dimanche 20 juillet 2014

EGLISE


ROME, 18 juillet 2014 (Zenit.org) - Le 19 juillet le cardinal Tarcisio Bertone, ancien Secrétaire d'Etat le pontificat de Benoît XVI, était en visite au Centre « Papa Luciani » de Sainte Justine, dans la province de Belluno.

A cette occasion, avec le professeur Vincent Buonomo, il a tenu une conférence pour la présentation du livre dont il est l'auteur « La diplomatie pontificale dans un monde globalisé » (« La diplomazia pontifica in un mondo globalizzato », Libreria Editrice Vaticana).

ZENIT l'a interviewé. Extraits.

, "Vous avez publié un livre intitulé « La diplomatie pontificale dans un monde globalisé », édité par les Editions Vaticanes et préfacé par le Pape François. Qu'est-ce qui caractérise l'action diplomatique du saint Siège ?

Avant tout, dans l'histoire moderne du Saint Siège, elle a développé, et continue à le faire, une action pour empêcher les guerres, favoriser la paix, aider le développement, soutenir le respect des droits de l'homme et la fraternité entre les peuples. Quand on pense aux deux derniers conflits mondiaux, le Saint Siège a cherché par tous les moyens de les empêcher, et, une fois déclenchés, a développé une activité immense d'assistance aux victimes et pour guérir les blessés de guerre. Pendant l'année passée l'intense travail du Saint Siège et du Pape François a été, plus que jamais, évident pour tenter de porter la paix en Syrie et en Terre Sainte.
On peut aussi expliquer ce qui caractérise la diplomatie pontificale en jetant un œil à l'index de mon livre. En remettant en mémoire quelques moments de mon expérience personnelle et quelques voyages que j'ai effectués, je peux souligner l'importance des thèmes que j'ai eues à présenter dans les différents forums internationaux. Ils concernaient, par exemple, la protection des droits de l'homme, la dignité humaine comme fondement des droits, la nécessité d'une garantie internationale pour la liberté religieuse, menacés aujourd'hui de toutes parts, le développement des peuples qui se base sur le partage solidaire.

Je me rappelle, en particulier, les rencontres que j'ai eu avec la Présidente de l'Argentine et la Présidente du Chili, au 25ème anniversaire de la paix de Beagle, mais aussi la participation à la rencontre au sommet des Chefs d'Etats et Gouvernements de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) qui s'est déroulée à Astana au Kazakhstan."
Pierre Jarret veut ajouter à cette  partie de l'interview de Zenit

samedi 19 juillet 2014

EGLISE


KENYA - Eloge du rôle de l’Eglise
en matière d’amélioration
de la vie de millions de kenyans
de la part de la Première Dame

Nairobi (Agence Fides) - La Première Dame du Kenya, Mme Margaret Kenyatta, a fait l’éloge du rôle de l’Eglise catholique en ce qui concerne l’amélioration de la vie de millions de personnes dans tout le pays. « Notre présence à cette rencontre indique les affinités que nous avons et que nous continuerons à construire avec l’Eglise et d’autres organismes religieux » a déclaré le Première Dame en participant à une rencontre pour la collecte de fonds dans la Paroisse Bienheureux Joseph Allamano de Ruaka, une localité sise à 15 Km de Nairobi.
Selon ce qu’indique l’Agence CISA, Mme Kenyatta a remercié la Paroisse pour ce qu’elle fait dans les domaines de la santé, de la préservation de l’environnement et de l’éducation des jeunes.
La Première Dame a enfin souligné combien les efforts de promotion humaine de l’Eglise constituent un complément utile à l’agenda du gouvernement visant à changer le pays au travers de la réalisation de projets dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’environnement et de la croissance des jeunes.
Au Kenya, l’Eglise catholique gère 4.169 écoles maternelles accueillant 335.285 enfants, 4.769 écoles primaires comptant 2.393.658 élèves, 1.618 collèges et lycées comprenant 737.508 élèves auxquelles vient s’ajouter le Catholic Higher Institute of Eastern Africa. Dans le domaine sanitaire, l’Eglise gère par ailleurs 184 hôpitaux, 390 dispensaires, 22 léproseries, 86 maisons pour personnes âgées ou malades chroniques, 401 orphelinats et 1.334 jardins d’enfants (données de l’Annuaire statistique de l’Eglise 2012). (L.M.) (Agence Fides 18/07/2014)



mercredi 16 juillet 2014

EGLISE


BENIN -
 Ouverture à Cotonou
du Séminaire des Evêques africains
sur la famille en préparation du Synode

Cotonou (Agence Fides) – Le 14 juillet 2014, s’est ouvert à Cotonou (Bénin) le Séminaire du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM) devant préparer la position de l’Eglise d’Afrique au Synode des Evêques dédié à la famille qui se tiendra au Vatican en octobre. Le Séminaire, auquel participent 47 délégués provenant de 18 pays africains, a été ouvert par S.Exc. Mgr Gabriel Mbilingi, Archevêque de Lubango (Angola) et Président du SCEAM.
Parmi les participants, se trouvent notamment S.Em. le Cardinal John Onaiyekan, Archevêque d’Abuja (Nigeria) et S.Exc. Mgr Louis Mbuyu Portella, Evêque de Kinkala (République du Congo), Vice-président du SCEAM et Président de la Commission pour l’Evangélisation du SCEAM. Le Séminaire, qui se conclura le 17 juillet, avait été préparé par une rencontre d’experts qui s’était tenue, toujours à Cotonou, au mois de juin (L.M.)

(Agence Fides 15/07/2014)

 

mardi 15 juillet 2014

EGLISE


SOUDAN- Mesures interdisant
la construction d’églises
de la part des
autorités de Khartoum

Khartoum (Agence Fides) – Le gouvernement soudanien, par le biais de son Ministre des Affaires religieuses, Shalil Abdullah, a annoncé le blocage des permis relatifs à la construction de nouvelles églises. La décision – a expliqué le Ministre – dérive du fait que la communauté chrétienne au Soudan s’est fortement réduite suite à la sécession du Soudan du Sud dont provient la majorité des chrétiens qui vivaient à Khartoum. Après l’indépendance du Soudan du Sud, en juillet 2011, les citoyens originaires du sud ont été contraints à quitter le Soudan.
L’Eglise catholique au Soudan s’est récemment plainte des discriminations subies par les chrétiens vivant dans le pays. « La situation juridique des chrétiens au Soudan est véritablement préoccupante » a affirmé, au cours d’une récente visite au siège central de la Fondation de droit pontifical Aide à l’Eglise en Détresse, S.Exc. Mgr Eduardo Hiiboro Kussala, Evêque du Diocèse sud-soudanais de Tambura-Yambio.
Une note envoyée à l’Agence Fides rappelle que, « bien que la Constitution garantisse des droits égaux à tous les soudanais, sans aucune distinction de credo, les chrétiens sont considérés et traités comme des citoyens de deuxième classe ». « Les membres du clergé ne peuvent obtenir de passeport et lorsqu’ils quittent le pays, ils ne savent jamais s’ils pourront y retourner. De nombreux prêtres ont été expulsés et les Evêques sont contraints au silence parce qu’ils ne peuvent exprimer librement leurs opinions propres » a expliqué Mgr Kussala.
Les plus vulnérables sont les simples fidèles, comme dans le cas de Meriam Yahia Ibrayim Ishaq, la jeune femme condamnée à mort pour apostasie. « La foi de Meriam était bien connue de tous – rappelle l’Evêque – mais un jour, à l’improviste, la jeune femme a été menacée puis condamnée et le gouvernement n’a agi en aucune manière, laissant que ce soit les responsables islamiques à décider de l’avenir de cette jeune femme ». Meriam a ensuite été libérée suite à de fortes pressions internationales mais elle a été contrainte à quitter le Soudan. (L.M.) (Agence Fides 14/07/2014)


 

lundi 14 juillet 2014

EGLISE


BRAZZAVILLE -
Assemblée des évêques d'Afrique centrale

Afrique : préserver la famille,
c'est préserver le développement

 

ROME, 13 juillet 2014  - « La famille, ressource de la société et Evangile pour le monde », c’est le thème de l’intervention de Mgr Vincenzo Paglia, président du Conseil pontifical pour la famille, à Brazzaville.

Le président du Conseil pontifical pour la famille est intervenu lors de la Xe Assemblée générale de l’Association des Conférences épiscopales d’Afrique centrale (ACERAC), qui a lieu à Brazzaville du 6 au 13 juillet.

Mgr Paglia a rappelé le caractère central de la famille pour l’Eglise et pour la société en Afrique. Citant le livre d’Albert TÉVOÉDJRÈ, «Le bonheur de servir, Réflexions et repères», il a déclaré :« Pour les chrétiens laïcs, dans une Afrique ballottée par des courants divers, défendre la famille, telle qu’elle est voulue par Dieu lui-même, n’est pas seulement un acte de cohérence avec leur foi… c’est préserver les fondements mêmes de la société et de tout vrai développement. »

 Avec Zenit, Pierre Jarret

dimanche 13 juillet 2014

EGLISE


TANZANIE -
Message des Evêques aux membres de l’Assemblée constitutionnelle : « Vous avez le devoir moral de donner une nouvelle Constitution au pays »

Dar es Salaam (Agence Fides) – « Vous avez le devoir moral de préparer une nouvelle Constitution. Nous ne pouvons revenir à la vieille Constitution de 1977 parce que cela risque de créer des tensions et de mettre la paix en danger » affirment les Evêques de Tanzanie dans un message adressé aux membres de l’Assemblée constituante.
Dans leur message, envoyé à l’Agence Fides, les Evêques se plaignent du fait que les travaux de l’Assemblée de février à avril aient été caractérisés par « la désunion, l’agressivité, un caractère destructif, le manque de respect réciproque, les attaques personnelles et l’usage d’un langage irrespectueux : un triste spectacle dans une salle aussi respectable ».
La nouvelle Charte constitutionnelle, actuellement en cours de discussion, prévoit la création d’un Etat fédéral avec la restauration des Etats fédérés de Tanganyika et de Zanzibar.
« Nous avons besoin d’une nouvelle Constitution qui permette une plus forte participation du peuple à la détermination des priorités et pour décider comment le pouvoir doit être utilisé au service de tous et non pas seulement de quelques-uns. Nous avons besoin d’une nouvelle Constitution dans laquelle la loi favorise la justice pour tous, promeuve le bien commun et le respect de la dignité de chacun, d’une Constitution qui prévienne l’abus de pouvoir et la corruption » conclut le Message. (L.M.) (Agence Fides 12/07/2014)


 

samedi 12 juillet 2014

FAMILLE SALESIENNE


AUGUSTE ARRIBAT
 
DOSSIER DE "YAD VASHEM"
 
REMIS A PIERRE JARRET EN 2013

A JERUSALEM
 
Auguste Arribat

 

Père Joseph           Dossier Yad Vashem : 6960

Remise de la médaille de Juste : 22/01/1996

Sauvetage : Villemur-sur-Tarn 31340 - Haute-Garonne

Profession: Directeur-fondateur de l’école Saint-Pierre à Villemur

Qualité: Prêtre salésien

Religion : Catholique

Date de naissance: 17/12/1879 (Trédou (Aveyron))

Date de décès: 19/03/1963 (La Crau (Var))

         

Joseph-Auguste Arribat* est né à Trédou dans le Rouergue le 17 décembre 1879, deuxième de sept enfants, cinq garçons et deux filles, d'une modeste famille rurale. Il passe toute sa jeunesse au village dans le travail des champs et la piété.

Il entre à 18 ans en classe de 6e à l'école Don Bosco à Marseille.

Il se préparera à la vie salésienne au patronage Montéty à Toulon.

 

En 1903, Auguste Arribat* part en ltalie au noviciat salésien et revient comme éducateur à Marseille et à La Navarre (Le Crau, Var).

 

Il est ordonné Prêtre le 20 décembre 1912 à Marseille.

 

En 1915, il est envoyé au front comme infirmier. Son dévouement héroïque lui vaut la croix de guerre. Après un service auprès des apprentis à Nice durant 6 ans, il est nommé directeur à La Navarre en 1931 et chargé de la paroisse Saint-Isidore de Sauvebonne où il va rester trois ans. Les gens l'appellent "le saint de la vallée".

A partir de 1934, il devient directeur à Morges (Suisse) puis à Millau (Aveyron).

 

Auguste Arribat* est envoyé à Villemur-sur-Tarn (31) pour y créer l’École Saint-Pierre, un pensionnat salésien pour garçons. Cette école fut ouverte le 1er octobre 1942 et compta jusqu’à 150 élèves.

Parmi ces élèves, il y avait six enfants juifs dont les parents avaient fui Paris, occupé par les Allemands. Les enfants juifs devaient ainsi se comporter comme les autres et même aller à la chapelle afin de ne pas éveiller de soupçon.

D’autres familles juives furent hébergées dans une ferme isolée appartenant à l’école.

 

Quand la Division Das Reich réquisitionna l’école en avril 1944 pour en faire son PC et sa caserne, le père parlementa fermement avec les SS pour que l’école continue. Impressionnés par son sens du devoir, les Allemands lui affectèrent quelques dépendances qu’il aménagea tant bien que mal en salle de classe avec ses élèves.

 

Le 28 juin 1944, durant une récréation, un jeune juif nommé Paul Futter, protégé par le Père Auguste Arribat* vint trouver Monsieur Marc (Maurice Lager, réfractaire au STO, ancien élève arrivé à l’institution à l’âge de 17 ans) et lui demanda s’il pouvait aller voir sa mère qui habitait à seulement quelques kilomètres de l’institution. Monsieur Marc le raisonna, en effet, la police allemande, la gestapo, la milice étaient partout afin de poursuivre les juifs et les résistants. Le jeune juif fâché sortit en cachette. Le lendemain, le père Auguste Arribat* commença ses recherches, des gens l’avaient vu sur une voiture allemande… Le père demanda à la Croix-Rouge s’il avait le petit Paul, aucun résultat. Les jours passent et la nouvelle atroce arrive à l’institution : un cadavre a été retrouvé dans un fossé au bord de la route de La Magdelaine-sur-Tarn, enfoui sous des buissons. Le père Auguste Arribat* et le docteur de l’école le reconnaissent. Malgré son corps mutilé, le docteur le reconnaît grâce au pansement qu’il lui avait fait peu de jours avant sa disparition. Paul Futter avait été torturé et abattu de deux balles dans la nuque. Il est érigé une stèle sur laquelle est écrit : "Ici le martyr Paul Futter fut lâchement assassiné par les boches à l’âge de 16 ans, le 28 juin 1944."

 

Les risques s’aggravant, le père Auguste Arribat* profite des vacances scolaires pour offrir l’hébergement gratuit à la famille Doukan, composée de sept personnes dans l’internat du collège, situé à 2 ou 3 kilomètres de là, ce qui leur évita tout contact avec le village et les combats entre Allemands et maquisards. Les Doukan regagnèrent le village à la mi-août 1944 et eurent la vie sauve.

 

En 1953, il revient définitivement à La Navarre, où il devait mourir le 19 mars 1963.

 

Le titre de Juste parmi les Nations fut décerné au Père Auguste Arribat* grâce au témoignage de Pierre Doukan, un des juifs faisant partie de l’institution Saint-Pierre.

 

Cette notice est réalisée avec le concours du Comité français pour Yad Vashem

                   

Familles hébergées, cachées, aidées ou sauvées par Auguste Arribat

Pierre Doukan