lundi 11 juillet 2016

EGLISE

ERASME, de l'Eglise Réformée, Protestante,
écrit en 1522
Erasme met tout son espoir dans une meilleure connaissance de l’Ecriture : « Qu’y a-t- il d’indécent  à ce que l’on récite l’Evangile dans sa langue natale, celle que chacun comprend, le Français en français, l’Anglais en anglais, l’Allemand en allemand, l’Indou en indou » (1522)
Recueilli par JB BERAUD, alias Pierre JARRET

vendredi 8 juillet 2016

FAMILLE SALESIENNE


François ANTON

Dans « Rendez-vous pour demain », catalogue de jeunes salésiens français, paru à Nice en 1965

« Tu me vois, sur cette photo, avec un chapeau à la Johnson, et mes sympathiques garçons des  divers mouvements de jeunesse de la Mission St Pierre à Pointe-Noire, en sortie, à l’occasion d’une récollection dans la brousse. Prêtre depuis dix ans, j’ai passé sept ans à Aïn el-Turck, près d’Oran, comme Père spirituel dans un internat. Il y a trois ans, je suis parti comme missionnaire au Congo…Poussant de nombreuses pointes dans la brousse, je m’occupais des garçons de la paroisse, des mouvements de l’école technique et primaire ( Cette dernière a été récemment nationalisée). On s’est « reconverti » en ce qui regarde l’école (même un missionnaire doit savoir le faire !) pour pouvoir continuer l’annonce de la Bonne Nouvelle :  nos anciennes salles, même le réfectoire, des salles nouvelles que nous construisons, nos chambres, la chapelle servent à rassembler garçons et filles pour les projections, le catéchisme, les jeux, les cérémonies… La difficulté pour notre équipe, est de savoir comment s’y prendre pour transformer ses activités afin qu’elles répondent toujours au plan de Dieu

NB Je   me relève d’un petit coup de « palu » et…de la quatrième apparition d’un serpent en cours de confession… Un garçon est sorti, a pris une branche de cocotier et lui a cassé les reins… Comme dans l’apocalypse, « il a mordu la poussière »…  

jeudi 7 juillet 2016

FAMILLE SALESIENNE


ANGELMONT GARNIER

Salésien de Don Bosco, prêtre

(8 mars 1911-8 avril 2000)

 

Angelmont naît le 8 mars 1913, à St Coulomb, en France, proche de la région bretonne. Son papa décède sur le front de l’Est, au cours de la première guerre mondiale de 1914-1918. Il laisse 4 enfants. Angelmont est le 3e. La maman meurt bientôt, elle aussi, laissant Angelmont, « pupille de la nation », orphelin élevé par son grand-père paternel.

Il fait ses études au petit séminaire de St Ilan, puis en 1932, entre au grand séminaire de Rennes. Il y reste jusqu’en 1938, où, marqué par la lecture de la vie de Don Bosco, écrite par le Père Auffray, il décide de faire son postulat chez les salésiens. Mais c’est de nouveau la guerre, la « deuxième mondiale ». Il est mobilisé en 1939, et fait prisonnier dès 1940. D’abord dans une ferme, il se retrouve bientôt dans un « stalag », jusqu’à la libération en 1945. Comme beaucoup d’autres, il utilisera ce temps pour développer ses dons artistiques, et réconforter ses compagnons. Tour à tour acteur, peintre de décors, metteur en scène, créateur de très beaux textes, il sèmera la joie.

A son retour en France, il fait son noviciat en 1945. Il est ordonné prêtre le 1er  juillet 1950. De 1951 à 1963, il est nommé délégué national du Service Missionnaire des Jeunes à la Propagation de la Foi, d’abord à Paris, puis à Lyon. Brillant communicateur, de 1964 à 1968, il se retrouve responsable du Service Audiovisuel au Centre National de l’Enseignement religieux (CNER)  

En 1969, Mgr ANGUILLE, archevêque  de Libreville au Gabon l’appelle pour lancer les émissions religieuses à Radio-Gabon. Sa participation sera décisive pour établir cet apostolat dans cette région africaine. Il y restera jusqu’en 1977. Rentré à Paris, il lui sera demandé de traduire de l’italien la biographie de Don Bosco, de Teresio Bosco. Imprimée au Cerf, grâce à son style coloré et plein d’entrain, elle aura un vif succès.

C’est alors, que peu à peu, il va connaître les premières atteintes de la maladie d’Alzheimer. Très affaibli, il quittera Paris pour Caen le 23 mai 1989

J’ai eu la chance de le connaître dans la période qui a précédé son départ en Afrique.

J’étais alors à Toulouse, à la paroisse St Aubin, aumônier de la JOC. Je montais régulièrement à Paris pour une rencontre mensuelle avec les aumôniers jocistes des grandes villes. Un jour, trouvant Angelmont, à la table de la Maison

Provinciale, je lui demande de me conseiller pour aller voir un film. Il me répond : «  Ce n’est pas unfilm qu’il faut aller voir quand tu es à Paris. Il faut aller à la Comédie française. Tu verras du beau théâtre ! » Et le Père Le Boulch, qui était le Provincial, me dit : « Ecoute-le ! Il connaît le meilleur de notre culture ! » Ce soir-là, grâce à lui, j’ai « vu jouer» pour la première fois de la bellelittérature française. Quelques mois plus  tard, il me disait : « As-tu un programme ce soir ? Vas voir la pièce sur Pie XII ! » Il s’agissait du spectacle de Hocchut intitulé « Le Vicaire ». Le mensonge sur le « Silence de Pie XII qui laissait massacrer les juifs » allait enflammer les médias.

Mgr Pierre Pican présida ses obsèques en l’église St André à Caen. Dans son homélie, il eut cette très belle phrase : « Nous devons pouvoir reconnaître, nous qui l’avons assez bien connu, que cette créativité ne s’est jamais retournée pour son service, son profit, sa promotion, son faire-valoir. C’était au service de l’autre…Jésus-Christ lui-même. » 

 

Jean Baptiste Beraud, sdb
alias Pierre JARRET

 

mercredi 6 juillet 2016

FAMILLE SALESIENNE

ANTOINE TANGUY 1965  (SUITE)

"Dans notre vie, nous savons ce que s’est d’aimer : je n’ai jamais réalisé comme à la mort de Gaby à quel point les jeunes font partie de notre vie. J’ai pris part à la douleur de son départ au même titre que ses parents. Don Bosco nous a dit : « Aimez vos jeunes. » A cette mort, c’était la minute de vérité.

Le premier Salésien que j’ai rencontré m’avait dit :  « Tu verras, tout ne sera pas rose… Il y aura des soirs où tu n’en pourras plus de fatigue, où tu auras envie de tout laisser… » C’est vrai. Enseigner depuis quinze ans les mêmes choses , sans pouvoir facilement se renouveler : concilier péniblement le lourd travail de professeur avec toutes les autres tâches ; rencontrer bien des obstacles aux rapports fraternels, cela pèse. Mais je pense que pendant vingt-deux années, j’ai eu la chance de vivre dans une grande famille de travailleurs et d’être de plus en plus arraché à moi-même, comme doit l’être un père de famille nombreuse… C’est terriblement exigeant, mais c’est tellement épanouissant…

Il y a bien des secteurs pour un prêtre : missions, monastère, milieu ouvrier ou rural… Je suis heureux, profondément, d’être là, au contact des jeunes de 6 heures du matin à 11 heures du soir : prêtre en classe (c’est valable), prêtre en cour (c’est possible), prêtre à la chapelle (c’est normal), prêtre dans les entretiens personnels, me disant qu’à chaque rencontre c’est Emmaüs : à travers moi, disponible ou refusé, le Seigneur passera ou sera invisible."

Antoine TANGUY, rédigé dans un catalogue de salésiens français en 1965

mardi 5 juillet 2016

FAMILLE SALESIENNE


TANGUY Antoine 1965

Dans « Rendez-vous pour demain », catalogue de jeunes salésiens français, rédigé en 1965,

Antoine Tanguy écrit en page 44 de cet opuscule, depuis la Maison salésienne française de COAT-AN-DOC’H , 22 – PLOUAGAT. 

« SOIXANTE- SEPT KILOS »

 67 kilos au départ, à dix-huit ans… 67 kilos à quarante ans (la mi-route ?) … Je peux dire que Don Bosco ne m’a pas empâté.

Que m’a- t-il demandé pour continuer son action et me garder en forme ?

Je suis professeur de troisième – l’âge des non-installés. Au cours des années, j’ai  rencontré , dans cette classe, plus de trois cents garçons, essayant de les aider à aimer leur travail, à s’ouvrir à leurs camarades, à être attentifs à la vie  du monde  et à expérimenter qu’ « il y a plus de joie à donner qu’à recevoir » et que « c’est meilleur lorsque c’est partagé ». A travers les grandes œuvres littéraires, on apprend le respect de la pensée d’autrui, le respect de son expression. »

Prêtre, je suis chargé d’animer (avec d’autres, bien sûr) la vie spirituelle de la maison. Elle est exigeante : les garçons choisissent de venir ici pour y vivre en chrétiens et beaucoup se préparent à être prêtres. Je suis heureux lorsque nous prions vraiment ensemble, à la messe, et ne regrette pas si j’ai passé du temps pour la préparer.

Je suis heureux lorsque François m’écrit qu’il a été lui-même capable d’animer la messe dans sa paroisse et aide à former une équipe liturgique. Heureux quand cela devient l’affaire des garçons. J’aime jouer, faire du sport : cela permet d’être très proches les uns des autres, plus spontanés et plus vrais ; on a vite fait de reconnaître celui qui ne va pas et qu’il faut soutenir.

Père spirituel, j’ai vu des visages inquiets, douloureux, fermés, retrouver la joie, reprendre souffle au contact du Seigneur. J’ai vu des transformations étonnantes et de grandes générosités : Marcel qui sacrifie un mois de vacances en montagne pour aider à travailler un jeune camarade ; Jean-Paul qui prend en charge un compagnon en pleine crise sentimentale et religieuse. Tous les soirs, des garçons viennent : on cherche un livre, on parle ; dans les rencontres, je reçois au moins autant que je puis apporter. Parfois, je me trouve moi-même pris par le découragement ou le doute : « A quoi sert tout ce que tu fais, ce gaspillage de paroles, d’entretiens, d’absolutions, de messes ? »  . Mais un garçon arrive abattu, et il faut lui dire une parole, qui est aussi pour moi : « Voilà ce qui nous arrive quand nous nous replions sur nous-mêmes, et nous regardons trop… Il faut nous tourner vers ceux qui nous entourent, comme le Christ sur sa croix qui s’occupe du voleur. »

dimanche 3 juillet 2016

EGLISE

VATICAN

«Si l’Europe veut être une famille de peuples…» message du pape François

    
Rassemblement « Ensemble pour l’Europe » à Munich (Allemagne)

Ensemble pour l'Europe 2016 (c) together4europe.org
 
Ensemble pour l'Europe 2016 (c) together4europe.org
« L’Europe est appelée à réfléchir et à se demander si son immense patrimoine, imprégné de christianisme, appartient à un musée ou s’il est capable d’inspirer la culture et de donner ses trésors à toute l’humanité », déclare le pape François.

Recueilli par Pierre JARRET sur Zenit

samedi 2 juillet 2016

Italie: le pape François reçoit la nouvelle maire de Rome
Les citoyens des périphéries au coeur de la rencontre

Audience avec Virginia Raggi © L'Osservatore Romano
Audience avec Virginia Raggi © L'Osservatore Romano

Le pape François a reçu la nouvelle maire de Rome, Virginia Raggi, le 1er juillet 2016 au Vatican. A peine dix jours après son élection, la première femme maire de la capitale italienne a offert au pape une vidéo de messages personnels enregistrés par des Romains des périphéries.
« Cela a été très émouvant », confie Virginia Raggi, membre du parti « Mouvement 5 étoiles », à Radio Vatican, après l’audience privée. « C’était la première fois que je rencontrais le Saint-Père. J’ai découvert une personne très humaine et j’en suis restée profondément touchée », témoigne-t-elle.
Selon l’agence italienne Ansa, la jeune maire de 37 ans a offert à l’évêque de Rome une vidéo intitulée « La voix de la Rome oubliée », rassemblant des témoignages d’habitants des périphéries de la Ville éternelle. Dans cet enregistrement, des dizaines de Romains s’adressent au pape François, lui souhaitant de poursuivre son engagement auprès des personnes nécessiteuses et « oubliées » par les politiques.

                                           Recueilli par Pierre Jarret