vendredi 11 septembre 2015

EGLISE

Afrique : le pape au Kenya,

en Ouganda

et en Centrafrique en novembre
Le Saint-Siège confirme le voyage du pape au
Kenya, en Ouganda et en Centrafrique.
Marina Droujinina
Rome, 10 septembre 2015 (ZENIT.org)
Le pape François effectuera un voyage pastoral
en Afrique, au Kenya, en Ouganda et en
Centrafrique, du 25 au 30 novembre 2015.
Le Saint-Siège confirme cette visite dans les trois
pays et précise les dates, ce jeudi 10 septembre.
Le pape se rendra dans ces trois pays africains :
- au Kenya (anglophone), du 25 au 27 novembre ;
- en Ouganda (anglophone), du 27 au 29
novembre ;
- et en Centrafrique (francophone), les 29 et 30
novembre.
Notons que ces pays ont été frappés par des
tragédies : le massacre des étudiants chrétiens au
Kenya, en avril dernier, sur le campus de
l’université de Garissa (148 étudiants, en
majorité chrétiens, ont été tués) ; les guerres
civiles qui ont traversé l’Ouganda, et dont des
rebelles sévissent hors frontières ; la troisième
guerre civile en Centrafrique (2013-2014), avec
des exactions contre les civils.
Au Kenya, 85 % de la population est chrétienne,
pour 10 % de musulmans. L’est du Kenya, où
se situe Garissa, constitue une exception. Cette
région limitrophe de la Somalie est
majoritairement habitée par des musulmans. En
revanche, en Somalie, d’où viennent les
partisans de la milice Al-Shabaab, mouvement
islamiste militant proche d’Al Qaïda, 99,8 % de
la population est musulmane, rappelle
l’AED-France.

mercredi 9 septembre 2015

POLITIQUE

MOZAMBIQUE

Reconnaissance du rôle de l’Eglise

dans la réconciliation nationale

de la part du Président

du Mozambique
  
Maputo (Agence Fides) – « L’Eglise catholique
a toujours incité la société mozambicaine à
apprécier toutes les personnes, en particulier
celles qui sont les plus vulnérables et se trouvent
dans le besoin » a reconnu le Président du
Mozambique, Filipe Jacinto Nyusi, au cours de
son intervention durant la Messe célébrée en la
Cathédrale de Tête le 7 septembre, anniversaire
de l’indépendance nationale du Portugal. Selon
les informations parvenues à Fides, le Président
a exprimé sa satisfaction pour le rôle joué par
l’Eglise catholique dans la préservation de la
paix et pour ses efforts en faveur de la
réconciliation nationale.
Le 7 septembre 1974 était signé à Lusaka

(Zambie) l’accord entre le FRELIMO (Front de
libération national du Mozambique) et le
Portugal qui mettait fin à la guerre
d’indépendance. En 1975, éclatait la guerre
civile entre le FRELIMO, qui avait pris le
pouvoir, et la RENAMO (Résistance nationale
mozambicaine), mouvement armé d’opposition.
Ce n’est qu’en 1992 que le conflit s’est achevé,
grâce à la participation active de l’Eglise
catholique aux négociations de paix.
Les célébrations de l’indépendance coïncident

cette année avec le 75ème anniversaire de
l’érection de l’Archidiocèse de Maputo, capitale
du pays. Se trouvant à Tête, le Président Nyusi
s’est fait représenter aux cérémonies religieuses
dans le stade de la capitale par le Premier
Ministre, Carlos Agostinho do Rosario.
Ce dernier a demandé à tous les fidèles, et plus
généralement à la société, d’entreprendre des
actions concrètes pour maintenir et consolider la
paix. Reprenant le slogan des célébrations de
l’anniversaire de l’Archidiocèse (« Rendez grâce
au Seigneur pour les merveilles réalisées en ces
années »), le Premier Ministre a souligné que
« seule une véritable paix peut permettre aux
mozambicains de « faire des merveilles » à
l’avenir ».

(L.M.) (Agence Fides 09/09/2015)

mardi 8 septembre 2015

POLITIQUE

REPUBLIQUE
CENTRAFRICAINE -

Pour l’Archevêque de Bangui,

« les autorités et la communauté
internationale

doivent prendre leurs responsabilités

pour mettre un terme aux violences »
  
Bangui (Agence Fides) – « Il faut que les
autorités du pays prennent leurs responsabilités
afin de mitiger les souffrances de la population »
a affirmé S.Exc. Mgr Dieudonné Nzapalainga,
Archevêque de Bangui, capitale de la République
centrafricaine, dans un entretien accordé au
Réseau des Journalistes pour le Droit de
l’Homme (RJDH), parvenu à Fides, commentant
dans ce cadre les violences qui ont frappé la ville
de Bambari au cours de ces derniers jours.
« La communauté internationale qui œuvre ici

doit, elle aussi, prendre ses propres
responsabilités afin que la violence ne devienne
pas exponentielle mais soit réduite le plus
possible. Parfois, on a en revanche l’impression
que l’on est passifs ou incapables » souligne
l’Archevêque, se référant à la Mission de l’ONU
en Centrafrique (MINUSCA) et à la mission
française Sangaris, montrées du doigt entre autre
pour le comportement de certains de leurs
militaires qui auraient commis des violences
sexuelles à l’encontre de mineurs centrafricains.
Les violences auxquelles se réfère Mgr

Nzapalainga concernent différentes zones du
pays et en particulier la ville de Bambari où, le
20 août, une vingtaine de personnes ont trouvé
la mort dans le cadre d’affrontements entre
différentes communautés alors que des milliers
d’autres ont été contraintes à la fuite.
Le grave état d’insécurité qui sévit dans

différentes zones de Centrafrique et les retards
dans l’enregistrement des électeurs sur les listes
électorales ont contraint les autorités de transition
à reporter le référendum constitutionnel, prévu
pour le 4 octobre, alors que l’on discute du report
éventuel des élections présidentielles et
législatives, devant se tenir quant à elles le 18
octobre. A ce propos, Mgr Nzapalainga affirme :
« Si ceux qui sont chargés d’organiser les
élections nous disent qu’il n’est pas possible de
les tenir, il ne sert à rien de courir pour avoir par
la suite des frustrations et des injustices ».
L’Archevêque propose en revanche de « se
réunir pour définir un nouveau calendrier. Il faut
être réalistes, en regardant en face la réalité, afin
que nous puissions honnêtement et de manière
raisonnable les reporter, afin d’avoir des
élections qui nous fassent sortir de la crise »
a-t-il conclu.
(L.M.) (Agence Fides 08/09/2015)

lundi 7 septembre 2015

POLITIQUE

 


SYRIE;
L'EXODE DES CHRETIENS

« je rentre tout juste de Syrie… »

Chers amis,
Je rentre tout juste de Syrie où j’accompagnais
Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon,
pour le jumelage de son diocèse avec celui de
Homs. Certains penseront qu’un tel déplacement
n’est pas raisonnable et ils auront raison. Mais
on ne peut pas parler des chrétiens d’Orient,
vouloir les aider et leur exprimer notre proximité
sans, de temps à autre, mouiller notre chemise et
aller à leur rencontre.
C’est d’autant plus important lorsque, comme en
Syrie, ils ont l’impression de recevoir toute la
violence du monde et de servir de boucs
émissaires sacrifiés sur l’autel d’intérêts obscurs.
En réalité, ce n’est pas qu’une impression : ils
savent qu’ils sont sacrifiés et le pire, c’est que là
encore, ils ont raison.
L’État islamique est officiellement devenu une
cible à abattre et on s’y emploie beaucoup, mais
surtout dans les discours. Dans les faits, sur le
terrain, ils poursuivent leur progression et se
rapprochent de nous, que ce soit en Libye où
leur territoire ne cesse d’augmenter – et la Libye,
qu’on le veuille ou non, c’est la porte d’entrée
en Europe pour les migrants – ou encore plus
près, en Bosnie-Herzégovine.
Contenus en Irak, ils semblent continuer à avoir
carte blanche en Syrie où leur mission reste le
renversement du régime de Bachar al-Assad. Les
Saoudiens, les Qataris et les Turcs sont d’accord
et la France aussi, ce que je tente d’expliquer
dans mon dernier livre Guerres, pétrole et
radicalisme – les chrétiens d’Orient pris en étau.
La crise au Moyen-Orient est en effet le produit
combiné de responsabilités locales (enjeux
énergétiques, lutte entre l’Arabie Saoudite et
l’Iran, radicalisation de l’islam) et étrangères
(ingérences occidentales). Dans ce contexte,
toute la population souffre mais pour les
chrétiens, c’est encore pire : leur simple survie
sur les terres qui ont vu naître le christianisme
est en jeu.
Tout le monde est donc d’accord, mais a-t-on
posé la question aux Syriens ? Pour les avoir
rencontrés il y a quelques jours, je peux vous
assurer qu’ils n’aspirent qu’à une chose : la fin
de cette guerre tragique. Depuis plus de quatre
ans, ils savent que les rebelles sont pour la
plupart des mercenaires étrangers, financés et
armés par l’étranger. Quand allons-nous, y
compris la France, enfin changer de politique au
Moyen-Orient ?
En attendant, ce jumelage est un premier pas et
l’AED de son côté va continuer à soutenir
massivement les chrétiens de Syrie.
Grâce à vous !
Bonne rentrée !
Marc Fromager
Directeur de l’AED (Aide à l'Eglise en Détresse)

vendredi 4 septembre 2015

CAMEROUN

Au moins 30 personnes tuées

au nord par Boko Haram



Yaoundé (Agence Fides) – Au moins 30
personnes ont trouvé la mort dans le cadre d’un
double attentat perpétré hier, 3 septembre, à
Kerawa, petite ville de l’extrême nord du
Cameroun, à la frontière avec le Nigeria.
Selon les témoignages recueillis par la presse

locale, une première explosion, attribuée à un
kamikaze, a eu lieu à 09.30 locales sur le marché
local en pleine activité, provoquant une dizaine
de morts.
Quelques minutes plus tard, une femme

kamikaze se faisant passer pour une personne
blessée dans le cadre du premier attentat,
s’est faite exploser à l’infirmerie du Bataillon
d’intervention rapide, unité d’élite de l’armée
camerounaise déployée sur zone pour combattre
les extrémistes nigérians de Boko Haram.
L’infirmerie militaire est la seule structure
sanitaire existant dans la zone en question.
Le bilan global de ce double attentat est d’une

trentaine de morts et de plus d’une centaine de
blessés. Kerawa se trouve à côté de la frontière
avec le Nigeria et est exposée aux attaques de
Boko Haram, qui a désormais pris le nom de
Groupe de l’Etat islamique en Afrique
occidentale. La colline qui domine la ville est
située en territoire nigérian et, derrière elle, se
trouvent différentes bases de djihadistes.
Les militaires du Nigeria, du Cameroun et du

Tchad ont envoyé des troupes sur zone dans le
cadre de la Force mixte multinationale chargée
de combattre Boko Haram.
Au cours des heures qui ont suivi l’attentat, des

dizaines de militants djihadistes présumés ont
été arrêtés dans le cadre d’une opération
conjointe des militaires camerounais et nigérians
à Fotokol, toujours dans le nord-est du
Cameroun.

(L.M.) (Agence Fides 04/09/2015)

jeudi 3 septembre 2015

POLITIQUE


                   Communiqué

de Mgr Jean-Michel
di Falco Léandri,

évêque de Gap et d’Embrun
(France)                                                                  

                  « J’ai honte ! »

 

En regardant la photo du petit Ayylan (3 ans)
rejeté par les vagues sur une plage de
Turquie, image qui nous jette en pleine
figure le scandale de notre égoïsme, j’ai
honte !

Honte de la presse française qui
contrairement à la presse européenne a
ignoré cette photo.

Honte de mon pays, la France, qui à plus de
50 % de sa population refuse l’accueil des
exilés.

Honte de certains politiques qui tiennent
des propos inqualifiables lorsqu’ils parlent
de« ces gens-là ! » comme ils les désignent
avec mépris.

Honte des chrétiens prompts à descendre
dans la rue pour d’autres causes mais
semblent ignorer cette tragédie. Mais qu’est
donc devenue la Manif pour tous ? Si elle
est pour tous, elle est aussi pour les
migrants !

Honte de moi-même qui pousse ce cri  pour
ne pas être complice de cet assourdissant
silence.

Honte de notre génération qui refuse de
reconnaître que notre continent récolte
aujourd’hui ce qu’il a semé hier ! Alors,
chrétiens réveillons-nous, sortons de notre
torpeur, c’est le Christ que l’on crucifie une
nouvelle fois dans la mort de cet enfant.

mardi 1 septembre 2015

ISRAEL - 
Grève à outrance
dans les écoles chrétiennes
contre les « mesures
discriminatoires »
du gouvernement
Jérusalem (Agence Fides) – Les écoles
chrétiennes en Israël débutent aujourd’hui,
1er septembre, jour de la rentrée scolaire dans
tout le pays, une grève à outrance. Au travers de
cette mesure extrême que représente la
suspension de toutes les activités scolaires,
elles entendent protester contre les politiques de
l’Etat d’Israël à leur égard, considérées comme
« discriminatoires ». C’est ce qu’indiquent les
sources officielles du Patriarcat latin de
Jérusalem, reprenant les motivations et les
différentes étapes du contentieux qui oppose
depuis longtemps les écoles chrétiennes aux
autorités politiques israéliennes.
A la base de la contestation se trouvent les

diminutions du budget imposé par l’Etat d’Israël.
En quelques années, les subventions publiques
aux écoles chrétiennes ont diminué de 45%,
contraignant les instituts à augmenter les frais
de scolarité à la charge des familles, disposant
souvent de bas revenus, inférieurs à la moyenne
nationale.
Selon les organismes de coordination des écoles

chrétiennes, de telles mesures mettent en danger
l’existence même des établissements
d’enseignement animés par les Eglises et
communautés chrétiennes présentes en Israël.
Les négociations exténuantes d’une durée de
huit mois entre le Comité représentatif des écoles
chrétiennes et le Ministère de l’Instruction
israélien n’ont pas amené à des solutions
considérées comme acceptables. Le Ministère
demandait la transformation des écoles
chrétiennes en écoles publiques, une proposition
rejetée parce que, selon les organismes
représentatifs des écoles chrétiennes, cette
transformation aurait porté à la fin de la
contribution originale fournie par cette réalité
éducative et porté « un coup tragique à la
présence chrétienne en Terre Sainte ».
Le 27 mai dernier, les écoles chrétiennes d’Israël

– fréquentées par 30.000 élèves dont seulement
la moitié est composée de jeunes chrétiens –
avaient organisé une manifestation sans
précédents pour dénoncer les politiques
discriminatoires dont elles se sentent l’objet de
la part du gouvernement (voir Fides 27/05/2015).
Avant l’échec définitif des négociations, le

Président israélien, Reuven Rivlin, avait
convoqué les représentants des écoles
chrétiennes et le Ministre israélien de
l’Instruction publique, Naftali Bennet, pour
tenter une médiation (voir Fides 27/08/2015).
Le Bureau des écoles catholiques en Israël, qui
avait, dans un premier temps, exprimé un avis
positif quant à l’initiative présidentielle, a
maintenant diffusé un communiqué, parvenu à
l’Agence Fides, dans lequel l’initiative en
question est qualifiée d’escamotage « destiné à
gagner du temps » et à « mettre un terme à la
protestation ». La grève à outrance – peut-on lire
dans le communiqué – sera suspendue seulement
lorsque les requêtes des écoles chrétiennes seront
pleinement acceptées.

(GV) (Agence Fides 01/09/2015)
 
         


         
 
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