lundi 8 juillet 2013

DANS L'ESPRIT

VATICAN

Le Pape  François

"Le risque de l’activisme, d’une trop grande confiance dans les structures, est toujours en embuscade. Si nous regardons Jésus, nous voyons qu’à la veille de chaque décision ou évènement important, il se recueillait dans une prière intense et prolongée."

vendredi 5 juillet 2013

POLITIQUE

CENTRAFRIQUE

LES EVEQUES DENONCENT

 La Conférence épiscopale Centrafricaine
lance une Lettre ouverte
aux nouveaux Dirigeants du pays (Extrait)

" Excellence, Monsieur le  Président de la transition, chef de l'Etat

"...Les populations sont à la merci des hommes de la Séléka, pourtant supposés assurer leur sécurité. La vie des Centrafricains n'a plus aucun prix. Les combattants armés sont pour la plupart des étrangers; ils peuvent impunément tuer, violer, piller, saccager, incendier des maisons, des greniers, des villages..."

(Une très grande partie de cette Lettre est publiée par "Jeune Afrique"
dans son N° 2738, du 30 juin au 6 juillet 2013)

LE REGARD DE "MONDEACONSTRUIRE"

           Ces faits mentionnés par les Evêques centrafricains ne laissent rien présager de bon. On ne peut pas construire une nation avec des coups d'Etat. L'histoire de la RCA est trop chargée de la présence durant des années de gens qui ont abusé de ce pays et de ce peuple. Bien des pays peuvent s'interroger: "Qui a enseigné à des groupes de gens sans foi ni loi à ne savoir vivre qu'avec des armes ?"
          Une seule citation de François Xavier Verschave dans "La Françafrique, le plus long scandale de la République" P. 246 (Stock, 1999): "Selon des témoignages recueillis par HRW, Human Rights Watch, des militaires et des miliciens hutus ont continué de recevoir un entraînement militaire français en Centrafrique après la défaite des FAR. HRW a appris de leaders hutus qu'au moins en une occasion, entre le 16 et le 18 octobre 1994, des membres des milices rwandaises et burundaises ont voyagé sur un vol d'Air-Cameroun de Nairobi à Bangui, capitale de la Centrafrique (via Douala au Cameroun) pour y être entraînés par des militaires français(...)
                  Paris a de quoi s'interroger. Le Cameroun aussi...

                                            De Yaoundé, Pierre Jarret
 

 
 


jeudi 4 juillet 2013

POLITIQUE


FRANCE: "On ne peut pas enchaîner la Vérité"

Réaction de l'évêque de Bayonne
après l'incarcération de Nicolas B.

Déclaration de Mgr Aillet :

Dans un communiqué récent, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France a salué l’engagement de tous ceux (dont de nombreux jeunes) qui durant des mois, ont fait entendre leur voix de manière pacifique pour s’opposer à la loi Taubira, en précisant qu’elle a modifié « radicalement l’un des fondements de la vie en société », engendré, comme il était prévisible, des clivages profonds, et provoqué des blessures et des craintes durables.

Devant le mépris politico-médiatique que ce mouvement social, d’une ampleur inégalée depuis des décennies, a rencontré, beaucoup sont déterminés à poursuivre leur action pour alerter l’opinion, éclairer, voire réveiller les consciences de nos concitoyens.
Parce que la conscience est profondément blessée par la loi Taubira, il est parfaitement légitime d’en réclamer l’abrogation. Le Pape François, devant une délégation officielle de parlementaires français, ne déclarait-il pas : « Votre tâche, technique et juridique, consiste à proposer des lois, à les amender ou même à les abroger » ? 


L’association « la manif pour tous » demeure une force de proposition destinée à pérenniser ce mouvement. D’autres initiatives sont nées pour capitaliser l’engagement de nombreux citoyens : les veilleurs, les mères veilleuses, des rassemblements sporadiques pour interpeller l’opinion et les pouvoirs publics…

Pourvu qu’elle se déroule sans violence et dans le respect de l’intégrité physique des personnes et des biens, cette opposition de fond, que l’on a pu appeler à juste titre « résistance », est pleinement légitime dans une société démocratique où la liberté d’expression, de réunion et de manifestation est garantie par la Constitution.

Le Jeune Nicolas B., sympathisant de la manif pour tous, a été condamné le 19 juin par le tribunal correctionnel à deux mois de prison ferme, avec mandat de dépôt, pour avoir participé à une manifestation pacifique le 16 juin dernier contre la loi Taubira. Les chefs d’accusation semblent surréalistes et la lourdeur de la peine disproportionnée par rapport aux faits avérés. Il s’agit manifestement d’une forme politique de répression policière et judiciaire qui marque un tournant dans le traitement arbitraire des opposants au mariage et à l’adoption par des couples de même sexe.

Je salue l’engagement de ce jeune Nicolas et de tous ceux qui, comme lui, travaillent à défendre avec détermination et sans violence, le droit des enfants à être élevé par un père et une mère, engagement qui « aura encore à se déployer dans d’autres domaines où la vigilance est requise pour le respect de la personne humaine » (Conseil permanent). Ils sont la fierté et l’espérance de notre société. Leur courage, jusqu’à la prison s’il le faut, est déjà une victoire : car on ne peut pas enchaîner la Vérité !

+ Mgr Marc Aillet
Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron

LE REGARD DE "MONDEACONTRUIRE"

Ce titre "On ne peut pas enchaîner la vérité" rappelle étrangement à ceux de ma génération ("La classe 42 partira toute entière en Allemagne") cette autre affirmation qui a pesé sur l'orientation de nos vies "France, prends garde de perdre ton âme !"
Nos consciences nous disaient clairement de dire "Non"! Nous avons été nombreux à refuser le départ. La résistance a été multiple. La petite cité de Villemur sur Tarn, près de Toulouse, se souvient bien qu'un soir, à l'école St Pierre, nous avons reçu trois jeunes juifs qu' il fallait protéger. Quand je  demandais au Directeur de l'Ecole, le Père Arribat: "Qui nous les envoie ? " Il me répondit : "Pie XII". Oui, Pie XII venait de demander par son nonce à tous les  évêques de France d'accueillir et de cacher tous les juifs qui se présenteraient. On sait aujourd'hui qu'il y a eu des personnes pour les sauver jusque dans les rangs de la police du gouvernement de Vichy. Lorsqu'une loi atteint la profondeur de la conscience et fait naître de telles "résistances", il y a pour les dirigeants d'un pays des questions à se poser. L'évêque de Bayonne dit ce qu'il ressent. A Villemur aussi, nous avions écouté une parole d'évêque. J'entends encore à la messe du dimanche le Père Curé lire la lettre de notre Archevêque. Notre Archevêque  s'appelait "le Cardinal Saliège". Il disait des mots tout simples qui mettaient debout des croyants et des non croyants. Il disait : "Les juifs sont des hommes, les juives sont des femmes!" Le respect de la femme et de l'homme, reste inscrit au fond des consciences. 
                                                       Pierre Jarret


lundi 1 juillet 2013

EGLISE

VATICAN

François et Benoît XVI


Hier, 30 juin 2013, sur la Place St Pierre à Rome, le Pape François a déclaré:


"Nous avons eu un exemple merveilleux de comment est ce rapport avec Dieu dans la conscience. Un exemple récent, merveilleux. Le pape Benoît XVI nous a donné ce grand exemple [la foule se met à applaudir, le pape François aussi laisse son discours pour applaudir des deux mains], quand le Seigneur lui a fait comprendre, dans la prière, quel était le pas qu'il devait accomplir. Il a suivi sa conscience, c'est-à-dire la volonté de Dieu qui parlait à son coeur, avec un grand sens du discernement et avec courage. Et cet exemple, de notre père, nous fait tellement de bien, à nous tous, comme un exemple à suivre. [Nouveaux applaudissements]"

dimanche 30 juin 2013

EGLISE

UKRAINE

DES MARTYRS CHRETIENS

IL Y A PLUS DE PERSECUTIONS
CONTRE L'EGLISE AU XXe ET AU XXIe SIECLES
QU'AU TEMPS DE PIERRE ET PAUL
ROME, 29 juin 2013
Le martyrologe romain fait aujourd'hui mémoire des bienheureux Séverin Baranyk et Joachim Senkivskyj, prêtres catholiques orientaux d'Ukraine et martyrs, victime du terrorisme stalinien (+ 1941).

Severijan (Séverin) Baranyk (1889-1941) est un prêtre ukrainien de rite gréco-catholique, et religieux profès de l’Ordre basilien de Saint-Josaphat.

Son compagnon et frère dans le martyre, le P. Jakym (Joachim) Senkivskyj (1896-1941) appartenait à la même communauté monastique.

Ils ont été béatifiés en Ukraine, à l’hippodrome de Lviv, par Jean-Paul II, le 27 juin 2001, au cours d’une messe en rite byzantino-ukrainien et parmi les vingt-quatre compagnons de Mycola Carneckyj.

C’était la première fois, dans l’histoire des béatifications, que les circonstances permettaient que la cause d’Ukrainiens “uniates” soit promue d’un bout à l’autre par des uniates eux-mêmes.

Séverin Baranyk et Joachim Senkivskyj ont gagné la couronne du martyre au temps de la persécution communiste, particulièrement violente contre les catholiques de rite oriental.

Staline avait en effet décidé de la disparition de l’Eglise catholique de rite byzantino-ukrainien, fidèle à Rome, en contraignant les fidèles à se rattacher à l’Eglise orthodoxe et en occupant les églises.

                                                              (D' après Zenit)


LE REGARD DE "MONDEACONSTRUIRE"

Nous avons souvent encore l'idée que les persécutions contre les chrétiens datent des premiers siècles après le Christ. Le livre "Ils sont morts pour leur foi" de Andrea Riccardi, fondateur de Sant'Egidio , montre qu'aujourd'hui il y a plus de martyrs qu'au temps de Dioclétien ou de Néron. Bien des pays et nombre de gouvernements sont touchés. Tous se souviennent en particulier du mot de Benoît XVI, recevant le nouvel ambassadeur du Cameroun au Vatican: "L'Eglise reste préoccupée par la disparition du Père Mveng. Nous n'avons toujours pas d'explication."
Le Père Mveng, jésuite camerounais, était une très grande figure du catholicisme africain. Son assassinat n'a jamais été expliqué par le pouvoir en place.
                                     Pierre Jarret


mercredi 19 juin 2013

FAMILLE SALESIENNE



ROME  "DON BOSCO"
 
LES SALESIENS ET LES REFUGIES
DANS LE MONDE
 
Mali, RDC, Afghanistan, Kenya, Syrie 
 
              Demain, le 20 juin, l’on célèbre la Journée mondiale du Réfugié; une journée qui rappelle la condition d’environ 70 millions de personnes dans le monde. Et ce chiffre est destiné à croitre, car les guerres, les calamités et les discriminations obligent les gens à abandonner leurs pays. La Procure missionnaire de Madrid a répandu un communiqué pour souligner l’engagement pour les réfugiés développé par la Congrégation salésienne.

              Le conflit au Mali a provoqué plus de 280.000 évacués internes, sans considérer les environ 120.000 réfugiés qui ont cherché un abri dans les pays voisins. Au Mali, à Bamako les missionnaires salésiens suivent les familles nécessiteuses. “Ici, ce sont les familles locales mêmes qui se chargent d’aider les autres familles provenant du nord”, racontent les missionnaires salésiens.

             Le centre Don Bosco Ngangi de Goma, dans la République Démocratique du Congo, est l’un des endroits où des centaines de personnes se réfugient chaque fois que les affrontements recommencent dans la zone. À présent, la communauté salésienne est alertée car – comme ils le témoignent de Goma - “bien que la trêve a été respectée jusqu’à présent, on ne sait jamais ce qui peut arriver. En ce moment, il y a quelques dizaines de réfugiés dans nos cours... Nous leur donnons de l’eau, de la nourriture et des soins médicaux”.

             Parmi les différentes activités en cours au Pakistan, les Fils de Don Bosco prêtent soin aux enfants réfugiés provenant de l’Afghanistan. À Quetta, les centres scolaires salésiens travaillent durement pour que les enfants afghans puissent poursuivre leur parcours de formation.

             Dans le camp de réfugiés de Kakuma, au Kenya, le nombre de réfugiés est en hausse. À la fin du mois de mai, environ 119.500 personnes vivaient dans ce camp – l’un des plus grands au monde – dans lequel les salésiens travaillent depuis des années et où ils s’engagent à donner une éducation à plus de 66.000 enfants internés.

             La situation en Syrie devient chaque jour plus difficile. Le père Munir El Rai, provincial des salésiens du Moyen-Orient, explique: “Nous avons dû arrêter les activités traditionnelles il y a déjà plusieurs mois, pour pouvoir répondre aux exigences de la population”. En outre, depuis le début du conflit en Syrie, les salésiens présents au Liban ont également commencé à se dédier aux réfugiés syriens, puisque à présent environ 500.000 syriens se sont réfugiés au Liban, et – d’après les données de l’UNICEF – plus de la moitié d’entre eux sont des enfants.

              La Journée mondiale du réfugié, que l’on célèbre demain, le 20 juin, nous invite tous à ne pas oublier que dans le monde il y a des millions de réfugiés et évacués qui nécessitent de protection et d’aide.

Publié le 19/06/2013

(ANS – Rome) 
L’engagement des salésiens pour les réfugiés








lundi 17 juin 2013

EGLISE

VATICAN

LE PAPE ET LES PARLEMENTAIRES FRANCAIS


Le pape François a reçu au Vatican des parlementaires membres du groupe Amitié France-Saint-Siège, le samedi 15 juin 2013.


Monsieur le Président, chers Parlementaires,

Faisant suite à votre demande, je suis heureux de vous recevoir ce matin, membres du Sénat et de l’Assemblée nationale de la République française.

Au-delà des différentes sensibilités politiques que vous représentez, votre présence manifeste la qualité des relations entre votre pays et le Saint-Siège.

Cette rencontre est pour moi l’occasion de souligner les relations de confiance qui existent généralement en France entre les responsables de la vie publique et ceux de l’Église catholique, que ce soit au niveau national ou au niveau régional ou local. Le principe de laïcité qui gouverne les relations entre l’État français et les différentes confessions religieuses ne doit pas signifier en soi une hostilité à la réalité religieuse, ou une exclusion des religions du champ social et des débats qui l’animent. On peut se féliciter que la société française redécouvre des propositions faites par l’Église, entre autres, qui offrent une certaine vision de la personne et de sa dignité en vue du bien commun.

L’Église désire ainsi apporter sa contribution spécifique sur des questions profondes qui engagent une vision plus complète de la personne et de son destin, de la société et de son destin. Cette contribution ne se situe pas uniquement dans le domaine anthropologique ou sociétal, mais aussi dans les domaines politique, économique et culturel. En tant qu’élus d’une Nation vers laquelle les yeux du monde se tournent souvent, il est de votre devoir, je crois, de contribuer de manière efficace et continue à l’amélioration de la vie de vos concitoyens que vous connaissez particulièrement à travers les innombrables contacts locaux que vous cultivez et qui vous rendent sensibles à leurs vraies nécessités.

Votre tâche est certes technique et juridique, consistant à proposer des lois, à les amender ou même à les abroger. Il vous est aussi nécessaire de leur insuffler un supplément, un esprit, une âme dirais-je, qui ne reflète pas uniquement les modes et les idées du moment, mais qui leur apporte l’indispensable qualité qui élève et anoblit la personne humaine. Je vous formule donc mes encouragements les plus chaleureux pour continuer dans votre noble mission, cherchant toujours le bien de la personne en promouvant la fraternité dans votre beau pays.

Que Dieu vous bénisse !