vendredi 14 novembre 2014

DANS L'ESPRIT

VATICAN

LE PAPE : Homélie du 13 11 14

Le Ciel est une fête, pas un spectacle

« Le Règne de Dieu n'est pas un spectacle. Le spectacle est une caricature du règne de Dieu », a expliqué le pape. Le Règne de Dieu est « une fête : une grande fête, très belle. Le Ciel sera une fête, pas un spectacle ».
Mais « la faiblesse humaine préfère le spectacle », comme dans les célébrations où certains, « au lieu de venir vivre un sacrement, viennent faire un défilé de mode, se faire voir, par vanité ».
« Le Règne de Dieu est silencieux, il grandit à l'intérieur, par l'action de l'Esprit-Saint » et selon « la disponibilité de l'homme » à « préparer sa terre ». Le Règne de Dieu « est humble, comme la graine mais il grandit... Il revient [à l'homme] de le laisser grandir en lui, sans se vanter ».

jeudi 13 novembre 2014

DANS L'ESPRIT

Isaac le Syrien (7ème siècle),

moine près de Mossoul 



Discours, 1ère série, n°30

(trad. Touraille, DDB 1981, p. 188 rev.)
« Le Royaume de Dieu est au milieu de vous
et au dedans de vous »


      L'action de grâce, la gratitude de celui qui reçoit incite celui qui donne à donner toujours davantage. Mais celui qui ne rend pas grâce pour les plus petites choses ne peut être que menteur et injuste dans les grandes. Celui qui est malade et qui connaît sa maladie peut demander la guérison ; celui qui reconnaît sa souffrance est proche de sa guérison, et il la trouvera facilement…


      Souviens-toi de la chute de ceux qui se croyaient forts, et sois humble en tes vertus… Chasse-toi toi-même, et ton ennemi sera chassé loin de toi. Apaise-toi toi-même, et le ciel et la terre te combleront de paix. Efforce-toi d'entrer dans le trésor de ton cœur, et tu verras le trésor du ciel. Car l'un et l'autre sont le même. Entrant dans l'un, tu contemples les deux. L'échelle de ce Royaume est en toi, cachée dans ton âme. Plonge en toi-même pour y découvrir ton péché : c'est là que tu trouveras les degrés par lesquels tu pourras t'élever… : « Le Royaume des cieux est en vous. »

mardi 11 novembre 2014

EGLISE

VATICAN

LE PAPE AUX EVEQUES DE

SENEGAL,MAURITANIE,

CAP VERT,

GUINEE-BISSAU


...Le contact avec les autres religions est une réalité particulièrement présente en certains de vos diocèses, puisque l’islam y est très fortement majoritaire, dans des conditions de relations réciproques entre communautés bien différentes d’un lieu à un autre. Je crois qu’il est important que les clercs reçoivent au séminaire une formation davantage structurée, de manière à développer sur le terrain un dialogue constructif avec les musulmans, dialogue de plus en plus nécessaire pour vivre avec eux une cohabitation pacifique. Car « si nous tous croyants en Dieu, désirons servir la réconciliation, la justice et la paix, nous devons œuvrer ensemble pour bannir toutes les formes de discrimination, d’intolérance et de fondamentalisme confessionnel » (Africae munus, n.14). Par ailleurs, l’Église doit sans cesse témoigner de l’amour de Dieu, créateur de tous les hommes, en ne faisant pas de distinction religieuse dans son action sociale (Cf. Ibid).

De manière plus générale, il me semble important que vous n’hésitiez pas à tenir toute la place qui est la vôtre dans la société civile. Je sais que vous œuvrez avec persévérance, notamment au Sénégal et en Guinée-Bissau, pour la paix et la réconciliation, ce dont je suis très heureux; ma prière vous accompagne dans ces efforts. Je vous recommande d’avoir le souci d’entretenir de bonnes relations avec les Autorités politiques, afin de favoriser la reconnaissance officielle des structures ecclésiales qui facilite beaucoup le travail d’évangélisation. Certains d’entre vous, comme par exemple les évêques du Cap-Vert, bénéficient déjà de l’existence d’un Accord-cadre entre l’État et le Saint Siège.

Même là où l’Église est très minoritaire – et même totalement en marge de la vie civile – elle est cependant appréciée et reconnue pour son apport significatif dans les domaines de la promotion humaine, de la santé et de l’éducation. Je vous suis reconnaissant pour les œuvres qui s’accomplissent dans vos diocèses – le plus souvent par l’engagement persévérant des congrégations religieuses et des nombreux laïcs associés, qu’ils en soient vivement remerciés – et qui constituent déjà une authentique évangélisation en actes. N’hésitez pas à tenir sur ces questions une réflexion plus systématique, et à mener de véritables projets de solidarité et d’éducation de la jeunesse.

Chers Frères évêques, certaines de vos Églises sont petites, fragiles, mais elles sont courageuses et généreuses dans l’annonce de la foi, et vous avez témoigné de leur réel dynamisme. Je rend grâce à Dieu pour les merveilles qu’il accomplit parmi vous, et je vous remercie, ainsi que tous ceux qui participent à cette œuvre commune d’Évangélisation. Certes les défis ne manquent pas, mais je vous encourage à aller résolument de l’avant, sûr que l’Esprit de Jésus vous conduit: « c’est lui qui vient au secours de notre faiblesse, […] et il peut guérir tout ce qui nous affaiblit dans notre engagement missionnaire […] il sait bien ce dont nous avons besoin à chaque époque et à chaque instant » (Evangelii gaudium, n.280).

Vous redisant mon affection et mes plus chaleureux encouragements, je vous confie, ainsi que tous les prêtres, religieux, religieuses et fidèles laïcs de vos diocèses, à la protection de la Vierge Marie, et je vous donne de grand cœur la Bénédiction apostolique.

jeudi 6 novembre 2014

EGLISE

VATICAN

Le Pape François à Turin
 
le 21 juin 2015,

pour vénérer le St Suaire

et honorer Don Bosco

Photo de l'article -VATICAN – LE PAPE FRANÇOIS À TURIN LE 21 JUIN 2015, POUR VÉNÉRER LE ST SUAIRE ET HONORER DON BOSCO

  
                        

 « Je suis heureux de vous annoncer que, s’il plaît à Dieu, le 21 juin prochain, je me rendrai en pèlerinage à Turin pour vénérer le St Suaire et honorer Don Bosco, dans le Bicentenaire de sa naissance ».

Telle est l’annonce faite directement par le Pape François aux fidèles, au terme de l’audience générale de ce matin, 5 novembre 2014. 


(ANS – Vatican)

mercredi 5 novembre 2014

POLITIQUE

BURKINA FASO

Pour l’Archevêque
de Ouagadougou,
« Il y a une volonté de dialoguer (…) pour sortir au plus vite de la crise »
  
Ouagadougou (Agence Fides) – « Il y a une volonté de dialoguer (…) pour sortir au plus vite de la crise » a affirmé S.Em. le Cardinal Philippe Nakellentuba Ouédraogo, Archevêque de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, dans un entretien accordé aux Œuvres pontificales missionnaires de France, envoyée à l’Agence Fides.
Le Cardinal s’attarde sur la crise qui a porté à l’exil, après 27 ans à la tête de l’Etat, du Président Blaise Compaoré. « Le gouvernement a sous estimé la colère du peuple, qui aspire à plus de justice sociale », en cherchant à imposer un troisième mandat au travers de la révision de la Constitution. « Il s’agit d’une insurrection populaire, pas d’un coup d’état militaire » souligne encore l’Archevêque de Ouagadougou. Les militaires ont cependant pris le pouvoir en parallèle avec la fuite du Président.
« La prise du pouvoir par le lieutenant colonel Isaac Zida est non conforme à la constitution, qui prévoit que la transition soit assurée par un civil » rappelle le Cardinal qui se montre cependant confiant quant au sort du pays. « Après les tensions de ces derniers jours, qui ont donné lieu à des pillages et occasionné la mort d’une trentaine de personnes, on sent que ce gouvernement de transition a pris un virage. Il y a une volonté de dialoguer avec les différents partis politiques et instances civiles et religieuses du pays, pour sortir au plus vite de la crise ».Le Cardinal remarque qu’au cours des réunions tenues le 3 novembre entre les représentants politiques, religieux et de la société civile d’une part et les militaires de l’autre, « ceux-ci ont affirmé leur volonté de ne pas faire couler le sang des enfants Burkinabé ». En outre, selon l’Archevêque de Ouagadougou, les militaires craignent d’éventuelles sanctions internationales qui « pourraient encore affaiblir davantage le pays, qui est l’un des plus pauvres d’Afrique ».
Le Cardinal Ouédraogo, qui a convoqué une neuvaine de prière pour la paix au Burkina Faso (voir Fides 03/11/2014) a décrit, au cours de la rencontre entre les représentants religieux et le LCL Yacouba Isaac Zida, comme « extraordinaire » le dialogue interreligieux national, soulignant combien les communautés musulmane, catholique et protestante sont unies et tolérantes.


(L.M.) (Agence Fides 05/11/2014)

lundi 3 novembre 2014

REVUE DE PRESSE

CAMEROUN

MENACES

SUR LA LIBERTE

DE LA PRESSE


"Dans un communiqué,

REPORTERS SANS FRONTIERES (Rsf)

s'insurge contre la convocation

de journalistes camerounais

par le Tribunal militaire"

(Mutations du lundi 3 novembre 2014)


"Trois journalistes inculpés Félix Cyriaque Ebole du Journal "Mutations", Rodrigue Tongue de "le Messager" et Baba Wame, chargé de cours à l'Ecole Supérieure des Sciences et Techniques de l'Information et de la Communication (ESSTIC). Le docteur Baba Wame est par ailleurs sous-directeur au Ministère de la Communication.
 
(Le Messager du lundi 27 octobre et du jeudi 30 octobre 2014)

On croit rêver en lisant qu'on fait des procès à des gens qui enseignent dans les plus hautes Ecoles de la nation, l"ESSTIC et qui ont leur place même dans un Ministère de l'Etat. On demeure moins étonné lorsque l'on découvre que "le Cameroun occupe la 131e place sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse 2014". (Classement Rsf)

(Mutations du lundi 3 novembre 2014)


dimanche 2 novembre 2014

REVUE DE PRESSE


LE PAPE FRANCOIS
A BEATIFIE PAUL VI

 
Paul VI dans la « Lettre apostolique Motu proprio

Apostolica sollicitudo » : « En observant

 attentivement les signes des temps, nous
 
nous efforçons d’adapter les orientations et les

méthodes… aux besoins croissants de notre

époque et à l’évolution de la société »

Dans son journal personnel, le grand timonier du
Concile, au lendemain de la clôture des Assises
conciliaires, a noté : « Peut-être n’est-ce pas tant
en raison d’une aptitude quelconque ou afin que
je gouverne et que je sauve l’Eglise de ses
difficultés actuelles, que le Seigneur m’a appelé
et me garde à ce service, mais  pour que je
souffre pour l’Eglise, et qu’il soit clair que c’est
Lui, et non un autre, qui la guide et qui la
sauve. »
 



(Textes dans L’Effort Camerounais du
29 octobre au 11 novembre 2014)