mardi 12 juillet 2011

Don RUA et les FMA


Les salésiennes continuent aujourd'hui
l'éducation des jeunes et des milieux populaires
dans tous les continents.
Ici, à Bafia, le match de foot des mamans
Mars 2011
 MERE CATARINA DAGHERO
ET DON MICHELE RUA,
UNE  GRANDE AFFECTION  SPIRITUELLE
AUX ORIGINES DE LA FAMILLE SALESIENNE


           
           «  Les lettres de Don Rua aux Filles de Marie auxiliatrice révèlent une mutuelle estime entre don Rua et Mère Daghero », écrit Sr Maria Maul, fma.
            L’Institut des FMA est fondé en 1872. Sr Catarina  Daghero collabore pendant 7 ans avec Maria Dominica Mazzarello (née le 9 mai 1837 à Mornese, en Italie, décédée le 14 mai 1881) à la Direction du jeune Institut des Filles de Marie auxiliatrice , sept autres avec Don Bosco et plus de trente ans avec Don Rua, qu’elle connaît depuis juin 1875. A partir de 1876, ses rencontres  avec lui se multiplient puisqu’elle le choisit à ce moment comme son propre directeur spirituel à Turin. Se tisse peu à peu  entre eux une profonde relation humaine, laquelle s’est modifiée évidemment depuis la première lettre en juillet 1882 et la dernière en avril 1909. Entre les deux dates, 27 ans se sont écoulés. Catarina dirigera les Salésiennes durant 45 ans.
           Il ne nous est pas toujours facile de remonter le temps. Don Rua devenu en 1888, à la mort de Don Bosco, Recteur Majeur des salésiens,  est aussi le Supérieur des FMA, suivant le désir original du fondateur. Il délègue à Sr Catarina toute la marche ordinaire de l’Institut des salésiennes. Il est toujours content des nouvelles qu’elle lui donne de ses diverses visites dans les maisons. En confiance, tous deux  s’informent mutuellement et régulièrement pour prévoir ensemble le bien des sœurs et de leurs œuvres. Quand elle se trouve en voyage en Amérique,  Don Rua lui envoie des nouvelles des Maisons d’Europe, et la remercie pour celles qu’elle lui fait parvenir de ces lointains pays. Souvent, il lui envoie des messages pour transmettre à telle ou telle religieuse partie vers ces « territoires de missions ». Ainsi il se fait personnellement présent à chacune. Don Rua l’informe aussi sur la situation des salésiens qui assurent un service dans les communautés des Filles de Marie auxiliatrice. Il lui communique les changements, les décès des directeurs spirituels, clarifie les rôles spécifiques des salésiens qui ont une mission auprès d’elles. Il lui indique des prédicateurs pour leurs exercices spirituels. Une bonne partie de sa correspondance donne des conseils à Sœur Daghero pour les œuvres éducatives de ses religieuses.
                Don Rua confie facilement à Mère Catarina Daghero l’ouverture des nouvelles maisons. Il cherche lui-même quand il est en voyage, la possibilité de leur en préparer. C’est lui qui trouvera leurs implantations dans de grands centres urbains. Il sera à l’origine de leurs présences à  Londres, à Paris. Il conseille des améliorations à faire dans certaines œuvres. Durant son voyage en Palestine, il conseille d’ouvrir un petit noviciat, dans la Maison de Bethléem, de préparer une fondation à Jérusalem. A partir de 1901, il confie directement aux sœurs toutes les démarches à faire pour de nouvelles œuvres. Avec beaucoup de délicatesse, il prend la peine d’avertir lui-même Mère Daghero, si un évêque souhaite traiter directement avec lui : « L’Evêque désire, comme vous le verrez, que je lui réponde moi-même. ».
               Il agit de même avec les Bienfaitrices ou Bienfaiteurs. En 1893, il lui communique le désir de Madame la comtesse Callori d’offrir un riche tableau du Sacré Cœur à une nouvelle œuvre, à condition  que cette nouvelle Maison porte son nom. On croit deviner entre eux deux un sympathique sourire, en l’entendant préciser : « Je pense que de votre côté, vous n’y verrez pas d’inconvénient. Et personnellement, je vous donne mon approbation ! ». Au-delà de cette gracieuse simplicité pour favoriser de nouvelles œuvres,  il est clair que Mère Catarina Daghero et Don Rua avaient, avant tout, un grand souci  d’une profonde attention aux personnes. 
                              Jean Baptiste Beraud, sdb, d’après Sœur Maria Maul, historienne fma.


Venue de sa lointaine Pologne au Cameroun,
Sr Joanna parcourt des dizaines de communuatés chrétiennes
dans le diocèse de Bafia..
Familles et jeunes du monde rural découvrent
l'Eglise et la Famille salésienne (Ph JBB)


lundi 11 juillet 2011

DUEKOUE: SAUVER 30 000 REFUGIES

A DUEKOUE (COTE D’IVOIRE)
LES SALESIENS PARTICIPENT AU SAUVETAGE DES REFUGIES

Le quotidien « La Croix » de Paris rend hommage
aux Fils de Don Bosco

        Depuis des mois, la petite communauté des salésiens de Duékoué se bat pour sauver 30 000 personnes, poussées sur les routes par une guerre effroyable. Le Père Vicente Grupelli s’est trouvé avec à peine deux confrères pour « crier au monde » cette détresse. Il a fallu remuer les ONG pour avoir des tentes, le PAM pour obtenir des aliments. Aujourd’hui, le jeune prêtre Cyprien Ahouré est à son tour sur place pour apporter sa générosité et son savoir-faire. La Mission de Duékoué a déjà une longue histoire d’évangélisation. Depuis bientôt trente ans, elle a transformé une vaste prairie en terre d’accueil pour jeunes gens et jeunes filles en quête d’apprentissage d’une profession. Salésiennes, salésiens et volontaires de tout bord sont venus ici pour faire surgir Foyers de jeunes, ateliers de couture, menuiserie ou mécanique, école secondaire, école primaire. Dès ses débuts, Duékoué a été habituée à « un peuple de jeunes », mais pas à 30 000 personnes chassées de leurs maisons. Il restera dans l’Histoire de la Côte d’Ivoire, qu’une poignée d’hommes pacifiques ont fait face à la folie meurtrière de hordes armées, pour protéger des milliers de vies humaines. Le journal La Croix, connu pour son regard attentif aux réussites de l’homme, ne s’y est pas trompé.

             Pierre Jarret, correspondant de la Croix,
             dans le Chili de Pinochet (1973- 1988)

DUEKOUE,
LES REFUGIES QUITTENT
LA MISSION CATHOLIQUE

En avril, au plus fort  de la crise post-électorale de la Côte d’Ivoire, 30 000 personnes avaient trouvé refuge dans la mission catholique de Don Bosco à Duékoué, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire.

Trois mois plus tard, ils sont 12 500 dans la cour de la mission.

« Plus de 17 000 réfugiés sont déjà partis. Il en reste 12 500 », constate le P. Cyprien, 43 ans. Le visage souriant, une énergie et un optimisme à toute épreuve, ce prêtre de Don Bosco, arrivé à la mission catholique de Duékoué en septembre 2010, se démène sans compter pour affronter la crise humanitaire qui déchire l’ouest de la Côte d’Ivoire. En avril, au plus fort de la crise post-électorale, sa mission était submergée par 30 000 réfugiés, des Guérés, dans des conditions d’extrême insalubrité.
Trois mois après, selon le prêtre, le climat est moins tendu dans la ville. « Le gouvernement a installé huit camps militaires pour sécuriser la région, explique-t-il. Les tensions entre communautés sont moins fortes. Chaque jour, on encourage les Guérés à rentrer chez eux, dans leur quartier de Duékoué, dans les villages environnants, ou à rejoindre un camp plus adapté à l’accueil des réfugiés, à quelques centaines de mètres de la mission, ouvert par une cinquantaine d’ONG internationales. Huit cents d’entre eux l’on fait », raconte-t-il.
Les Dozos, l’ethnie de chasseurs redoutés par les Guérés, qui servent de supplétifs aux forces d’Alassane Ouattara, sont désormais plus contrôlés. Les nouvelles autorités leur ont demandé de rassurer les populations et de montrer « le côté positif de ce qu’ils sont : des hommes loyaux et courageux », et non des tortionnaires à la solde de petits truands profitant du chaos pour s’approprier les biens et les terres des Guérés. « Il y a encore quelques éléments incontrôlés, mais ils sont rares », affirme le prêtre de la mission catholique.

Malinkés et Guérés

Depuis la fin des années 1990, les Guérés, l’ethnie historique de la région, réclament la restitution des terres qu’ils ont vendues à des étrangers, les « allogènes » (essentiellement des Malinkés, une ethnie du nord de la Côte d’Ivoire, mais aussi des Burkinabés et des Maliens). 
Encouragés depuis 2002 par Laurent Gbagbo, les miliciens guérés ont mené la vie dure aux Malinkés jusqu’en 2010. Après la victoire d’Alassane Ouattara, le 28 novembre 2010, les Malinkés ont rendu la pareille aux Guérés, avec l’appui des Dozos.
Lorsque la ville est tombée, le 28 mars, entre les mains des FRCI, les forces d’Alassane Ouattara, les Guérés se sont réfugiés en masse dans la mission catholique. Beaucoup venaient de Carrefour, un quartier de Duékoué victime d’une razzia des Dozos et des éléments « incontrôlés ». Cette offensive a fait des centaines de morts. 
Les Guérés survivants disent avoir été victimes d’une purification ethnique. Les Malinkés affirment que seuls les miliciens guérés ont été exécutés. Aujourd’hui, avec l’aide de la Caritas et d’un don de 32 millions de francs CFA offerts par Benoît XVI, le P. Cyprien réhabilite les maisons de Carrefour afin de faciliter le retour des réfugiés.

Retour des réfugiés
Dans deux mois, le P. Cyprien espère voir 12 500 réfugiés de la mission de retour chez eux. L’un des obstacles à ce retour complet est la présence dans la mission d’anciens miliciens guérés. Ces derniers se cachent derrière les réfugiés. 
Avec l’aide de l’Onuci, des nouvelles autorités politiques et des FRCI, le prêtre compte trouver une solution négociée avec ces miliciens afin de les soustraire à la vengeance des extrémistes malinkés.
« Si tout va bien, nous allons pouvoir rouvrir notre école d’ici à la fin du mois de septembre. Pour cela, il faudra tout remettre en état : le sol est défoncé, les bâtiments abîmés, les livres de la bibliothèque partis en fumée, nos sources d’eau épuisées… Mais nous avons confiance. Les élèves, les familles, les professeurs ont hâte de reprendre les cours. La formation technique que nous dispensons ici permet aux jeunes de trouver un emploi, de s’insérer dans le tissu économique de la Côte d’Ivoire. Désœuvrés, ils sont facilement enrôlés par les bandits ou les politiques peu scrupuleux. » Une issue que beaucoup veulent éviter.

                              LAURENT LARCHER (pour La Croix de Paris)
·        




Au camp de Duékoué,les milliers de réfugiés de l'ethnie guérée
accueillis par la Mission salésienne tentent de mener une vie normale.
Quand Duékoué est tombée aux mains des forces d'Alassane Ouattara,
beaucoup de Guérés ont trouvé refuge dans ce camp.
(Ph Larcher-La Croix)


dimanche 10 juillet 2011

LA VOCATION DE DOMINGO


Domingo Nokonoko, nouveau prêtre 
Ce samedi 9 juillet 2011, à 10h 00 a eu lieu dans l’église de la paroisse « San Fernando San Juan Bosco » de Malabo, capitale de la Guinée Equtoriale, l’ordination du jeune diacre salésien Domingo Nokonoko. Mgr Ildefonso Obama Obono est depuis plusieurs années, archevêque de Malabo, métropole en pleine modernisation depuis quelques mois.  L’ancienne colonie espagnole profite de la récente découverte de ses puits de pétrole pour arranger ses routes, tracer de nouvelles voies au service du pays, faire surgir de nouveaux quartiers. Ce  samedi matin, de nombreux  salésiens du pays ou frontaliers des nations voisines  sont venus pour remercier le Seigneur de ce don d’un nouveau prêtre à l’Eglise et au monde.
Devant  une église comble malgré la pluie, Mgr Ildefonso a voulu remercier le Seigneur de ce don d’un fils de ce diocèse pour l’Eglise et pour la Congrégation dont il apprécie depuis des années les bienfaits d’une communauté de religieux toujours ouverte aux nombreuses sollicitations de son Pasteur. La paroisse du quartier Ela Nguema rayonne toujours dans la capitale de ce pays aux racines profondément chrétiennes, ses trouvailles  apostoliques auprès des jeunes et des milieux populaires. Hier soir même, la veille de son ordination, Domingo nous faisait découvrir cette créativité apostolique de vacances qui s’amplifie depuis des années au service des jeunes. De jeunes séminaristes salésiens, des prêtres et religieux chevronnés ont inventé « CENJUBOS », le Centre des Jeunes de Don Bosco. Ces hommes passent leur temps de vacances à accueillir des centaines de jeunes chaque soir. En quelques semaines de juillet et août, filles et garçons peuvent se perfectionner dans une activité de leur choix : conduite automobile, mécanographie, informatique, internet et autres. Hier soir, toutes les salles étaient pleines. Domingo a tenu à nous faire visiter l’ensemble.
Ce matin, le voici prêtre. La trentaine de célébrants que nous étions, lui a imposé les mains. La chaîne des apôtres continue. Depuis les douze premiers, choisi directement par Jésus, le sacerdoce s’est transmis fidèlement. Le Père Manolo, Provincial, prend la parole en finale de la liturgie : « Domingo est envoyé en mission. L’Eglise doit toujours être missionnaire. Il va en Angola, dans une Province plus pauvre que la nôtre. »
Une salve d’applaudissements lui répond. Domingo prononce à son tour quelques mots. Avec délicatesse, il rappelle le rôle d’une famille chrétienne et d’une paroisse dans l’éveil des enfants et des adolescents  à la vocation. La messe se termine.  La Famille salésienne de Malabo prend le relais pour continuer la Fête. Miracle des pains ou Noces de  Cana ? La merveille se réalise toujours. Combien sont-ils ?  300, 500, plus? D’où viennent-ils ? Ils sont là. Tous sont contents de participer au banquet. Les files des convives qui s'approchent près des tables sans cesse garnies de nouveaux plats, se  poursuivront longuement. Il y en aura pour tous, et encore on ramassera des corbeilles en finale. Mystère des communautés d’Afrique et d’Amérique Latine, où tant de familles  sont pauvres, mais où chacun est invité à la Fête. Le plus petit don de chacun est accepté et mis en valeur. Mgr a bien aimé l’histoire vraie que je lui ai rapportée au dessert : « Père, il y a quelques années, je suis invité en France à une ordination chez des religieux. Une jeune africaine se présente. Elle me connaît. Elle me demande si elle peut participer au repas. J’en parle au Père qui organise la rencontre. Il me dit : « Fais-la entrer, mais fais attention ! Nous sommes obligés d’arrêter. Nous sommes déjà trente ! » Ici, c’est dans votre diocèse, combien sont-ils ? Et il en rentre toujours !
Le sacerdoce est une grande Fête. Vive la Fête !
                                               Jean Baptiste Beraud, sdb
                                                  






Le moment de la prostration. L'ordinand s'allonge à même le sol
tandis que le chant des litanies invite les saints et les anges
à accomàagner la venue du St Esprit dans la vie de Domingo (Ph JBB) 




La Fête est un partage.
Ils n'avaient que cinq pains et deux poissons.
Ils mangèrent tous à leur faim. (Ph JBB)


samedi 2 juillet 2011

UN TEMPS POUR TOUT ( Ecclésiaste 3, 1)

NOUS NE VOUS OUBLIONS PAS 
AU REVOIR !
BONNES VACANCES A TOUS 
JOYEUSES
VACANCES
 

Les petits amis du « lapinodrome » de Wilfrid Houtondji, notre infatigable éleveur béninois au Parc Zoologique de Nkol Afeme, sont aussi nos petits amis à chacun. Ils vous souhaitent beaucoup de joie pour vos vacances, et, de leur nouveau palace, ils  saluent toutes vos familles et vos amis. Ils vous signalent aussi que notre Blog « mondeaconstruire », qui fonctionne habituellement 7 jours sur 7, sera fermé du 3 au 9 juillet 2011. Ses animateurs seront en retraite.


Pendant les litanies des saints,
tous ceux qui vont être ordonnés
prient, étendus à même le sol (Ph JBB)

« CHERCHEZ SEPT HOMMES… REMPLIS DE L’ESPRIT ET DE SAGESSE » (Ac 6,3)
Ce samedi matin 2 juillet 2011, viennent de recevoir le diaconat six étudiants de notre Centre théologique St Augustin de Yaoundé. La célébration s’est déroulée dans la belle Basilique Notre Dame de Mvollyé, plantée sur la jolie colline au-dessus de Yaoundé. Nos six jeunes se trouvaient dans un groupe de 27 futurs diacres, séminaristes diocésains ou religieux de différentes Congrégations, Spiritains, Pallotins, Carmes. Avec eux, sept autres, déjà diacres, qui allaient recevoir l’ordination sacerdotale. Mgr Victor Tonye Bakot, Archevêque de Yaoundé, présidait la liturgie. Un grand nombre de prêtres, et une foule considérable les a accompagnés de leur présence et de leur prière. Les jeunes salésiens qui viennent de faire ce pas au service de l’Eglise chez Don Bosco sont de différents pays. Eric Yawo Alakou vient du Togo, Raphaël Fonodjan Coulibaly, de Côte d’Ivoire, Vicente Mba Mebian, de Guinée Equatoriale, Albert Mbedi, du Congo, Florent Ngoumbeti de la République Centrafricaine, et Nicolas Umoh du Nigéria.
Notre Blog « mondeaconstruire » qu’ils ont vu naître, leur adresse à tous ses meilleurs vœux de fécond apostolat. Nous leur souhaitons de bonnes vacances et nous prions pour leur apostolat.

TCHAD : AU COEUR DE N'DJAMENA

Le Centre Don Bosco 
de N’Djamena 
est ouvert à tous

NDLR- Nous saluons le travail du JournalDuTchad.com qui a voulu collaborer à faire connaître l'oeuvre de Don Bosco. Depuis 150 ans, Don Bosco ne grandit qu'avec la gentillesse de ses amis. Dirigeants et travailleurs du "Journal du Tchad com,", Saint Jean Bosco vous adresse toute sa reconnaissance. Je salue aussi l'ami Eynem qui nous fait partager vos excellents articles, 
Jean Baptiste Beraud, sdb

Par Djiddo Bourma - 01/07/2011
Erigé en 1997 à N’Djamena, le Centre des Jeunes Don Bosco est une structure à vocation spirituelle, culturelle et sportive

    Le centre des jeunes Don Bosco situé au quartier Chagoua dans le septième arrondissement municipal de N’Djaména, est ouvert à tous et à toutes en particulier aux jeunes et enfants de toutes les confessions religieuses, sans exception. Plusieurs activités ordinaires et extraordinaires sont souvent organisées par le centre pour animer et encadrer les enfants et jeunes qui constituent l’avenir de demain. Le centre est disposé à accueillir les initiatives et suggestions de tout un chacun pour son développement. Les missions confiées à ce centre des jeunes sont notamment celles liées à l’épanouissement des jeunes, à la prise en charge des déshérités, à accorder à chaque jeune une chance de survie, au brassage des cultures tchadiennes à travers la jeunesse. Tout ceci traite du volet social qui conduit si bien à l’intégration de toutes les couches sociales tchadiennes dont le but vise l’intégration totale par le moyen de la culture des valeurs morales, culturelles, sportives et spirituelles.

         Le Centre de Jeunes Don Bosco se propose en parfaite adéquation avec la mission de coopération d’être l’expression continue de tous les jeunes tchadiens et des jeunes étrangers de tout pays et reste donc un cadre permanent d’échanges et de concertations pour une plus grande efficience des ressources juvéniles disponibles au sein du peuple tchadien. Pour la réalisation de ces projets, le centre dispose en son sein de deux salles d’informatique, d’un atelier de couture, d’une salle polyvalente de cinq cent quatre places assises pour les spectacles et conférences, de deux terrains de football, de trois terrains de Basket-ball, d’un terrain de Volley-ball, d’une salle de musique et des artistes, d’une salle de cinéma et d’une salle pour les jeux divers. Pour ainsi dire, de nos jours, la plupart de ces structures nécessitent d’être réfectionnées. Dans la grande cour de sable, diverses rencontres sportives s’y déroule le temps de célébrer des événements qui intéressent tout un chacun.

        A cet effet, durant les grandes vacances scolaires, le Centre accueillera plusieurs activités ludiques parmi lesquelles l’on retrouve:
 
Activités de vacances du Centre 2011: « Former d’honnêtes citoyens et de bons chrétiens»
             ASVAC (Activités Sportives de Vacances): Compétitions sportives inter-quartiers: 
Football, basketball, volley-ball et l’athlétisme. Début et fin : Du 25 juin au 25 juillet 2011
CULTURE (Activités Culturelles de Vacances):
 Compétitions culturelles inter-quartiers: 
Sketch, musique, danse traditionnelle, danse moderne, poème, etc. Début et fin : Du 15 au 30 août 2011
Les activités ASVAC et VACCULTURE concernent particulièrement les jeunes de différents quartiers de la ville de N’djaména.


Cours d’été (cours de remise à niveau):
Début et fin des cours du 1er mois: Du 04 au 28 juillet 2011
Début et fin des cours du 2eme mois: Du 1er août au 26 août 2011
Niveau Primaire: Du Cp1 au CMII
Niveau Secondaire: De la 6e au 2nde (unifiée)
Matières proposées:
Primaire: lecture, grammaire, orthographe, arithmétique, hygiène, morale, 
Secondaires: français, maths, physique, anglais, valeurs humaines (éducation civique)

vendredi 1 juillet 2011

EN MARGE D'UNE ORDINATION SACERDOTALE

DES SOUVENIRS A PARTAGER

Notre ordination et notre première messe le lendemain s’est déroulée totalement en latin. Même si nous faisions beaucoup d’efforts pour donner les textes en français dans les messes de jeunes de nos internats, nous n’imaginions pas que cela puisse changer. Nous parlions à Dieu et de Dieu en latin.
1949 : la deuxième guerre mondiale s’est terminé cinq ans avant, en 1944. Parmi nous, eux aussi comme élèves théologiens, six ou sept salésiens qui ont été mobilisés en 1939, envoyés au front et faits prisonniers par les allemands. Ils sont restés cinq ans dans des camps de prisonniers en Allemagne. Parmi eux, Lucien Yhuel que l’un ou l’autre d’entre vous a pu connaître à Brazzaville. Tous ces salésiens anciens prisonniers de guerre, seront ordonnés plusieurs mois avant nous. La Congrégation veillait à les encourager.
            La situation de notre pays était déjà au point de vue religieux en pleine situation de recul de l’Eglise. Un prêtre de Paris, le Père Henri Godin venait de publier « France, pays de mission ». Et nous étions tous très attentifs à tout ce qui pouvait rechristianiser ces foules qui s’éloignaient. Nos professeurs nous ont transmis  leur amour de l’Eglise et de la Congrégation. Tandis que nous étions dans nos études, à quelques centaines de mètres de là, chez les jésuites de Fourvière, le Père de Lubac travaillait ses publications. Il faisait paraître  le Drame de l’Humanisme athée. Nous nous arrachions les exemplaires. Notre professeur de Dogme, le Père Chardin, salésien, avait été demandé par De Lubac lui-même pour être Professeur à l’Université catholique.  La congrégation avait hésité, et nous avons bénéficié de sa clarté et de son enseignement. Le Père André Barucq, dont le nom est resté dans la Bible de Jérusalem, pour la présentation des livres de Esther et de Judith, était à cette époque l’un des quatre grands égyptologues français. Nous avons bénéficié deux ou trois fois de la présence de ces chercheurs qui venaient travailler avec lui dans notre maison. Le Père nous a fait aimer l’Ecriture Sainte.
Le Père Joseph Aubry est arrivé tandis que nous étions à terminer la première année si je me souviens bien. Ces hommes et quelques autres nous ont donné un profond amour pour le Christ, pour l’Eglise et pour la Société de St François de Sales. Personnellement, j’ai gardé l’impression d’avoir été accompagné par eux pour les premiers pas de mon ministère au milieu des jeunes apprentis, travailleurs et travailleuses de nos quartiers populaires de Toulouse. J’y ai vécu dans l’amour du Christ rencontré au jour le jour dans des quartiers assez oubliés. Cette première étape si enthousiasmante a duré pour moi 14 années complètes. On m’a envoyé alors ouvrir une paroisse salésienne à Lyon. J’y rencontrais le Cardinal Villot qui me disait : « Nous comptons sur vous, et votre équipe, pour faire grandir l’Action Catholique des jeunes et des adultes ». L’Eglise de Jésus –Christ qui allait  demander un peu plus tard, le Cardinal, comme Secrétaire d’Etat, avait le grand souci de former des laïcs.
J’ai regardé une image qui m’accompagne dans mon missel, celle de nos 50 ans de sacerdoce. C’était en 1999, sur Lyon. Nous étions invités, diocésains et religieux. L’image rappelle qu’à la date de notre ordination, en juin 1949, 57 séminaristes du diocèse devenaient prêtres eux aussi. Depuis, les chiffres ont sensiblement baissé, mais c’est la même Eglise du Christ qui poursuit son chemin. Avec le même amour de Don Bosco, nous sommes invités à aimer de toutes nos forces l’Eglise du Christ, notre Eglise.
                                            Jean Baptiste Beraud, sdb

Ce texte est le "mot du soir " du mercredi 29 juin, 
prononcé au Centre Théologique St Augustin