mercredi 21 décembre 2011

REVUE DE PRESSE

CAMEROUN

LA RUSE ET LE MENSONGE AU 

SOMMET DE L’ETAT


« Une technique qu’affectionne  très bien le

 Président Paul Biya, parce qu’elle « lui permet

de domestiquer l’ancien personnel

gouvernemental, et par ricochet, d’éviter que

cette classe gouvernementale ne songe à se

recycler dans l’opposition. »

 (L’Effort camerounais N° 519 du 14 décembre 2011 au 10

janvier 2012)

L’Effort camerounais, Hebdomadaire Catholique

d’Informations, a été fondé en 1955. Il est dirigé au nom de la

CENC, Conférence Episcopale Nationale du Cameroun, par

 Mgr Samuel Kleda, Archevêque de Douala.

Le texte du politologue Mathias Eric Owona Nguini est 

analysé ici par Gildas Mouthé.

samedi 17 décembre 2011

EGLISE

MESSAGE DE BENOIT XVI
POUR LA JOURNEE MONDIALE 
DE LA PAIX 2012

« Eduquer les jeunes à la justice et à la paix »
c’est le thème de ce Message de Benoît XVI pour la Journée mondiale de la Paix, le 1er janvier 2012, qui a été publié ce vendredi 16 décembre 2011, par le Vatican.
Extraits du paragraphe 4 « Eduquer à la justice »

« Dans notre monde où la valeur de la personne, de sa dignité et de ses droits – au-delà des déclarations d’intentions – est sérieusement menacée par la tendance généralisée à recourir exclusivement aux critères de l’utilité, du profit et de l’avoir, il est important de ne pas couper le concept de justice de ses racines transcendantes. La justice, en effet, n’est pas une simple convention humaine, car ce qui est juste n’est pas déterminé originairement par la loi positive, mais par l’identité profonde de l’être humain. C’est la vision intégrale de l’homme qui permet de ne pas tomber dans une conception contractuelle de la justice et d’ouvrir aussi, grâce à elle, l’horizon de la solidarité et de l’amour.
Nous ne pouvons pas ignorer que certains courants de la culture moderne, soutenus par des principes économiques rationalistes et individualistes, ont aliéné le concept de justice jusque dans ses racines transcendantes, le séparant de la charité et de la solidarité :

« La cité de l’homme n’est pas uniquement constituée par des rapports de droits et de devoirs, mais plus encore, et d’abord, par des relations de gratuité, de miséricorde et de communion.
La charité manifeste toujours l’amour de Dieu, y compris dans les relations humaines. Elle donne une valeur théologale et salvifique à tout engagement pour la justice dans le monde ».
« Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés » (Mt 5, 6). Ils seront rassasiés parce qu’ils ont faim et soif de relations justes avec Dieu, avec eux-mêmes, avec leurs frères et sœurs, et avec la création tout entière."

vendredi 16 décembre 2011

EGLISE

Benoît XVI met en garde contre les groupes qui se présentent 
comme « dépositaires de la vérité de l’Évangile »

Lors de la messe qu’il célébrait dimanche 11 décembre dans l’église de Sainte-Marie-des-Grâces, dans le quartier romain de Casal Boccone, Benoît XVI a souligné le risque dans ce territoire des « groupes religieux qui se présentent comme dépositaires de la vérité de l’Évangile ». Dans ce secteur paroissial jeune et marqué par une forte immigration, le pape a également insisté sur l’importance du « témoignage de la charité ».
« En venant parmi vous, je ne peux pas ignorer que dans votre territoire, l’un des grands défis est constitué par les groupes religieux qui se présentent comme dépositaires de la vérité de l’Évangile », a ainsi mis en garde le pape devant de très nombreuses jeunes familles réunies à l’occasion du troisième dimanche de l’Avent, dit Gaudete .
« Il est de mon devoir de vous recommander d’être vigilants et d’approfondir les raisons de la foi », a-t-il encore souligné, en appelant à la « tradition millénaire de l’Église ».


Pour cela, Benoît XVI a invité à dépasser « les limites de l’individualisme, de la fermeture sur soi, du charme du relativisme, qui considère tout comportement comme licite », dénonçant aussi « l’attraction exercée par les formes de sens religieux qui profitent des besoins et des aspirations les plus profondes de l’âme humaine, en proposant des perspectives de soulagement faciles mais illusoires ».
                                                               (D'après Andrew Medichini/AP)

jeudi 15 décembre 2011

REVUE DE PRESSE


LA CHINE ET LE CAMEROUN

         Il y a trois jours, Monsieur Paul Biya, qui commence son sixième mandat, après une élection largement contestée, vient de nommer un nouveau gouvernement. Tel que la nouvelle avait été annoncée, on pouvait s'attendre à un remaniement sérieux et à une ouverture à l'opposition. C'était mal prévoir une décision pourtant largement significative de ces longues années d'un système "subtilement corrompant". Des gens qui réfléchissent analysent l’évènement. La Chine, présentée comme très liée avec le pouvoir actuel camerounais, ne s'embarrasse pas pour dire ce qu'elle pense. Ci-dessous, révélatrice, une note de la célèbre Agence "Xinhua"



          "Selon l’agence chinoise de presse Xinhua :

       « Très attendu du peuple camerounais, le nouveau gouvernement a finalement créé peu de surprises. Le grand chamboulement escompté pour fixer le cap de la politique des « grandes réalisations » annoncée par le chef de l’Etat réélu après 29 ans de magistrature suprême comme un chantier d’envergure » destiné à inscrire le Cameroun au rang des pays émergents au cours des prochaines années, n’a pas eu lieu. »
                      
                                ( Cité par Edouad Kingue dans le Messager du lundi 12 décembre 2011)

mardi 13 décembre 2011

DANS L'ESPRIT


SAINTE LUCIE

L’attachement des habitants de Syracuse, en Sicile, pour leur patronne Sainte Lucie, célébrée aujourd’hui, est attesté par une inscription des premières années du 5e siècle. Un morceau seulement du vieux texte a pu être sauvé. Il nous reste une phrase inachevée, mais très significative du peuple envers Lucie.
Une phrase simple et belle qui vient nous dire : «  Le jour de la Fête de Madame Lucie qu’on ne peut louer comme il convient… »

Le plus probable est que Lucie ait été victime de la terrible persécution sanglante de Dioclètien contre les chrétiens en 304.
Au 6e siècle, sa popularité est déjà assez grande pour que des clercs et des marchands siciliens introduisent son culte à Rome, et pour qu’à Ravenne, sur la paroi de l’antique Eglise St Apollinaire, un artiste peintre vienne la représenter dans la procession des Vierges illustres.
Son Inscription dans la prière eucharistique, au canon romain, avec Agnès, Cécile et Agathe, la fera connaître dans le monde entier.

Et curieusement, la piété populaire qui poursuit discrètement sa tâche éducative sur tous les continents, permettra ces dernières années, de la faire rayonner aussi dans les pays scandinaves. Par quel mystère, Lucie a-t-elle maintenant débarqué sur les rivages de Norvège, de Finlande ou de Suède ? Son joli nom de « Lumière » apporte en tout cas déjà de belles fêtes dans les longues nuits de ces pays nordiques.
Après Rome, quels marchands siciliens sont donc venus parler d’elle jusqu’à Oslo ou Helsinki ? Il n’est pas sûr que les bonnes affaires ne passent pas parfois par des « chemins d’évangélisation » !

Bonne Fête à toutes les « Lucie ».
                                      Jean Baptiste, sdb

jeudi 8 décembre 2011

DANS L'ESPRIT


"QUE SOY ERA 
IMMACULADA COUNCEPTIOU !"

C’est le 8 décembre, c’est la Fête. 
Trois dates à conserver : 1858, 1854, 1841
1858, le 25 mars, une petite paysanne de 14 ans court, haletante, dans les rues de son petit village, Lourdes. Elle se répète des mots qu’elle ne comprend pas. Mais elle veut les garder dans sa tête : « Que soy era immaculada counceptiou… »

Elle se les répète tellement qu’elle en arrive, toute essoufflée, chez M. le Curé, mais elle peut les répéter, tout en trébuchant sur les dernières syllabes : « coun-cep-tiou ». Elle est arrivé à les répéter tels que la dame des apparitions les a prononcées. Le Curé vacille : « D’où sort-elle cela ? » Il perd pied. « La dame veut toujours la chapelle », murmure Bernadette.
« Rentre chez toi, je te verrai un autre jour… » répond, plutôt sec, le saint curé Peyramale.  « Pourquoi M. le Curé se fâche-t-il ? », se dit Bernadette.

Mais pendant ce temps, le Père Peyramale, bouleversé, écrit à son évêque ce qu’il vient d’écouter. Il est bouleversé. Il y a à peine quatre ans, il se souvient. Le 8 décembre 1854, le pape Pie IX publiait la bulle « Ineffabilis Deus » : «  Nous définissons que la Bienheureuse Vierge a été préservée de toute tache du péché originel…dès le premier instant de sa conception. ». Pie IX prenait acte simplement de la piété populaire qui avait fleuri depuis les origines du Christianisme. Certains  chercheurs font remonter les premiers signes de cette dévotion à l’exclamation de St Irénée, au 2e siècle, qui saluait déjà en Marie, la « nouvelle Eve ».

La dernière date : 1841. Le 8 décembre de cette année-là, alors que le dogme de l’Immaculée Conception n’est pas encore défini, mais qu’il est déjà célébré depuis des siècles par la piété populaire, le prêtre Giovanni Bosco, à Turin, au nord de l’Italie, commence des réunions de jeunes gamins des rues. Elles donneront naissance à la Société de St François de Sales, les salésiens de Don Bosco.

·                                   Jean Baptiste BERAUD, sdb  

mercredi 7 décembre 2011

DANS L'ESPRIT


" N'AYEZ PAS PEUR !"        

        Bonne Fête de l’Immaculée ! La parole de Dieu te dit pour cette belle journée : « N’aie jamais peur ! » Elle te rappelle en effet : « Le Seigneur Dieu l’appela (Dans le récit de la Genèse, Dieu appelle l’homme après la faute originelle) : « Où es-tu donc ? »…L’homme répondit : « J’ai pris peur… » (Gn 3, 9-10).

La peur reste mauvaise conseillère. Elle peut mener à toutes les trahisons. Jean Paul II proclamait inlassablement : « N’ayez pas peur ! » .Benoît XVI ne cesse de le redire après lui !
La Vierge Immaculée est avec vous ! N’ayez jamais peur !

L’ambiance des dernières élections du Président de la République du Cameroun  (9 octobre 2011) marque encore très fortement tout le pays. Dès la sortie de l’aéroport, les yeux du nouvel arrivant sont très fortement attirés par les affiches géantes à l’effigie du Chef de l’Etat. Une nouveauté face aux années antérieures, qui laisse perplexe ! Le chef de l’Etat commence ainsi un nouveau septennat après 29 ans de présidence.  Des dissensions se font évidemment sentir dans tous les groupes de la société. L’Eglise et les Congrégations n’échappent pas à ces difficultés. Le passage récent de Benoît XVI au Bénin a voulu intensifier les messages à tous les hommes de bonne volonté pour « gouverner  autrement  ces peuples qui attendent plus de respect ». Il n’est pas sûr que ces paroles soient reçues en vérité. La peur, contre laquelle se bat Benoît XVI après Jean-Paul II, reste un obstacle sournois chez les meilleurs. « N’ayez pas peur ! » ne reste pas facile à vivre. Un livre sorti ces jours s’intitule « La Dictature Présidentielle », tandis qu’un prêtre s’est exprimé publiquement dans la presse : 
« Nous vivons sous un régime subtilement violent qui a réussi à avilir les cadres de l’administration publique en en faisant les esclaves du système. On ne peut bâtir un pays avec des esclaves… »