mardi 18 octobre 2011

REVUE de PRESSE

CAMEROUN
Ils distribuaient des tracts politiques
Dix sept jeunes arrêtés
et torturés à Douala
(Publié par JADE,
Journalistes en Afrique pour le Développement)
Dix sept jeunes ont été arrêtés et jetés dans les cellules infectes de la légion de gendarmerie et de la brigade de Deido-Bonateki à Douala, pour avoir distribué des tracts. Battus, ils n’ont été présentés au procureur qu’après plus d'une semaine d’incarcération, et remis en liberté pour attendre leur jugement

Il est 18 h environ, ce 12 octobre, la nuit commence à tomber. Dix sept jeunes sont sortis des cellules du tribunal de Première Instance de Douala. A ceux qui sont venus les chercher, un agent de police délivre un message péremptoire: "Nous ne voulons pas d'attroupement aux abords du palais. Ils seront libérés un à un et si cela n'est pas respecté, nous les renverrons en cellule. N'oubliez pas qu'il ne s'agit que d'une libération provisoire."
Arrêtés le 04 octobre, ces dix sept jeunes, dont deux mineurs, présentent les marques d’une détention éprouvante : amaigris, les cheveux ébouriffés, les dents jaunies, le regard pâle et terne, ils sont vêtus de haillons sales, et certains ont les pieds nus."Pendant huit jours d'incarcération dans des mouroirs qualifiés de cellules, nous n'avons pas pu nous laver, ni nous brosser les dents, ni manger à notre faim. Nous revenons de loin", résume Tagne, le plus grand du groupe, âgé d'une trentaine d'années.

Séquestration et tortures
Alors qu'ils distribuaient des tracts signés de Mboua Massock, homme politique et activiste appelant à un meeting de la Nodyna pour boycotter l'élection présidentielle du 09 octobre, ils ont été pris en chasse par des gendarmes. "Nous étions sur une route secondaire, loin de la chaussée, distribuant notre message qui invitait les Camerounais à un important meeting du combattant Mboua quand nous avons été interpellés", précise Tagne. Au moment des faits, il a encouragé ses amis, dont quelques uns prenaient la fuite, à se rendre. Les gendarmes les ont roués de coups et conduits à la compagnie de gendarmerie de Bonabéri. Sur ordre, le chef de cette unité les a fait transférer à la légion de gendarmerie du littoral à Bonanjo, où ils ont été interrogés par des officiers de police. Leurs tracts et leurs tee-shirts à l'effigie de Mboua Massock ont été retenus. Puis ils ont été jetés dans une cellule de 5 mètres carrés avec pour chef d'accusation : "troubles à l'ordre public".
"Les uns couchés sur les autres, nous étouffions, le sol était inondé de notre sueur. A 2 h du matin l'un d'entre nous a commencé à suffoquer. N’arrivant plus à respirer, il était sur le point de mourir. Nous avons crié fort, créant un vacarme assourdissant", explique un membre du groupe.
Les dix sept ont alors été sortis de leur cellule et, après un coup de téléphone du gendarme de service à sa hiérarchie, treize ont été conduits dans deux cellules de la brigade de Deido-Bonateki sur les berges du Wouri. Là aussi, les conditions de détention sont lamentables. Les cellules ont certes des toilettes, mais pas d'eau. Les détenus n'en reçoivent que quelques seaux par jour, en fonction de l'humeur des gendarmes, pour chasser leurs excréments. Les gendarmes en faction les insultent et par moment les aspergent d'eau.
Leurs téléphones ayant été confisqués, ils ne peuvent pas informer leurs familles. Ils n'auront droit à leur premier repas qu'au deuxième jour de leur incarcération grâce à un gendarme. "Nous avons supplié ce gendarme et lui avons payé 700 Fcfa de frais de commission pour qu'il aille nous acheter de quoi manger ", explique Tagne.
Au huitième jour de détention, les dix sept suspects ont été présentés au procureur. Un retard que le commandant de la brigade de Deido-Bonateki justifie par le déroulement de l'élection présidentielle qui, selon lui, avait mobilisé toutes les énergies. Au moment de ce transfert, la brigade de Sodiko, qui n’a pas participé à leur arrestation, est "entrée dans la danse". Le chef d'accusation a alors changé : ce n’est plus "troubles à l’ordre public", mais "organisation de réunion sur la place publique, obstruction de la voie publique et refus d'obtempérer aux injonctions des forces de l'ordre". Le groupe a rejeté tout en bloc. Le procureur a décidé de relaxer les deux mineurs et d'inculper les 15 adultes qui comparaîtront libres.

Violation des droits des suspects
Cette nouvelle affaire constitue une preuve supplémentaire de non respect, par les forces de l’ordre, du code de procédure pénale camerounais. Celui-ci proscrit toute atteinte à l'intégrité physique ou morale de la personne appréhendée. Il stipule bien plus en son article 37 : "Toute personne arrêtée bénéficie de toutes les facilités raisonnables en vue d'entrer en contact avec sa famille, de constituer un conseil, de rechercher les moyens pour assurer sa défense, de consulter un médecin et recevoir des soins médicaux, et de prendre les dispositions nécessaires à l'effet d'obtenir une caution ou sa mise en liberté". Une opportunité qui n'a pas été permise aux dix sept appréhendés qui ont par ailleurs été gardés à vue pendant huit jours avant d'être présentés au procureur. Très loin des 24 heures, renouvelables une seule fois, prévues par la loi.
"Les violations des droits des citoyens sont devenues la norme au Cameroun et cela n'émeut plus personne", regrette Me Ruben Moualal, avocat à Douala et conseil des jeunes."Je suis content qu'un procès ait été ouvert contre eux, car ce sera pour nous une tribune qui va nous permettre de dénoncer les travers du régime de Yaoundé et montrer à la face du monde le vrai visage de la justice camerounaise", promet l'avocat, qui reste confiant. Il espère bien que toutes les charges retenues contre ces jeunes gens seront abandonnées, car infondées.
Théodore Tchopa et Charles Nforgang (JADE)
Les articles sont produits avec l'aide financière de l'Union Européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de JADE Cameroun et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'union Européenne.
 Etienne TASSE
JADE (Journalistes en Afrique pour le Développement) Cameroun
Syfia International
BP 3053 Douala Cameroun
Tel. : (237)  79 85 05 56 /  77 78 59 70
http://www.jadecameroun.com/
Pour tout homme de bonne volonté, les Droits de la personne humaine restent sacrés.
Pour tout croyant, un grand respect de l'autre lui est intérieur.
Pour tout chrétien, l'homme est à l'image de Dieu.
Le Cameroun a eu l'honneur d'écrire ses convictions sur  les Droits de l'homme, dans ses textes Constitutionnels. Si les personnes des services de sécurité du Cameroun ne respectent pas ces textes, il est du devoir des responsables de l'Etat d'intervenir. Personne dans le pays n'a intérêt à  "jouer" avec de tels principes.

                                       mondeaconstruire

lundi 17 octobre 2011

EGLISE

UNE ANNEE DE LA FOI
11 octobre 2012 - 24 novembre 2013


Hier, dimanche 16 octobre 2011,  Benoît XVI a proclamé ces paroles avant la prière de l’Angélus.

Chers frères et sœurs !

Une rencontre importante a eu lieu hier et aujourd’hui au Vatican sur le thème de la Nouvelle évangélisation, rencontre qui s’est conclue ce matin par la célébration eucharistique que j’ai présidé dans la basilique Saint-Pierre. Cette initiative, organisée par le Conseil pontifical pour la Promotion de la Nouvelle évangélisation, avait pour objectif final d’approfondir les domaines d’une annonce renouvelée de l’Evangile dans les pays d’ancienne tradition chrétienne, et elle a proposé en même temps certains témoignages et expériences significatives. Des personnes du monde entier, engagées dans cette mission que le bienheureux Jean-Paul II avait clairement indiquée à l’Eglise comme un défi urgent et passionnant, ont répondu nombreuses à cette invitation. Il a été en effet, sur les traces du Concile Vatican II et de celui qui en a engagé la réalisation – le pape Paul VI –, un soutien infatigable de la mission ad gentes, c’est-à-dire aux peuples et aux territoires où l’Evangile n’a pas encore pris racines, ainsi qu’un héraut de la nouvelle évangélisation. Voilà les aspects de l’unique mission de l’Eglise, et il est significatif de les envisager ensemble en ce mois d’octobre marqué par la célébration de la Journée missionnaire mondiale, dimanche prochain précisément. 

Comme je viens de le faire dans l’homélie de la messe, je profite volontiers de cette occasion pour annoncer que

         j’ai décidé de convoquer une Année de la Foi, qui débutera le 11 octobre 2012 – 50e anniversaire de l’ouverture du Concile œcuménique Vatican II – et qui se conclura le 24 novembre 2013, en la solennité du Christ Roi de l’Univers.

        Les motivations, les finalités et les lignes directrices de cette « Année », je les aies exposées dans une Lettre Apostolique qui sera publiée dans les prochains jours. Le serviteur de Dieu Paul VI a convoqué une « Année de la Foi » analogue en 1967, à l’occasion du 19e centenaire du martyre des apôtres Pierre et Paul, et durant une période de grands changements culturels. Cinquante ans après l’ouverture du Concile, liée à l’heureuse mémoire du bienheureux Jean XXIII, j’estime qu’il est opportun de rappeler la beauté et le caractère central de la foi, l’exigence de la fortifier et de l’approfondir au niveau personnel et communautaire, et de le faire dans une perspective qui ne soit pas tant célébratif mais plutôt missionnaire, dans la perspective, justement, de la mission ad gentes et de la nouvelle évangélisation.
Chers amis, dans la liturgie de ce dimanche, lisons ce que saint Paul écrivit aux Thessaloniciens : « notre annonce de l'Évangile chez vous n'a pas été uniquement parole, mais puissance, action de l'Esprit Saint, certitude absolue ». Que cette parole de l’Apôtre des Gentils soit un souhait et un programme pour les missionnaires d’aujourd’hui – prêtres, religieux et laïcs – engagés à annoncer le Christ à qui ne le connaît pas, ou à qui l’a réduit à un simple personnage historique. Que la Vierge Marie aide chaque chrétien à être un témoin efficace de l’Evangile.

APRES L’ANGELUS

Après la prière de l’Angélus, le pape s’est adressé aux pèlerins francophones :

Chers pèlerins francophones, la semaine missionnaire mondiale qui débute aujourd’hui oriente notre regard vers la transmission de la foi. Ce don de Dieu naît lorsque le cœur est touché par sa Parole et s’ouvre à sa lumière. Par le baptême, les chrétiens ont reçu la mission de faire connaître et aimer le Christ autour d’eux. Dans l’Église, ils sont nombreux à annoncer la Bonne nouvelle du Salut avec foi et courage. Je vous invite à prier pour les peuples des pays de vieille et de nouvelle évangélisation. Le Christ est venu pour tous. Puisse l’Esprit Saint susciter pour notre temps des missionnaires généreux et audacieux! Bon dimanche à tous!

samedi 15 octobre 2011

REVUE de PRESSE

LU PAR PLUS DE
QUATRE MILLE LECTEURS

             Les 4000 pages lues de ce blog ont été dépassées aujourd'hui. Le blog a été consulté sur tous les continents. Il a été lu à Singapour, aux Etats-Unis, en Russie, en Hongrie, bien sûr en france et au Cameroun, ainsi qu'en de nombreux autres pays. Il est classé comme "intéressant avec beaucoup de votes". Suite à l'appel de Benoit XVI, en son "Message de la Journée mondiale de la Communication 2011", qui nous demandait d'entrer dans les réseaux, nous nous sommes installés, avec l'aide de notre enseignant Norbert, sur Facebook et sur Twitter. N'ayez pas peur des instruments de communication ! Ils sont comme nous. Ils peuvent faire du mal. Ils peuvent aussi "annoncer que le Seigneur est bien vivant aujourd'hui...!" Nous l'avons vu... Amen Allelluia !
                                            Jean Baptiste Beraud, sdb

FAMILLE SALESIENNE

HISTOIRE SALESIENNE

De Nairobi, par Ignace Privat Fouda, sdb,
Délégué Provincial de l'ATE à la Communication

ASSOCIAZIONE CULTORI DE STORIA SALESIANA (ACSSA)
ASSOCIATION DES SALESIENS HISTORIENS - ASSOCIATION OF SALESIAN HISTORIANS
1er Congrès International sur l’histoire des Salésiens pour l’Afrique et Madagascar
HISTOIRE SALESIENNE ET IDENTITE
Production et usage des sources, préservation du patrimoine culturel
Nairobi, 11-14 Octobre 2011

         Ce 11 octobre, lorsqu’il était 15h00 précises, dans la grande et belle salle de conférence du “Don Bosco Youth Educational Services” (DBYES), situé à une vingtaine de Km du centre ville de Nairobi, nous avons démarré les assises du 1er Congrès international sur l’histoire des Salésiens en Afrique et Madagascar. La genèse de cette rencontre continentale remonte au Congrès de l’ACCSA de 2009. En 2010, à Rome, lors du Congrès sur Don Rua, l’idée fut relancée de pouvoir réaliser une assemblée pour l’Afrique. Un an après le rêve devint réalité. Don Gianni Rolandi, Provincial AFE (Kenya, Tanzanie, Soudan) a pour sa part contribuer à la tenue de ce congrès en invitant gracieusement tout le groupe à partager l’hospitalité de sa province.
Nous sommes plus d’une trentaine de participants. Sur la liste on peut dénombrer 13 FMA et 13 SDB venus des différentes provinces et vice-provinces d’Afrique. Avec nous, six autres illustres personnalités sollicités comme intervenantes, animatrices ou accompagnatrices. Entre autres nous pouvons citer, le Régional Afrique Don Guillermo Basañes, le Président de l’Institut d’Histoire Salésienne à Rome, Don Francesco Motto, la Secrétaire Générale de l’Institut des Filles de Marie Auxiliatrice, Sœur Piera Cavaglia et afin, Don Stanislaw Zimniak, secrétaire de l’ACSSA.
Quelques discours inaugurent la prise de parole : la Bienvenue du Directeur du DBYES, père Sebastian Koladiyil, les Salutations du Recteur Majeur, le Mot de la Mère Générale et celui de Grazia Loparco, présidente en exercice de ACSSA. Tous sont unanimes, à travers ce Congrès la Congréagation en Afrique vit un moment historique. En effet, reconnaît Don Pascual Chavès, « il est d’une importance vitale pour notre mission. » La connaissance des sources de notre histoire, raffermit notre identité et nous permet de lui donner continuité à travers une fidélité créatrice. Le charisme peut de la sorte s’enraciner tout en restant greffé à l’héritage du passé. « Les jeunes ont besoin du témoignage du Christ, poursuit-il. » L’histoire salésienne conservée et racontée peut pour cela leur rendre un service on ne peut plus appréciable. Cette histoire, ajoute Mère Yvonne, tout en relevant qu’elle est écrite par le « sang de nos devanciers et devancières », met en évidence l’action bienfaisante de l’Esprit Saint dans notre temps.
« Nous avons besoin de traces pour raconter, affirme Grazia Loparco. » Le Congrès ACCSA pour l’Afrique et Madagascar poursuit donc cet objectif concret : savroir préparer les sources, savoir laisser des traces pour ceux qui viendront après nous, dans le sillon du même charisme. De fait, relève, Don Francesco Motto, « aujourd’hui, nous sommes responsables de ce que les autres écriront demain.» Sans ce préalable, l’histoire aura du mal a être fidèle à elle-même. Quelle responsabilité !
                                     Ignace-Privat FOUDA, sdb

        Lancée par des pionniers persévérants et attentifs aux événements, en particulier par Graziella Loparco,  Fille de Marie auxiliatrice, et Francesco Motto, salésien de Don Bosco, l'ACSSA aide depuis des années toute la Famille salésienne à revivre son Histoire. Grâce à l'effort apostolique de ces femmes et de ces hommes, ce sont les "Actes des Apôtres" des Filles et des Fils de Marie Dominique Mazzarello et de don Giovanni Bosco qui viennent enrichir les vocations des nouvelles générations. Affaire à suivre !
                              JB Beraud, sdb

vendredi 14 octobre 2011

EGLISE

VERS 
DE NOUVELLES COMMUNAUTÉS 
D’ÉGLISE


         Dans le diocèse de St Claude ( France), Patrick, ordonné en 2008, est le plus jeune prêtre. Il a  31 ans. Le diocèse ne compte plus qu'une quarantaine de prêtres pour 200 000 habitants...."Quand je sens qu'on attend trop de moi, dit Patrick, je calme le jeu. Aucun prêtre ne peut porter seul les espoirs de tout un diocèse: L'avenir dépend aussi beaucoup des laïcs"
                            (Recueilli par François Xavier Maigre, 
                            dans la Croix d'aujourd'hui)

mercredi 12 octobre 2011

DANS L'ESPRIT

HALTE SPIRITUELLE

          "Depuis la création du monde, les hommes, avec leur intelligence, peuvent voir, à traver les oeuvres de Dieu, ce qui est invisible: sa puissance éternelle et sa divinité" ( Lettre de St Paul aux Romains  1, 19-20)
                 
                As-tu  regardé ? Ce monde est plein de bonté, de gestes généreux. Ouvre  bien les yeux.  Le Royaume est déjà là !
           Dans la Gare de Lyon, à Paris, avant-hier, un jeune couple monte, alerte, les escaliers. L'escalator mécanique est en panne. La jeune femme regarde vers le bas. Elle voit un homme âgé qui peine, avec sa valise, pour la hisser jusqu'à la marche. Souriante, elle lui crie quelque chose. Avec le vacarme, il ne l'entend pas. Alors le jeune homme qui a vu le geste de sa compagne, redescend en courant et dit à l'homme: "Je vous monte votre valise si vous voulez." Tous deux montèrent lentement pour que le vieillard puisse les suivre. L'escalier était long. On arrivait sur le plateau. La valise pouvait rouler. Le jeune couple poursuivit son chemin. Leur train n'attendrait pas. Quelque richesse venait de se gagner dans la Famille humaine... C'était si simple... Des millers de gens circulaient autour d'eux. Personne d'autres que eux trois, ne s'est aperçu qu'un geste avait eu lieu.
Amen Alleluia

dimanche 9 octobre 2011

AUX BERNARDINS

120 ECRIVAINS CROYANTS

Christophe Henning,
 Président de l'Association des écrivains croyants
d'expression frab=nçaise,
dirige un des débats de la journée. 


            Ils se sont rencontrés toute la journée de ce dimanche avec leurs lecteurs. "Le Cardinal Lustiger a quand même fait quelque chose de bien avec ces Bernardins", me dira mon voisin. Les arcades du vieux collège sont en effet une réussite de beauté et la vieille bâtisse revit dans la clarté. Les gens échangent leurs impressions. On a le temps. Un espace de calme est gagné sur la ville bruyante. La petite chapelle si accueillante attirera l'un ou l'autre dans les allées et venues.
           Un temps pour la pensée s'est levé. Des croyants de diverses religions dialoguent volontiers. Des femmes et des hommes témoignent.