lundi 10 octobre 2016
Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque
Homélie 1 sur le Cantique des cantiques (trad. Migne 1992, p.40 rev.)
« Il y a ici bien plus que Salomon »
Le texte du Cantique des cantiques de Salomon présente l'âme comme une fiancée, parée pour une union incorporelle, spirituelle et sans souillure avec Dieu. Celui qui « veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1Tm 2,4) expose là le moyen le plus achevé, le moyen bienheureux d'être sauvé, j'entends celui qui passe par l'amour. Certains peuvent aussi trouver le salut dans la crainte : à considérer les châtiments qui nous menacent dans la géhenne, nous nous gardons du mal. Il en est également qui mènent une vie de droiture et de vertu parce qu'ils espèrent le salaire réservé à ceux dont l'existence a été pieuse : ils agissent ainsi non par amour du bien, mais avec l'espoir d'être récompensés.
dimanche 9 octobre 2016
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 17,11-19.
En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée.
Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance
et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »
À cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.
L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain.
Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ?
Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »
Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »
samedi 8 octobre 2016
Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,22-29.
Frères, l’Écriture a tout enfermé sous la domination du péché, afin que ce soit par la foi en Jésus Christ que la promesse s’accomplisse pour les croyants.
Avant que vienne la foi en Jésus Christ, nous étions des prisonniers, enfermés sous la domination de la Loi, jusqu’au temps où cette foi devait être révélée.
Ainsi, la Loi, comme un guide, nous a menés jusqu’au Christ pour que nous obtenions de la foi la justification.
Et maintenant que la foi est venue, nous ne sommes plus soumis à ce guide.
vendredi 7 octobre 2016
EGLISE
Histoire de la Bible
Les textes les plus anciens ne sont pas ceux du livre de la Genèse. Les savants s’accordent aujourd’hui à reconnaître que ce sont des parties du livre du prophète Amos, vers 750 av. J.-C., le reste du livre ayant été réécrit et complété au cours des siècles (les sociétés antiques n’ont absolument pas notre idée […]
mercredi 5 octobre 2016
FAMILLE SALESIENNE
Mercredi 05 octobre 2016
Bx Alberto Marvelli, laïc, membre de l'A.C. (1918-1946)
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Bx Alberto Marvelli
Laïc, membre de l’A.C.
(1918- 1946)
A
lberto Marvelli naît à Ferrare (Italie) le 21 mars 1918, il était le deuxième de six enfants. Il grandit dans une famille profondément chrétienne, où la piété se conjuguait avec l'activité caritative, catéchétique et sociale. Dans sa jeunesse, il fréquenta le Patronage salésien et l'Action catholique, où sa foi se développa à travers un choix décisif : « Mon programme se résume en un mot: la sainteté ».
A l'Université, il mûrit sa formation culturelle et spirituelle dans la FUCI, et choisit comme modèle Piergiorgio Frassati.
Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, il travailla pendant une brève période dans les usines FIAT de Turin, ayant été exempté de l'armée car trois de ses frères se trouvaient déjà au front. Lors de l'occupation allemande de l'Italie, à partir de 1943, il rentra chez lui, à Rimini, où il décida de remplir son devoir d'ouvrier de la charité. Après les bombardements, il était le premier à venir en aide aux blessés, à encourager les survivants, à assister les mourants, et à dégager les personnes prisonnières sous les décombres. Il distribuait également aux pauvres tout ce qu'il réussissait à réunir : matelas, couvertures, etc.
mardi 4 octobre 2016
POLITIQUE
AFRIQUE/RD CONGO - Risque de débordement de la crise congolaise à toute la zone des Grands Lacs
Kinshasa (Agence Fides) – L’instabilité politique que connaît actuellement la République démocratique du Congo au niveau du gouvernement central vient s’ajouter à celle présente dans les zones périphériques, telles que le Kasai central (voir Fides 26/09/2016) et surtout le Nord et le Sud Kivu. De vastes zones du Nord Kivu se trouvent depuis des décennies otages de différents groupes armés, certains d’origine rwandaise et ougandaise (voir Fides 07/12/2015). Le gouvernement de Kampala a informé ces jours derniers celui de Kinshasa de la présence de « terroristes » prêts à attaquer l’Ouganda dans les environs du pont de Semliki.
FAMILLE SALESIENNE
« Ma très chère Maman »
Don Callisto Caravario
Lettres de Don Callisto publiées par Francesco Motto, sdb
Traduction JB Beraud, sdb
Lettre N° 5 (suite)
Shanghai, 21 novembre 1924
Très chère maman,
Mr Lo-pa-hon est le père de plusieurs enfants. Sa famille est très aisée. Il est un des plus grands industriels de Shanghaï. Il donne toute sa fortune pour les pauvres. Il a fondé un hôpital où sont soignés 400 malades. Il a fondé une maison pour les maladies infectieuses, des résidences pour personnes âgées. Maintenant, occupé par notre collège, il pense déjà à d’autres œuvres. Pour le moment, il doit soutenir 1500 personnes. Son argent n’y suffit pas. Mais il pense à la Providence. Maman, il faut venir en Chine pour voir les miracles de la religion chrétienne.
Mais ce qui est le plus surprenant, c’est de voir la tranquillité et la foi de cet homme. La première partie de sa matinée est pour sa vie spirituelle. A 7 h 30, dans la belle Eglise qui surgit au milieu de ses œuvres, et qu’il a voulu dédier à St Joseph, il y a la messe de la communauté. Invariablement, Mr Lo-pa-hon assure le service de la Messe tous les matins. Ensuite, il visite les divers chantiers de ses œuvres, et s’occupe de ses affaires.
dimanche 2 octobre 2016
Dans l'ESPRIT
Livre d'Habacuc 1,2-3.2,2-4.
Combien de temps, Seigneur, vais-je appeler, sans que tu entendes ? Crier vers toi : « Violence ! », sans que tu sauves ?
Pourquoi me fais-tu voir le mal et regarder la misère ? Devant moi, pillage et violence ; dispute et discorde se déchaînent.
Alors le Seigneur me répondit : Tu vas mettre par écrit une vision, clairement, sur des tablettes, pour qu’on puisse la lire couramment.
Car c’est encore une vision pour le temps fixé ; elle tendra vers son accomplissement, et ne décevra pas. Si elle paraît tarder, attends-la : elle viendra certainement, sans retard.
Celui qui est insolent n’a pas l’âme droite, mais le juste vivra par sa fidélité.
mardi 27 septembre 2016
« Ma très chère Maman »
Don Callisto Caravario
Lettres de Don Callisto publiées par Francesco Motto, sdb
Traduction JB Beraud, sdb
Lettre N° 5
Shanghai, 21 novembre 1924
Très chère maman,
Il y a six ans, je revêtais la soutane à Foglizzo. Je ne pensais pas du tout avoir la joie de venir aussi vite en Chine. Finalement, nous y sommes. Après 43 jours de voyage, nous voici sur place.
Comme tu le vois, j’ai pris une grande feuille pour t’écrire longuement. Après quelques jours dans notre maison de Macao, nous avons pris un bateau japonais qui, en 3 jours, nous a conduit à Shangai. La mer n’a pas été très calme, mais nous sommes arrivés sains et saufs. Quatre automobiles nous attendaient. Ce fut à ce moment que nous avons eu la joie de connaître ce brave Monsieur Chinois qui nous a fait appeler d’Europe. Son nom : « Lo-pa-hon ». Après demie- heure de voiture, nous sommes arrivés à notre résidence.
Notre collège n’est pas encore terminé. Chère maman, c’est bien différent de nos collèges en Italie ! Sur 3 étages, le bâtiment mesure 200 mètres. Au centre, se dresse l’Eglise et le théâtre. Pour te donner une idée de sa grandeur, il suffit de te dire que, terminé, il comptera 3000 fenêtres et portes. C’est immense ! La construction coûtera plus de 3 millions. Nous sommes devant un miracle de la Providence.
Pour le moment, comme le bâtiment n’est pas terminé, nous sommes logés dans une belle maisonnette, et bientôt, nous commencerons à apprendre le chinois.
Nous sommes traités magnifiquement. Ce matin, en compagnie de Mr Lo-pa-hon, nous avons visité ses œuvres. Maman, je n’ai pas eu la chance de connaître Don Bosco, mais je crois voir en Chine les miracles de Don Bosco et de Cottolengo.
lundi 26 septembre 2016
FAMILLE SALESIENNE
« Ma très chère Maman »
Don Callisto Caravario
Lettres de Don Callisto publiées par Francesco Motto, sdb
Traduction JB Beraud, sdb
Lettre N° 4 (suite et fin)
Macao, 11 novembre 1924,
Les catholiques en Chine sont peu nombreux. L’œuvre missionnaire est indispensable. Dans notre ville de Macao, sur cent mille habitants, les catholiques sont à peine 3000. Je ne me repens pas d’avoir laissé l’Italie. Je suis heureux. Le sacrifice a été grand, mais le Seigneur aide et aidera. Je sais que mon départ a fait du bien à plusieurs, et continuera d’en faire.
En ce moment, nous attendons les ordres définitifs, et nous nous reposons un peu. Continue de m’écrire ici à Macao. Callisto va bien et est joyeux. Hier soir, au théâtre, il s’est mis à chanter lui aussi avec les chinois. N’aie pas peur ! Avec l’aide du Seigneur, tes fils feront des miracles.
Ces jours-ci, à peine reposés du voyage qui nous a laissés un peu fatigués, je t’écrirai plus longuement. Le courrier ne tardera pas. Je saisis l’occasion pour te souhaiter à l’avance un joyeux Noël. Sois sûre que je ne t’oublierai pas. Courage ! Tout va bien ! Ecris-moi. Prie et salue bien Papa, Vica, Andrea et toutes mes connaissances.
Très affectueusement, je t’embrasse,
Ton cher fils, Callisto
dimanche 25 septembre 2016
POLITIQUUE
AMOS ( 750 avt JC)
Livre d'Amos 6,1a.4-7.
Ainsi parle le Seigneur de l’univers :
Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Sion, et à ceux qui se croient en sécurité sur la montagne de Samarie.
Couchés sur des lits d’ivoire, vautrés sur leurs divans, ils mangent les agneaux du troupeau, les veaux les plus tendres de l’étable ;
ils improvisent au son de la harpe, ils inventent, comme David, des instruments de musique ;
ils boivent le vin à même les amphores, ils se frottent avec des parfums de luxe, mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël !
C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés, ils seront les premiers des déportés ; et la bande des vautrés n’existera plus.
jeudi 22 septembre 2016
EGLISE
Livre de l'Ecclésiaste 1,2-11.
Vanité des vanités disait Qohèleth. Vanité des vanités, tout est vanité !
Quel profit l’homme retire-t-il de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ?
Une génération s’en va, une génération s’en vient, et la terre subsiste toujours.
Le soleil se lève, le soleil se couche ; il se hâte de retourner à sa place, et de nouveau il se lèvera.
Le vent part vers le sud, il tourne vers le nord ; il tourne et il tourne, et recommence à tournoyer.
Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est pas remplie ; dans le sens où vont les fleuves, les fleuves continuent de couler.
mercredi 21 septembre 2016
EGLISE
Commentaire du jour : Fête de St Mattieu
Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies, III, 11,8 ; 9,1 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p.493)
Une des premières attestations historiques des évangélistes
Les apôtres s'en allèrent jusqu'aux extrémités de la terre, proclamant la Bonne Nouvelle des bienfaits que Dieu nous envoie et annonçant aux hommes la paix du ciel (Lc 2,14), eux qui possédaient tous également, et chacun en particulier, la Bonne Nouvelle de Dieu. Matthieu précisément, chez les Hébreux, a fait paraître dans leur propre langue une forme écrite d'évangile alors que Pierre et Paul évangélisaient Rome et y fondaient l'Église. (De EAQ)
dimanche 18 septembre 2016
FAMILLE SALESIENNE
« Ma très chère Maman »
Don Callisto Caravario
Lettres de Don Callisto publiées par Francesco Motto, sdb
Traduction JB Beraud, sdb
Lettre N° 4 (suite et fin)
Macao, 11 novembre 1924,
Les catholiques en Chine sont peu nombreux. L’œuvre missionnaire est indispensable. Dans notre ville de Macao, sur cent mille habitants, les catholiques sont à peine 3000. Je ne me repens pas d’avoir laissé l’Italie. Je suis heureux. Le sacrifice a été grand, mais le Seigneur aide et aidera. Je sais que mon départ a fait du bien à plusieurs, et continuera d’en faire.
En ce moment, nous attendons les ordres définitifs, et nous nous reposons un peu. Continue de m’écrire ici à Macao. Callisto va bien et est joyeux. Hier soir, au théâtre, il s’est mis à chanter lui aussi avec les chinois. N’aie pas peur ! Avec l’aide du Seigneur, tes fils feront des miracles.
Ces jours-ci, à peine reposés du voyage qui nous a laissés un peu fatigués, je t’écrirai plus longuement. Le courrier ne tardera pas. Je saisis l’occasion pour te souhaiter à l’avance un joyeux Noël. Sois sûre que je ne t’oublierai pas. Courage ! Tout va bien ! Ecris-moi. Prie et salue bien Papa, Vica, Andrea et toutes mes connaissances.
Très affectueusement, je t’embrasse,
Ton cher fils, Callisto
samedi 17 septembre 2016
FAMILLE SALESIENNE
« Ma très chère Maman »
Don Callisto Caravario
Lettres de Don Callisto publiées par Francesco Motto, sdb
Traduction JB Beraud, sdb
Lettre N° 4 (suite)
Macao, 11 novembre 1924,
La maison de Macao est très belle. De la cour, on voit très bien la mer. Les enfants, petits et grands, sont au total 230. Je dois te dire que je suis déjà parrain de l’un d’entre eux. Je l’ignorais. A mon arrivée, le Directeur du Collège me présente un jeune et me dit : « Celui-ci s’appelle Callisto comme toi. Et c’est ton filleul. » « Très bien, lui ai-je répondu. Heureusement que je n’aurai pas à m’occuper de lui. Je ne saurais comment faire. Avant son départ pour la Chine, Don Garelli l’avait fait baptiser en lui donnant mon nom. Comme tu vois, je ne suis pas seul. Ce petit garçon a dix ans. Il est gentil.
Le soir, nous avons chanté à l’Eglise un solennel « Te Deum », en remerciement de notre excellent voyage. Le souper fut suivi d’un programme théâtral en l’honneur des nouveaux arrivés. Je ne devrais pas le dire, mais comme c’était tout en « chinois », nous n’avons rien compris du tout. Mais nous avons admiré la bonne volonté de tous ces jeunes.
La Chine est pleine de bambins. Il en sort de partout. Tu vois dans les rues des enfants de cinq ou six ans qui en portent d’autres sur les bras ou sur les épaules. J’ai vu des femmes travailler avec leur enfant. Elles ne le portent pas sur les bras, mais sur leur dos.
vendredi 16 septembre 2016
FAMILLE SALESIENNE
« Ma très chère Maman »
Don Callisto Caravario
Lettres de Don Callisto publiées par Francesco Motto, sdb
Traduction JB Beraud, sdb
Lettre N° 4
Macao, 11 novembre 1924,
Très chère maman,
Finalement, nous sommes arrivés ! J’espère que tu as bien reçue la lettre que je t’ai envoyée de Singapour, il y a une semaine.
Nous allons très bien. Le voyage s’est passé de la meilleure façon possible. Nous sommes arrivés à Hong-Kong le dimanche matin. Deux confrères avaient été envoyés de Macao spécialement pour nous attendre. A notre descente, impossible de partir immédiatement : le bateau qui devait nous y mener n’était pas prêt. Nous avons dû rester tout le dimanche dans la ville. Les Pères de la Mission, des italiens, nous ont très bien accueillis. Leur gentillesse a été splendide. Leur Eglise est très belle. La ville est merveilleuse, avec des rues, des places, des jardins qu’on ne trouve même pas à Turin.
La nuit, nous avons essayé de dormir, et, le matin, nous partions pour Macao. Un bateau à vapeur nous a conduits en 4 heures à Macao. A notre arrivée, tous les supérieurs nous attendaient, et spécialement Don Braga. Tu peux imaginer avec quelle joie, il m’a revu après tant d’années. Il n’en finissait pas de me regarder, de me remercier, de me demander des nouvelles de toi, d’Andrea, de Turin.
A notre arrivée au Collège, la fanfare nous attendait. « Marche royale » et d’autres morceaux de musique italienne. Tu imagines avec quel plaisir j’ai écouté ces airs italiens et revu tant de confrères. Comment ne pas remercier la Madone de nous avoir conduits sains et saufs jusqu’ici?
jeudi 15 septembre 2016
FAMILLE SALESIENNE
« Ma très chère Maman »
Don Callisto Caravario
Lettres de Don Callisto publiées par Francesco Motto, sdb
Traduction JB Beraud, sdb
Lettre N° 4
Macao, 11 novembre 1924,
Très chère maman,
Finalement, nous sommes arrivés ! J’espère que tu as bien reçue la lettre que je t’ai envoyée de Singapour, il y a une semaine.
Nous allons très bien. Le voyage s’est passé de la meilleure façon possible. Nous sommes arrivés à Hong-Kong le dimanche matin. Deux confrères avaient été envoyés de Macao spécialement pour nous attendre. A notre descente, impossible de partir immédiatement : le bateau qui devait nous y mener n’était pas prêt. Nous avons dû rester tout le dimanche dans la ville. Les Pères de la Mission, des italiens, nous ont très bien accueillis. Leur gentillesse a été splendide. Leur Eglise est très belle. La ville est merveilleuse, avec des rues, des places, des jardins qu’on ne trouve même pas à Turin.
La nuit, nous avons essayé de dormir, et, le matin, nous partions pour Macao. Un bateau à vapeur nous a conduits en 4 heures à Macao. A notre arrivée, tous les supérieurs nous attendaient, et spécialement Don Braga. Tu peux imaginer avec quelle joie, il m’a revu après tant d’années. Il n’en finissait pas de me regarder, de me remercier, de me demander des nouvelles de toi, d’Andrea, de Turin.
Arrivés au Collège, la fanfare nous attendait. Ils ont fait retentir « la marche royale » et d’autres morceaux de musique italienne. Tu imagines avec quel plaisir j’ai écouté ces airs italiens et revu tant de confrères. Comment ne pas remercier la Madone de nous avoir conduits sains et saufs jusqu’ici?
mercredi 14 septembre 2016
EGLISE
Le Père Jacques Hamel était un homme bon, un homme de paix mais « il a été assassiné comme s’il avait été un criminel » a déclaré le Pape, indiquant un motif de réflexion précis : « Au milieu de ce moment difficile qu’il vivait, au milieu de cette tragédie qu’il voyait venir, un homme doux, un homme bon, un homme qui faisait fraternité, n’a pas perdu la lucidité pour accuser et dire clairement le nom de l’assassin et il a déclaré clairement : Vade retro Satana ! Il a donné sa vie pour nous, il a donné sa vie pour ne pas renier Jésus. Il a donné sa vie dans le même sacrifice de Jésus sur l’autel… Que, depuis le Ciel – parce que nous devons le prier, c’est un martyr ! et les martyrs sont bienheureux, nous devons les prier –, il nous donne la douceur, la fraternité, la paix mais aussi le courage de dire la vérité : tuer au nom de Dieu est satanique ». (SL) (Agence Fides 14/09/2016)
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dimanche 11 septembre 2016
EGLISE
Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église
Sermon 5 sur le fils prodigue ; PL 52,197 (trad. Année en fête, Migne 2000, p. 243)
« Vite, apportez le plus beau vêtement pour l'habiller »
Le fils revient chez son père et s'écrie : « Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils, traite-moi comme un de tes salariés »... Mais le père accourut, et accourut de loin. « Alors que nous étions encore pécheurs, le Christ est mort pour nous. » (Rm 5,8) Le père accourut... dans la personne du Fils, quand par lui, il est descendu du ciel et venu sur terre. « Le Père qui m'a envoyé est avec moi » dit-il dans l'Évangile (cf. Jn 16,32). Il se jeta à son cou : il s'est jeté jusqu'à nous quand par le Christ, toute sa divinité est descendue du ciel et s'est installée dans notre chair. Et il l'embrassa. Quand ? Quand « la compassion et la vérité se sont rencontrées ; la justice et la paix se sont embrassées » (Ps 84,11).
samedi 10 septembre 2016
DANS L'ESPRIT
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 179
Bâtir sur le roc
Frères, l'apôtre saint Jacques s'adresse à des auditeurs assidus de la parole de Dieu en disant : « Ne vous contentez pas d'écouter la parole ; mettez-la en pratique, sinon vous vous tromperiez vous-mêmes » (Jc 1,22). Ce ne serait pas l'Auteur de la parole que vous tromperiez, ni celui qui vous l'annonce ; mais ce serait vous-mêmes... Le prédicateur aussi annoncerait bien inutilement la parole de Dieu au dehors s'il ne l'écoutait pas d'abord au dedans de lui-même pour la mettre en pratique...
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