vendredi 27 juin 2014

FAMILLE SALESIENNE

SOIXANTE-CINQ ANS DE SACERDOCE


Ce jeudi 26 juin 2014, j’ai célébré les 65 ans de mon sacerdoce. Nous l’avons fait dans la chapelle de la Maison Provinciale, à 18h 00. Etaient présents le Père Manolo Jimenez, Provincial de l’ATE, les Pères Miguel Angel Nguema, Vicaire Provincial, Josep Maria Sabe, Econome Provincial, les Pères Directeurs de la Maison Provinciale, Bienvenido Garcia, de Sarh (Tchad), Artur Bartol, de Doba (Tchad) Ludovic Mpassi. S’étaient joints aussi à nous, les Pères Philippe Rossignol du Centre Théologique salésien de Yaoundé, et Henri Caniou de la Maison Provinciale. Les jeunes coadjuteurs Jesus Senga et Jean Rodolphe Rakotondrina ont animé chants et lectures, tandis que l’étudiant en théologie Mathieu Pola assurait les prises de photos.

Avec l’aide du Père Manolo, j’ai présidé l’Eucharistie. C’était une « première » depuis mes ennuis de santé, il y a 8 mois. Un sympathique repas a suivi, avec chansons, guitare et tambourin. Esprit de famille et joie salésienne vécus en communauté ! Merci à Don Bosco ! Si la Société de St François de Sales n’existait pas, il faudrait l’inventer.

Jean Baptiste Beraud

 
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jeudi 26 juin 2014

FAMILLE SALESIENNE

NOUVEAUX DIACRES

Ce samedi 28 juin 2014, du Centre Théologique Salésien de Yaoundé (Cameroun), seront ordonnés diacres neuf jeunes étudiants :Alphonse du Cameroun, Frédéric du Ghana, John Valentin du Nigeria, Jacques du Burkina Faso, Emmanuel du Mali, et Germain, Modeste, Frédéric, Jonathan du Togo.
Le  Seigneur appelle aujourd'hui comme hier: "De tous les hommes, faites des disciples" ( Mt 28,19)

JB Beraud (Pierre Jarret)

mercredi 25 juin 2014

EGLISE

LES LAÏCS ONT TOUTE LEUR PLACE DANS L'EGLISE

Madame Agnès m'a écrit hier. C'était la St Jean Baptiste. Elle me souhaitait une bonne Fête. Sachant que je suis malade depuis des mois, elle me dit:

"Si vous n'êtes pas dans la joie du Seigneur Ressuscité, personne n'y est.
La foi, l’espérance, et l'amour sont notre force, notre certitude.

Votre souffrance est un don que le Seigneur vous fait pour l'amour de ceux qui souffrent dans le martyre actuellement"
Quand j'allais en vacances, elle et son mari se faisaient une Fête de m'accueillir pour un repas. Cette année, son mari Georges est décédé. Agnès se retrouve seule. Je les ai connus lors d'un voyage en Terre Sainte organisé par l'hebdomadaire Le Pèlerin. Depuis, nous nous sommes revus chaque année. Cette année, nous ne nous verrons pas.
Georges avait une grande foi chrétienne. Agnès vit aussi  de cette même foi au Christ Ressuscité. Le mot qu'elle m'adresse en rend témoignage.
Au moment où une jeune soudanaise est persécutée précisément pour sa foi, il nous est bon de recueillir de tels Actes des Apôtres aujourd'hui, avec une telle simplicité.
JB Beraud
 

 

mardi 24 juin 2014

EGLISE

EGLISE

MON GRAND PERE

Ce devait être en 1936. J'achevais la classe de 3e, au Château d'Aix, cette école ouverte par les salésiens de Don Bosco après la guerre de 14-18. Nous partons en vacances. Je vais dire bonjour au grand père. Toute une vie de maçon pour construire les usines de la vallée du Gier entre Lyon et St Etienne.
1936: nous sommes en plein épanouissement du nazisme allemand et du fascisme italien. Le grand père me parle de ces menaces, et tout d'un coup, me lance: "Petit, tu étudies,  toi". Lui dévorait tous les livres de la Bibliothèque paroissiale. Il continue:"Tu le sais déjà mieux que moi! Il y aura longtemps que les os de Hitler et de Mussolini pourriront dans la terre, qu'il y aura encore des curés et des papes"
Il y a des leçons de foi qu'on n'oublie pas. Tous les Boko Haram disparaîtront. L'Eglise sera toujours debout.
Jean Baptiste Beraud

lundi 23 juin 2014

AVANT ORADOUR

EGLISE

Après l’hiver 1794, des villages entiers, tel celui des Lucs (Vendée), furent rassemblés dans l’église, que les  bleus ( les blancs sont les Vendéens) incendièrent. Des vendéens furent crucifiés pour avoir refusé d’abattre une croix. Les violences des Vendéens furent des exceptions. Celles des bleus étaient systématiques, selon les ordres de la Convention : « Guerre totale, tout tuer, tout brûler »

1848 DEJA LE CHÖMAGE

EGLISE

En 1848, la question sociale fut tragique en France. On passait à la journée de 10 heures de travail. Des files de chômeurs furent mitraillées. Les ouvriers étaient relativement peu nombreux. Les masses paysannes ne pouvaient pas saisir cet enjeu de société. Ce fut le moment où Mgr Affre, tentant de faire cesser les représailles, fut blessé sur les barricades

lundi 9 juin 2014

AUTOUR DU 6 JUIN 44

POLITIQUE

AUTOUR DU 6 JUIN 1944


J'ai vécu le 6 juin 1944, il y a 70 ans.
J'avais 21 ans. J'ai dû partir de Villemur sur Tarn, de la maison des salésiens où se trouvait le Père Arribat, dont la cause est introduite, pour Thonon les Bains. Peu avant Thonon, dans le train qui m'avait amené de Toulouse, monte un monsieur en redingote noire. Il portait sur son costume une croix gammée. C'était la Gestapo. Je montrai ma fausse carte d'identité. J'en avais deux. L'une où j'étais plus âgé, l'autre où j'étais plus jeune. Je n'ai jamais su qui l'avait fabriquée. L'homme me rendit ma carte. Je descendais en vitesse et gagnais la maison des Salésiens. J'y trouvais le Père Cartier, le Père Tisserand, et Mr Viard. Les italiens de Mussolini étaient stationnés dans la ville,

JB Beraud