Hollande sont maintenant appelés à devenir des actes concrets », souligne toutefois le mouvement d’action catholique.

La JOC salue notamment la nomination de Valérie Fourneyron à la jeunesse et à l’éducation populaire comme « un signe encourageant au regard de son action à Rouen où elle a soutenu des projets locaux au service de l’emploi des jeunes comme le relais jeunes solidaires “Dynamik emploi” de la JOC ».

« La campagne de François Hollande a créé des espoirs à ne pas décevoir »


« Si l’accolement de la jeunesse avec les sports est regrettable, regrette la JOC, la présence de l’éducation populaire dans le portefeuille ministériel est une bonne nouvelle. »

Stéphane Haar, président de la JOC, estime par ailleurs que « face au creusement des inégalités, la nomination de Cécile Duflot à l’égalité des territoires et au logement est une perspective positive car cette ancienne jociste connaît bien la réalité des cités ».

« La JOC, première association nationale de jeunes de milieux populaires, souhaite travailler activement avec le nouveau gouvernement pour construire des politiques publiques qui tiennent compte de leurs réalités de vie », affirme le mouvement qui revendique un réseau de 30 000 jeunes, dans toutes les régions de France et dans plus de 300 zones urbaines sensibles.

Selon elle, « la campagne de François Hollande a créé des espoirs à ne pas décevoir ».

N. S.
LE REGARD DE "MONDEACONSTRUIRE"
Depuis 1927, la JOC fondée en Belgique par l'abbé Cardjin, devenu ensuite cardinal, n'a cessé de former des jeunes travailleurs aux responsabilités sociales et politiques, tout en leur inculquant l'amour profond du Christ. Ces apôtres laÏcs du "monde ouvrier" sont devenus dans le monde entier des ambassadeurs du Christ à travers leurs actions syndicales et politiques pour des sociétés "davantage à 'image de Dieu"


dimanche 20 mai 2012

POLITIQUE

CAMEROUN:

NOUVELLE VISITE INTERDITE A KONDENGUI

POUR UN EVEQUE

Mr Jean Marie Atangana Mebara, ancien Secrétaire Général de la Présidence de la République (Cameroun) du Président Biya, se trouve incarcéré depuis le 6 août 2008 dans la Prison Centrale de Kondengui (Yaoundé).
Mr Jean Marie Atangana Mebara a été blanchi au début mai des trois accusations très lourdes qui le chargeaient.
Curieusement, au moment où il devait sortir libéré, il a été retenu en prison pour une nouvelle affaire. Face à cette situation et plusieurs autres au sujet de la vingtaine de ministres et  grands "commis" de l'Etat camerounais aujourd'hui emprisonnés, il semble difficile de ne pas parler d'acharnement du Chef de l'Etat contre les hommes dont les capacités pourraient lui faire ombrage.  
        Mr Jean Marie Atangana Mebara est l’auteur de « Lettres d’ailleurs », publié récemment par l’Harmattan et préfacé par le Cardinal Christian Tumi.

            Dans notre dernier billet, nous avons relaté l’interdiction qui a été faite à Mgr Athanase Bala, évêque émérite de Bafia, de célébrer la messe dans la prison de Kondengui à Yaoundé.

Peu après se déroule un nouvel événement similaire à celui-ci. Mr Mébara raconte, en page 174 : «  …Quelques mois après cet incident, Mgr Jérôme Owono Mimboe, évêque d’Obala, se pointa un jour à l’entrée de la prison. Il était en tenue de prélat, avec soutane noire, ceinture violette, et croix sur la poitrine. Il fut introduit auprès du régisseur de la Prison. Celui-ci le reçut, nous rapporta-t-on, courtoisement. Il s’enquit de l’objet de la visite du prélat. Celui-ci lui répondit qu’il voulait saluer certains de ses enfants détenus dans la prison, et leur apporter son réconfort spirituel. Il donna ensuite les noms de Abah Abah Polycarpe, Olanguena Awono Urbain, et Atangana Mébara Jean-Marie. Le régisseur, selon ce que nous en apprîmes plus tard, répondit à l’homme d’Eglise que cela était impossible, les personnalités citées n’étant pas autorisées à recevoir des visites… »
LE  REGARD  DE "MONDEACONSTRUIRE"
Ce jour, 20 mai 2012, c'est la Fête nationale du Cameroun. Dans la matinée, militaires et civils vont défiler devant Mr Paul Biya et son épouse Chantal. Cette année, l'ensemble de l'opposition a décidé de boycotter cette démarche. La principale raison avancée est celle de l'organisme mis en place pour les élections. Nos lecteurs savent que toutes les élections passées ont été faussées. Le  Cameroun n'a jamais cessé d'être dans le peloton de tête pour la corruption. Une des manifestations les plus étonnantes de cette perversion pourrait bien se révéler être cette fameuse "Opération Epervier". Lancée par le Chef de l'Etat pour lutter contre les abus de détournements, elle apparaît de plus en plus aujourd'hui comme un outil pour écarter du pouvoir tous les riveaux possibles du Président de la République qui se maintient à sa place coûte que coûte depuis trente ans.  
                                                Pierre JARRET

samedi 19 mai 2012

POLITIQUE


CAMEROUN :

LE  POUVOIR  REFUSE

DE LAISSER ENTRER  UN EVEQUE

POUR CELEBRER LA MESSE

DANS LA PRISON 


Mr Jean Marie Atangana Mebara, ancien Secrétaire Général de la Présidence de la République (Cameroun) du Président Biya, se trouve incarcéré depuis le 6 août 2008 dans la Prison Centrale de Kondengui (Yaoundé).

Dans son livre « Lettres d’ailleurs », publié récemment par l’Harmattan et préfacé par le Cardinal Christian Tumi, Mr Jean Marie Atangana Mebara écrit :  

«…Il y a plusieurs mois…Mgr Athanase Bala, évêque émérite de Bafia, par ailleurs mon cousin tant du côté maternel que paternel, fait savoir à l’abbé Gabriel, notre aumônier, qu’il viendra le dimanche suivant célébrer l’Eucharistie avec la communauté catholique de la prison de Kondengui…

Le dimanche suivant, l’abbé aumônier nous informe que le régisseur de la prison l’a prévenu la veille, un peu avant minuit, que sa Hiérarchie n’avait pas suivi son avis favorable, et qu’en conséquence, l’évêque n’était pas autorisé à venir dire la messe de ce jour… »   

vendredi 18 mai 2012

POLITIQUE

CAMEROUN

L’ETRANGE AFFAIRE DE "L’ALBATROS"

Mr Jean Marie Atangana Mebara, ancien Secrétaire Général de la Présidence de la République (Cameroun) du Président Biya, se trouve incarcéré depuis le 6 août 2008 dans la Prison Centrale de Kondengui (Yaoundé).

Dans son livre « Lettres d’ailleurs », publié récemment par l’Harmattan et préfacé par le Cardinal Christian Tumi, Mr Jean Marie Atangana Mebara écrit à M. François Mattei, journaliste français et auteur de l’ouvrage « Le Code Biya » (Balland 2009) :

« (Monsieur Mattei, vous écrivez en page 285) On a vu Paul Biya déclencher les foudres de sa colère plusieurs années après que l’un de ses collaborateurs a fauté…Ainsi en a-t-il été de l’affaire de l’avion présidentiel où le secrétaire général (ndlr JM Antagana Mebara) chargé d’acquérir un nouvel appareil pour remplacer l’ancien a dû attendre quatre ans pour se voir demander des comptes.
L'invention d'un "atterrissage à Douala"

Dès le premier voyage officiel dans le nouvel avion, de très graves incidents techniques survinrent, alors que le Président et sa famille, en route vers l’Europe, étaient à bord et survolaient le Nigeria…Après un atterrissage difficile à Douala… »

Telle est la version de M. Mattei (p 159)

C’est celle qui a été divulguée partout, et particulièrement par les Maîtres de Yaoundé. Malheureusement pour eux, les dépositions de l’équipage de l’avion, présents dans l’appareil au moment du vol, en compagnie de la famille Biya elle-même, sont catégoriques. Si l’appareil a eu un bref instant d’hésitation parce que les «roues ne se repliaient pas tout de suite», incident assez connu par les habitués de l’aéronautique, ce problème a été rapidement réglé. Avec les témoins, il faut donc déjà affirmer :  « Récit faux. Il n’y a jamais eu d’atterrissage à Douala. »
L'invention d'une "tentative d'assassinat"

M. Mébara écrit dans son livre : « Le Colonel Charles Ndongue, un des officiers de l’Etat Major particulier du Président de la République, présent dans le cockpit durant le vol en question (déclarera) : « Il faut exclure d’emblée toute main criminelle…C’était un incident mineur… »

Mr Betham, commandant de bord lors du vol, atteste :  « Je confirme qu’il n’y a pas eu de main criminelle dans cet incident… »

On se trouve très loin des allégations à une "tentative de Mébara de tuer le Président, à travers ce « cercueil volant » afin de s’emparer du pouvoir."

Mais maintenant, comment expliquer que M. Mébara, blanchi de cette accusation et de deux autres très graves, s’est vu, au moment de quitter la prison,  arrêté à nouveau pour une autre affaire, dont personne n’avait parlé auparavant. Qui a intérêt à Yaoundé à maintenir les gens en prison ?
Ces délires d'imagination pour inventer de fausses  nouvelles rappellent terriblement le fameux cas journalistique de Timisoara, dans la Roumanie d'après le mur de Berlin. Ils rappellent encore davantage les méthodes nazies et de l'ancienne URSS pour envoyer les gens dans les goulags et autres camps de concentration,
                                             Pierre Jarret