VATICAN
BENOIT XVI NOUS PARLE
"Dieu nous a parlé. Dieu n'est pas une hypothèse lointaine sur l'origine du monde. Il n'est pas une intelligence mathématique très éloignée de nous. Dieu s'intéresse à nous. Il nous aime. Il est entré personnellement dans la réalité de notre histoire.
(De l'audience générale de ce mercredi 28 novembre 2012)
jeudi 29 novembre 2012
REVUE DE PRESSE
CAMEROUN
L'ambassadeur français des Droits de l'Homme
rencontre M. Atangana, en prison à Yaoundé,
mais ne peut voir sa cellule.
Droits de l’Homme:
François Zimeray achève sa visite au Cameroun
Par Idriss Linge - 29/11/2012 dans le Journal du Cameroun.Com
L’Ambassadeur Français a terminé sa visite de travail au cours de laquelle il a rencontré Michel Thierry Atangana, un français d’origine camerounaise, incarcéré à Yaoundé
L’ambassadeur Français des droits de l’Homme, a achevé mercredi 28 novembre 2012, sa visite de travail au Cameroun. Comme le prévoyait son agenda, il a rencontré Thierry Michel Atangana, un camerounais d’origine aujourd’hui naturalisé français, et qui a été condamné à 20 ans de prison pour son implication dans des détournements de fonds publics, selon la justice. Monsieur Zimeray qui aurait sollicité de visiter la cellule de son compatriote, s’en est vu interdire l’accès. « «Je n’ai pu voir de mes yeux la cellule de M. Atangana. Des éléments de la gendarmerie m’en ont fermement empêché. Et pourtant je suis au Cameroun dans le cadre d'une mission d'assistance consulaire à mes compatriotes en détention. Je souhaite que Mme la consule ait plus de chance pour accéder à cette cellule. Car, notre mission d'assistance consiste à s'assurer des conditions de détention, de la régularité des procédures et du respect des droits de la défense. Ce que je viens de voir ne me laisse pas intact. Il s’agit bien de l'enfer vécu. Il faut comprendre pourquoi Michel Thierry Atangana m'a dit, je suis ici pour mourir», a-t-il indiqué, selon des propos rapportés par le quotidien Mutations. « C'est une affaire qui est très suivie en France, ne serait-ce que parce qu'elle concerne un compatriote. Je pense que ma présence ici a valeur de message », a ajouté l'ambassadeur.
©
blog.lefigaro.fr
François Zimeray,
François Zimeray,
ambassadeur Français des
droits de l’Homme était au Cameroun
Mais l’ambassadeur français a tenu aussi à mettre de l’eau dans son vin. Il a précisé les contours de sa mission. «Je ne suis pas venu au Cameroun donner des leçons, mais je suis venu partager notre expérience, sans condescendance et sans complaisance», a-t-il déclaré, alors qu’il échangeait avec des journalistes. Il a aussi fait passer le message qui est celui de privilégier la resocialisation des coupables plutôt que le tout carcéral. Prenant exemple sur d’autres visites qu’il a effectuées dans différents pays, il a fait savoir que le défi de respect des droits de l’homme et surtout des prisonniers, était celui de tous les pays aujourd’hui. Pour les proches de monsieur Atangana et au-delà de la symbolique politique, l’arrivée d’un ambassadeur français est un signe d’espoir : «Pour mon père et moi, c'est vraiment une très bonne nouvelle. C'est le premier signe que la politique française va s'impliquer dans cette affaire » a indiqué Eric Atangana, le fils du détenu, selon des propos rapportés par Radio France Internationale. « Il s'est senti vraiment délaissé par la France. Or, le fait que François Zimeray soit venu au Cameroun, ça lui a fait chaud au cœur et il se sent un peu plus accompagné dans cette situation » a ajouté le jeune Atangana, toujours selon le même média. Le gouvernement camerounais subirait-il des pressions de la part de la France ? Cette position semble partagée par de nombreux médias au Cameroun. Depuis les déclarations de l’ambassadeur de France sur la condamnation de Thierry Atangana en passant par la rencontre Hollande-Biya à Kinshasa lors du sommet de la francophonie, ils sont plusieurs à penser que la France souhaite obtenir la libération de son citoyen, ou au pire, son transfert en France. Pour le gouvernement de Biya, c’est un charbon ardent.
Mots clés
mercredi 28 novembre 2012
POLITIQUE
CAMEROUN
Conseil des ministres:
Paul Biya consulte ses ministres pendant une demi-heure
Du Journal "Cameroun.Com" du 28 11 2012Par Idriss Linge
Un an après le dernier conseil des ministres, le président camerounais a rencontré ses collaborateurs mardi 27 novembre 2012Il est difficile de pouvoir donner un avis pertinent et cohérent sur le conseil des ministres qui s’est tenu le 27 novembre 2012 au palais présidentiel de Yaoundé. Selon le communiqué de la présidence de la République: "Principal point à l’ordre du jour : l’évaluation à mi-parcours des feuilles de route ministérielles. Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement a présenté un exposé à ce sujet, suivi des directives du Chef de l’Etat. Les feuilles de route ministérielles ont été instituées en 2004 afin d’améliorer la performance des administrations et les orienter vers l’atteinte des résultats. Au cours de ce septennat, cet outil de pilotage des politiques publiques a été replacé au centre du dispositif du travail gouvernemental par le Chef de l’Etat". Mais la rencontre entre le chef de l’Etat camerounais et ses collaborateurs a duré une trentaine de minutes, soit à peine une minute pour chaque ministère. La question clé reste de savoir ce que le Président de la république a dit à ses ministres. Le Premier ministre Philémon Yang a confié quelques données à la presse officielle. "L’on a parlé du travail gouvernemental. Nous avons reçu des instructions du chef de l’Etat. Et surtout ses conseils, parce qu’il encadre constamment le gouvernement. L’ambiance était très bonne, les ministres aiment entourer le chef de l’Etat. Pour des détails, on en parlera une autre fois", a fait savoir le chef du gouvernement. Il sera difficile de savoir avec exactitude ce que le président a dit à ses collaborateurs, dans un pays où gouvernance rime avec mystère, opacité et silence.
Conseil des ministres, le 27 novembre 2012
Les supputations vont bon train...
D’après le Messager, le président aurait donné des instructions au vu des résultats des évaluations des feuilles de route déclinées par le Premier ministre. "Ces ministres ont été classés en plusieurs paliers dont les bons, les moins bons et les médiocres et par secteurs d’activité (questions sociales et éducatives, fonctionnement des institutions, infrastructures ou encore économie et développement) le secteur des infrastructures (eau et énergie, Télécommunications, transports, Domaines et affaires foncières etc) s’est révélé le moins performant" croit savoir le journal à travers un article publié ce mercredi 28 novembre 2012. La grande curiosité que soulève ce conseil, c’est qu’il se tient après que le Premier ministre ait présenté son programme économique et social. Logiquement les conseils et les instructions auraient été pertinents avant cette présentation qui brosse le projet gouvernemental sur toute sa longueur.
Entre 2009 et 2012 le président Biya a tenu seulement
3 conseils des ministres.
Celui-ci est le plus court et le plus discret de tous. Il semble difficile de croire que le président Biya ait évalué tout son gouvernement en 30 minutes, du coup, certains observateurs pensent à une rencontre d’au revoir à certains de ses collaborateurs actuels.
Mots clés
vendredi 23 novembre 2012
FAMILLE SALESIENNE
EQUATEUR
MARIA TRONCATTI, FMA, BIENHEUREUSE
LE SALUT DU PERE CHAVEZ,
9e SUCCESSEUR DE DON BOSCO
Message du Recteur Majeur pour la béatification de Sœur Troncatti,
missionnaire dans les villages de l'Amazonie
À l’occasion de la béatification de Sœur Marie Troncatti, le Père Pascual Chávez a écrit un message qui rappelle sa figure et l’héritage qu’elle laisse.
C'est avec un vif plaisir que j'accueille l'invitation à vous adresser un message à l'occasion de la béatification de Sœur Marie Troncatti, Fille de Marie Auxiliatrice (Sœur salésienne), qui aura lieu à Macas, en Équateur, le 24 novembre 2012.
Il s'agit de reconnaître, à la lumière de la foi, l'aventure de cette femme singulière, consacrée, missionnaire et mère pour tous ceux qui ont eu la grâce de la rencontrer. C'est surtout le témoignage de quelqu'un qui a vraiment vécu la passion apostolique du «Da mihi animas, cetera tolle » (Donne-moi des personnes à aimer et garde tout le reste - devise de Don Bosco) ; le témoignage de quelqu'un qui a accepté l'exigeante ascèse du « Travail et tempérance », comme condition indispensable pour « porter du fruit ». Cette Fille de Marie Auxiliatrice, dans la forêt amazonienne de l'Équateur, s'est faite « médecin » pour les corps et pour les âmes : en soignant et en portant secours, elle évangélisait, annonçant à tous, et en en témoignant, l'amour infini du Père et la tendresse maternelle de Marie Auxiliatrice. Avec sa béatification, on veut faire revivre le souvenir d'une longue troupe de généreux et héroïques missionnaires Salésiens et Filles de Marie Auxiliatrice qui, dans la forêt amazonienne de l'Équateur, ont semé dans les larmes, la sueur et souvent au prix de leur vie, la semence de l'Évangile.
La béatification de Sœur Troncatti est un signe privilégié de l'amour de Dieu pour toute la Famille Salésienne et pour l'Institut des Filles de Marie Auxiliatrice en particulier. La sainteté d'une famille honore tous les groupes qui se réfèrent à la spiritualité salésienne de Don Bosco et de Mère Mazzarello. C'est un stimulant pour vivre avec passion le charisme et le transmettre aux jeunes générations dans un monde plein de défis, mais aussi riche de signes d'espérance.
La vie de Marie Troncatti a été réellement consacrée dans la vérité, opérant à partir de Dieu, en communion avec Jésus-Christ, dans l'amour de l'Esprit Saint. Sœur Marie s'est unie et conformée à Jésus-Christ, renonçant à elle-même et vivant fidèlement les engagements pris lors de sa profession religieuse. Grâce à sa foi et au sacrifice constant d'elle-même, elle brille par son extraordinaire capacité de savoir conjuguer de façon admirable l'annonce de l'Évangile et la promotion humaine, obtenant des fruits de conversion spirituelle et de libération humaine et sociale. Elle appartient à cette immense troupe de personnes qui ont fait naître, et font encore naître, des fleuves pleins de vie, comblée qu'elle était de la joie de la foi, vécue dans la radicalité de l'obéissance et avec la force de l'amour.
Il est significatif et émouvant que l'Église reconnaisse officiellement, juste durant l'année consacrée à la foi, la sainteté d'une de ses filles devenue signe d'espérance pour notre monde où l'on constate un analphabétisme religieux qui se développe et se répand. Pour elle, chaque occasion était opportune pour montrer le salut au nom de Jésus et de Marie : que ce soit en faisant la cuisine, en accompagnant les malades ou en donnant des soins, elles semait toujours dans le coeur des gens la parole de l'Évangile qui descendait comme un remède qui soigne les blessures et les plaies des coeurs et des âmes. Sa béatification nous aide à nous rappeler que les missions ont leur centre dans l'annonce du salut au nom de Jésus.
Je désire enfin rappeler que cet événement de grâce survient dans notre cheminement de préparation au bicentenaire de la naissance de notre Père et Fondateur Don Bosco. La nouvelle bienheureuse a incarné d'une manière singulière la devise salésienne «Da mihi animas, cetera tolle » avec zèle et une disponibilité inconditionnelle pour les âmes, jusqu'au don de sa propre vie. Sœur Marie se préoccupait de l'homme tout entier, de ses besoins physiques et spirituels. Par son exemple et son message, elle rappelle à tous les membres de la Famille Salésienne de ne pas se préoccuper seulement du corps mais aussi des besoins de l’âme de chacun. Que d’âmes sauvées! Que d'enfants arrachés à une mort certaine ! Que de jeunes filles et de femmes défendues dans leur dignité ! Que de familles formées et conservées dans la vérité de l'amour conjugal et familial ! Que d'incendies de haine et de vengeance éteints avec la force de la patience et le don de sa propre vie ! Et tout cela vécu avec un grand zèle apostolique et missionnaire. Une disponibilité continuelle, un don d'elle-même renouvelé chaque jour au pied de l'autel, un don d'elle-même jusqu'au sacrifice suprême de sa vie pour la réconciliation et la paix.
Puisse la Bienheureuse Marie Troncatti nous obtenir la grâce de correspondre généreusement à la vocation chrétienne, et réveiller dans nos familles et nos communautés chrétiennes et religieuses le don de la foi et l'engagement pour annoncer l'Évangile surtout aux jeunes et aux pauvres.
Père Pascual Chávez V.
Recteur Majeur
Publié le 23/11/2012
MARIA TRONCATTI, FMA, BIENHEUREUSE
LE SALUT DU PERE CHAVEZ,
9e SUCCESSEUR DE DON BOSCO
Message du Recteur Majeur pour la béatification de Sœur Troncatti,
missionnaire dans les villages de l'Amazonie
C'est avec un vif plaisir que j'accueille l'invitation à vous adresser un message à l'occasion de la béatification de Sœur Marie Troncatti, Fille de Marie Auxiliatrice (Sœur salésienne), qui aura lieu à Macas, en Équateur, le 24 novembre 2012.
Il s'agit de reconnaître, à la lumière de la foi, l'aventure de cette femme singulière, consacrée, missionnaire et mère pour tous ceux qui ont eu la grâce de la rencontrer. C'est surtout le témoignage de quelqu'un qui a vraiment vécu la passion apostolique du «Da mihi animas, cetera tolle » (Donne-moi des personnes à aimer et garde tout le reste - devise de Don Bosco) ; le témoignage de quelqu'un qui a accepté l'exigeante ascèse du « Travail et tempérance », comme condition indispensable pour « porter du fruit ». Cette Fille de Marie Auxiliatrice, dans la forêt amazonienne de l'Équateur, s'est faite « médecin » pour les corps et pour les âmes : en soignant et en portant secours, elle évangélisait, annonçant à tous, et en en témoignant, l'amour infini du Père et la tendresse maternelle de Marie Auxiliatrice. Avec sa béatification, on veut faire revivre le souvenir d'une longue troupe de généreux et héroïques missionnaires Salésiens et Filles de Marie Auxiliatrice qui, dans la forêt amazonienne de l'Équateur, ont semé dans les larmes, la sueur et souvent au prix de leur vie, la semence de l'Évangile.
La béatification de Sœur Troncatti est un signe privilégié de l'amour de Dieu pour toute la Famille Salésienne et pour l'Institut des Filles de Marie Auxiliatrice en particulier. La sainteté d'une famille honore tous les groupes qui se réfèrent à la spiritualité salésienne de Don Bosco et de Mère Mazzarello. C'est un stimulant pour vivre avec passion le charisme et le transmettre aux jeunes générations dans un monde plein de défis, mais aussi riche de signes d'espérance.
La vie de Marie Troncatti a été réellement consacrée dans la vérité, opérant à partir de Dieu, en communion avec Jésus-Christ, dans l'amour de l'Esprit Saint. Sœur Marie s'est unie et conformée à Jésus-Christ, renonçant à elle-même et vivant fidèlement les engagements pris lors de sa profession religieuse. Grâce à sa foi et au sacrifice constant d'elle-même, elle brille par son extraordinaire capacité de savoir conjuguer de façon admirable l'annonce de l'Évangile et la promotion humaine, obtenant des fruits de conversion spirituelle et de libération humaine et sociale. Elle appartient à cette immense troupe de personnes qui ont fait naître, et font encore naître, des fleuves pleins de vie, comblée qu'elle était de la joie de la foi, vécue dans la radicalité de l'obéissance et avec la force de l'amour.
Il est significatif et émouvant que l'Église reconnaisse officiellement, juste durant l'année consacrée à la foi, la sainteté d'une de ses filles devenue signe d'espérance pour notre monde où l'on constate un analphabétisme religieux qui se développe et se répand. Pour elle, chaque occasion était opportune pour montrer le salut au nom de Jésus et de Marie : que ce soit en faisant la cuisine, en accompagnant les malades ou en donnant des soins, elles semait toujours dans le coeur des gens la parole de l'Évangile qui descendait comme un remède qui soigne les blessures et les plaies des coeurs et des âmes. Sa béatification nous aide à nous rappeler que les missions ont leur centre dans l'annonce du salut au nom de Jésus.
Je désire enfin rappeler que cet événement de grâce survient dans notre cheminement de préparation au bicentenaire de la naissance de notre Père et Fondateur Don Bosco. La nouvelle bienheureuse a incarné d'une manière singulière la devise salésienne «Da mihi animas, cetera tolle » avec zèle et une disponibilité inconditionnelle pour les âmes, jusqu'au don de sa propre vie. Sœur Marie se préoccupait de l'homme tout entier, de ses besoins physiques et spirituels. Par son exemple et son message, elle rappelle à tous les membres de la Famille Salésienne de ne pas se préoccuper seulement du corps mais aussi des besoins de l’âme de chacun. Que d’âmes sauvées! Que d'enfants arrachés à une mort certaine ! Que de jeunes filles et de femmes défendues dans leur dignité ! Que de familles formées et conservées dans la vérité de l'amour conjugal et familial ! Que d'incendies de haine et de vengeance éteints avec la force de la patience et le don de sa propre vie ! Et tout cela vécu avec un grand zèle apostolique et missionnaire. Une disponibilité continuelle, un don d'elle-même renouvelé chaque jour au pied de l'autel, un don d'elle-même jusqu'au sacrifice suprême de sa vie pour la réconciliation et la paix.
Puisse la Bienheureuse Marie Troncatti nous obtenir la grâce de correspondre généreusement à la vocation chrétienne, et réveiller dans nos familles et nos communautés chrétiennes et religieuses le don de la foi et l'engagement pour annoncer l'Évangile surtout aux jeunes et aux pauvres.
Père Pascual Chávez V.
Recteur Majeur
Publié le 23/11/2012
RMG - (ANS – Roma)
jeudi 22 novembre 2012
EGLISE
RDC
VIOLENCES A GOMA
L’Église catholique d’Afrique indignée
par la violence en RD-Congo
LES EVEQUES DENONCENT
LA CROIX "URBI ET ORBI" SIGNALE
Marc Hofer/AP
Un soldat du M23 surveille la foule lors d’un rassemblement du mouvement rebelle, mercredi 21 novembre à Goma (RD Congo).
Marc Hofer/AP
Un soldat du M23 surveille la foule lors d’un rassemblement du mouvement rebelle, mercredi 21 novembre à Goma (RD Congo).
Les dirigeants de l’Église catholique africaine sont scandalisés par les récents développements qui affectent l’Est de la République démocratique du Congo, et craignent une nouvelle tragédie humanitaire. Réunis à Kinshasa à l’occasion d’une rencontre Caritas Afrique, les présidents des conférences épiscopales et les évêques présidents des Caritas nationales de 34 pays africains ont signé une déclaration condamnant le conflit qui a vu la ville de Goma tomber mardi 20 novembre entre les mains des rebelles du M23, rapporte le Secours catholique sur son site Internet.
« Nous sommes indignés et choqués de constater que la guerre déclenchée dans l’Est de la République Démocratique du Congo il y a quelques mois est en train de s’étendre et de causer à nouveau un drame humain majeur, soulignent les signataires. Des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, victimes des affres de cette guerre qui leur est imposée, sont désemparés et jetés une fois de plus sur la route dans un dénuement total à Goma et dans ses environs. Ils sont à la merci des intempéries, de la faim, du viol et de toute sorte d’exactions, y compris l’enrôlement d’enfants. Cela constitue une offense à leur dignité de personne humaine et d’enfants de Dieu. »
Selon le P. Oswald Musoni, directeur de Caritas à Goma, « les bureaux de Caritas sont à nouveau ouverts et toute notre équipe est sur le terrain pour faire des évaluations sur les besoins des communautés affectées par le conflit. Aujourd’hui la situation à Goma est calme mais nous vivons dans l’incertitude de ce que demain nous amènera. »
« Nous sommes convaincus que l’heure n’est plus à la guerre ni à la conquête, mais bien plutôt à la coopération entre les peuples et convaincus aussi que l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo doit être protégée et respectée par tous, déclarent les évêques africains. À cet effet, nous estimons que l’exploitation illégale des ressources naturelles, qui est la principale cause de cette guerre, doit cesser. »
Ils ont appelé la communauté internationale à mettre fin à la souffrance et le désespoir de la population civile dans l’Est du Congo. Ils estiment que l’ONU, l’Union africaine, l’Union européenne, le gouvernement congolais, les gouvernements régionaux concernés et les multinationales extractives doivent s’attaquer aux causes du conflit par le dialogue pour mettre fin au cycle de la violence. « Les auteurs de ces violences et de cette destruction doivent être traduits en justice », insistent-ils.
N. S. « Nous sommes indignés et choqués de constater que la guerre déclenchée dans l’Est de la République Démocratique du Congo il y a quelques mois est en train de s’étendre et de causer à nouveau un drame humain majeur, soulignent les signataires. Des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, victimes des affres de cette guerre qui leur est imposée, sont désemparés et jetés une fois de plus sur la route dans un dénuement total à Goma et dans ses environs. Ils sont à la merci des intempéries, de la faim, du viol et de toute sorte d’exactions, y compris l’enrôlement d’enfants. Cela constitue une offense à leur dignité de personne humaine et d’enfants de Dieu. »
« Les auteurs de ces violences doivent être traduits en justice »
Les représentants de Caritas Goma estiment que les derniers combats ont contraint 100 000 personnes à fuir, beaucoup ont quitté les camps et leurs communautés à la recherche d’un lieu plus sécurisé à l’ouest du pays.Selon le P. Oswald Musoni, directeur de Caritas à Goma, « les bureaux de Caritas sont à nouveau ouverts et toute notre équipe est sur le terrain pour faire des évaluations sur les besoins des communautés affectées par le conflit. Aujourd’hui la situation à Goma est calme mais nous vivons dans l’incertitude de ce que demain nous amènera. »
Le M23 s'est emparé de Goma
Ils ont appelé la communauté internationale à mettre fin à la souffrance et le désespoir de la population civile dans l’Est du Congo. Ils estiment que l’ONU, l’Union africaine, l’Union européenne, le gouvernement congolais, les gouvernements régionaux concernés et les multinationales extractives doivent s’attaquer aux causes du conflit par le dialogue pour mettre fin au cycle de la violence. « Les auteurs de ces violences et de cette destruction doivent être traduits en justice », insistent-ils.
22/11/12 - 16 H 13 mis à jour le 22/11/12 - 16 H
POLITIQUE
CHINE
QUAND LA CHINE DONNE UN EXEMPLE
AU CAMEROUN
"L'alternance existe en Chine"
"Hu Jintao est entrain de passer la main, sans avoir eu au préalable à faire des pieds et des mains pour modifier la loi fondamentale chinoise afin de s’éterniser et mourir au pouvoir. Les présidents chinois ont, en outre, les uns après les autres, depuis Mao Tse Toung, conduit avec constance une politique de développement économique qui est parvenue à placer la Chine sur un piédestal économico financier. Elle est à ce jour la deuxième puissance économique de la planète, derrière les Etats-Unis.
D’après les experts et autres analystes, si sa croissance demeure aussi soutenue (7,5% en 2012), d’ici à 2016, elle prendra le meilleur sur le pays de l’Oncle Sam. En Chine, il n’y a donc
pas d’hommes providentiels, de candidats naturels, de maîtres et ses esclaves, de personnalités indispensables dont les seuls battements de cils rythment la vie du pays."LE REGARD DE "MONDEACONSTRUIRE"
Le texte ci-dessus est tiré du journal camerounais "Emergence" en son N° 121 du 22 novembre 2012. Lancé par des jeunes journalistes qui sortaient diplômés de l'Esstic, l'Ecole Supérieure de Journalisme de Yaoundé, leur hebdomadaire a su immédiatement se placer dans une ligne éditoriale au service de "du bien commun et de la dignité de l'homme".
Le groupe GFS (Groupe François de Sales des journalistes au Cameroun) les encourage dans cette recherche, et remercie pour les multiples rencontres interreligieuses qui ont permis à de jeunes musulmans, à de jeunes catholiques, et à d'autres jeunes amis d'exprimer ouvertement une véritable "pensée sociale" de journalistes croyants.
Pierre Jarret
mardi 20 novembre 2012
POLITIQUE
République Démocratique du Congo
Guerre et choléra. Urgence à Goma
(Transmis par l'Agence Salésienne ANS,
avec les salésiens sur place)
Hier, le 19 novembre, près de Goma, sont recommencées les hostilités entre l’armée régulière congolaise (FARDC) et plusieurs groupes rebelles, dont le principal est le M23. La population, effrayée, abandonne les endroits les plus exposés et nombre sont ceux qui cherchent un abri dans le centre salésien de Goma, qui accueille tous, mais qui s’il ne sera pas soutenu d’une manière adéquate, risque bientôt la catastrophe. Et parmi les réfugiés, l’on a déjà enregistré deux cas de choléra.
Dans les trois derniers jours seulement, plus de 7.000 personnes se sont réfugiées dans le Centre éducatif Don Bosco Ngangi de Goma, géré par les salésiens avec le soutien du Volontariat international pour le développement (VIS). Selon un recensement réalisé pour l’occasion, parmi les réfugiés il y a 5.000 enfants, 111 desquels sont arrivés sans aucun accompagnateur.
“La trêve prévue dans la journée de hier (18 novembre, ndr) n’a pas duré. Des coups de fusil et même de mortier ou de canon, les réservoirs près de l’aéroport brulent et l’intervention de la MONUSCO, la force Onu présente dans la région, n’est pas efficace. Pourquoi? Je ne sais pas jusqu’où ira la folie des hommes” raconte le père Piero Gavioli, directeur du centre salésien.
“Il semble de revivre les combats de 2008, tout est identique: les mêmes situations, les mêmes visages, le même désespoir des gens. Mais en 2008, il n’y avait pas d’armes lourdes, il n’y a pas eu d’échanges de coups de feu si longtemps. Nous allons vers la guerre”, commentent deux volontaires du VIS. Aujourd’hui, le 20 novembre, la situation s’est aggravée avec l’ouverture d’un autre versant du conflit à la frontière congo-rwandaise.
Les réfugiés se sont installés dans les différentes salles de l’œuvre, dans des abris de fortune sur le terrain de basket et dans tous les espaces disponibles. “Mais si, comme nous le faisons, nous leur donnons à manger, bientôt nous n’aurons plus rien même pour les 3.300 mineurs en difficulté qui fréquentent tous les jours le centre. Nous avons reçu de l’eau de la Croix rouge internationale, avec quelques biscuits et la promesse de nourriture de la part du Programme alimentaire mondial. Nous sommes également soutenus par ‘War Child’ et le ‘Norwegian Refugee Council’. Ma entretemps, il y a eu les deux premiers cas de choléra” continua le père Gavioli.
Le personnel du Centre est au travail, présent et très généreux, et même dans les difficultés l’on peut trouver des raisons pour continuer à espérer dans la vie: “L’autre nuit est né un enfant dans le centre, fils d’une réfugiée. Devant la folie des hommes – conclue le directeur de Goma – nous nous refugions entre les mains du Seigneur qui nous donne le courage de faire tout ce que nous pouvons faire, pour ces frères et sœurs désespérés et résignés, pour les enfants qui ne comprennent pas pourquoi”.
Informé de la situation, le Recteur Majeur, père Pascual Chávez a envoyé un message au père Gavioli, le remerciant pour avoir agi avec prompte générosité aux exigences des réfugiés et des évacués. “Pour eux, vous êtes la manifestation de l’Amour de Dieu qui les accueille et les soigne dans la mesure du possible. Je comprends parfaitement la difficulté que ces soins pastoraux comportent, aussi bien pour la gestion de ces milliers de personnes que pour assurer l’eau et la nourriture, difficultés auxquelles s’ajoute le début du choléra”. Le père Chávez a également assuré le soutien des Procures missionnaires salésiennes à l’œuvre de Goma “pour affronter cette urgence de la meilleure des manières, en espérant que la paix puisse être bientôt rétablie ” et a confié tout le monde à la protection maternelle de Marie Auxiliatrice.
ANS GOMA - Publié le 20 novembre 2012
LE REGARD DE "MONDEACONSTRUIRE"
Goma, ville martyre, à la frontière entre la RDC et le Rwanda. Depuis longtemps, les Fils de Don Bosco sont à Goma. Ils ont vu passer ces dernières années de longues files de réfugiés, victimes de tous les combats, de tous les marchands d'armes, et de tous les égoïsmes.
Il y a quelques trois ans, au cours d'une retraite prêchée là-bas, Honorato, salésien coadjuteur, missionnaire dans ces parages où il a été témoin de tant de haine, de tant de massacres, me disait chaque soir, sa joie d'avoir vu au milieu de ces enfers, des gestes de délicatesse que personne n'attendrait plus dans de telles situations. Une famille qui n'a plus rien, sauf ses trois enfants qu'elle a gardé en vie jusque là, en prend encore un autre qui n'a plus personne. Des militaires eux-mêmes se proposent pour reconstruire l'école, en grande partie dévastée.
Des femmes et des hommes qui croient malgré tout à la paix, cela aussi existe. "Nouvelle évangélisation" celle-ci, dont peut-être on n'ose pas assez parler,
Jean Baptiste Beraud, sdb
Dans les trois derniers jours seulement, plus de 7.000 personnes se sont réfugiées dans le Centre éducatif Don Bosco Ngangi de Goma, géré par les salésiens avec le soutien du Volontariat international pour le développement (VIS). Selon un recensement réalisé pour l’occasion, parmi les réfugiés il y a 5.000 enfants, 111 desquels sont arrivés sans aucun accompagnateur.
“La trêve prévue dans la journée de hier (18 novembre, ndr) n’a pas duré. Des coups de fusil et même de mortier ou de canon, les réservoirs près de l’aéroport brulent et l’intervention de la MONUSCO, la force Onu présente dans la région, n’est pas efficace. Pourquoi? Je ne sais pas jusqu’où ira la folie des hommes” raconte le père Piero Gavioli, directeur du centre salésien.
“Il semble de revivre les combats de 2008, tout est identique: les mêmes situations, les mêmes visages, le même désespoir des gens. Mais en 2008, il n’y avait pas d’armes lourdes, il n’y a pas eu d’échanges de coups de feu si longtemps. Nous allons vers la guerre”, commentent deux volontaires du VIS. Aujourd’hui, le 20 novembre, la situation s’est aggravée avec l’ouverture d’un autre versant du conflit à la frontière congo-rwandaise.
Les réfugiés se sont installés dans les différentes salles de l’œuvre, dans des abris de fortune sur le terrain de basket et dans tous les espaces disponibles. “Mais si, comme nous le faisons, nous leur donnons à manger, bientôt nous n’aurons plus rien même pour les 3.300 mineurs en difficulté qui fréquentent tous les jours le centre. Nous avons reçu de l’eau de la Croix rouge internationale, avec quelques biscuits et la promesse de nourriture de la part du Programme alimentaire mondial. Nous sommes également soutenus par ‘War Child’ et le ‘Norwegian Refugee Council’. Ma entretemps, il y a eu les deux premiers cas de choléra” continua le père Gavioli.
Le personnel du Centre est au travail, présent et très généreux, et même dans les difficultés l’on peut trouver des raisons pour continuer à espérer dans la vie: “L’autre nuit est né un enfant dans le centre, fils d’une réfugiée. Devant la folie des hommes – conclue le directeur de Goma – nous nous refugions entre les mains du Seigneur qui nous donne le courage de faire tout ce que nous pouvons faire, pour ces frères et sœurs désespérés et résignés, pour les enfants qui ne comprennent pas pourquoi”.
Informé de la situation, le Recteur Majeur, père Pascual Chávez a envoyé un message au père Gavioli, le remerciant pour avoir agi avec prompte générosité aux exigences des réfugiés et des évacués. “Pour eux, vous êtes la manifestation de l’Amour de Dieu qui les accueille et les soigne dans la mesure du possible. Je comprends parfaitement la difficulté que ces soins pastoraux comportent, aussi bien pour la gestion de ces milliers de personnes que pour assurer l’eau et la nourriture, difficultés auxquelles s’ajoute le début du choléra”. Le père Chávez a également assuré le soutien des Procures missionnaires salésiennes à l’œuvre de Goma “pour affronter cette urgence de la meilleure des manières, en espérant que la paix puisse être bientôt rétablie ” et a confié tout le monde à la protection maternelle de Marie Auxiliatrice.
ANS GOMA - Publié le 20 novembre 2012
LE REGARD DE "MONDEACONSTRUIRE"
Goma, ville martyre, à la frontière entre la RDC et le Rwanda. Depuis longtemps, les Fils de Don Bosco sont à Goma. Ils ont vu passer ces dernières années de longues files de réfugiés, victimes de tous les combats, de tous les marchands d'armes, et de tous les égoïsmes.
Il y a quelques trois ans, au cours d'une retraite prêchée là-bas, Honorato, salésien coadjuteur, missionnaire dans ces parages où il a été témoin de tant de haine, de tant de massacres, me disait chaque soir, sa joie d'avoir vu au milieu de ces enfers, des gestes de délicatesse que personne n'attendrait plus dans de telles situations. Une famille qui n'a plus rien, sauf ses trois enfants qu'elle a gardé en vie jusque là, en prend encore un autre qui n'a plus personne. Des militaires eux-mêmes se proposent pour reconstruire l'école, en grande partie dévastée.
Des femmes et des hommes qui croient malgré tout à la paix, cela aussi existe. "Nouvelle évangélisation" celle-ci, dont peut-être on n'ose pas assez parler,
Jean Baptiste Beraud, sdb
Inscription à :
Articles (Atom)